Au cœur des violences sexuelles : retrouver sa voix après l'impensable avec Sarah
- 2 juil.
- 3 min de lecture
⚠️ Trigger Warning : cet article aborde les violences sexuelles sur mineur, le syndrome de stress post-traumatique, les scarifications, les tentatives de suicide et les violences conjugales.
Les conséquences invisibles des violences sexuelles
À 11 ans, tout bascule
Certaines blessures ne se voient pas.
Elles ne laissent aucune cicatrice visible, mais bouleversent une vie entière.
`Dans cet épisode d'États Dames, Sarah livre un témoignage d'une immense sincérité. À seulement 11 ans, elle est victime d'une agression sexuelle.
Pendant des années, elle grandit avec une certitude qui ne lui appartenait pourtant pas : celle d'être responsable de ce qui lui est arrivé.
Cette culpabilité, profondément ancrée, va façonner son adolescence puis sa vie d'adulte.
« Pour moi, c'était de ma faute. »
L'une des conséquences les plus fréquentes des violences sexuelles est la culpabilité.
Même lorsqu'il s'agit d'un enfant.
Sarah explique qu'elle était persuadée d'avoir provoqué les faits parce qu'elle n'avait pas réussi à se débattre.
Aujourd'hui encore, ces pensées restent difficiles à regarder avec recul.
Son témoignage rappelle une réalité essentielle :
Un enfant n'est jamais responsable d'une agression sexuelle.
Les conséquences invisibles des violences sexuelles
Les violences sexuelles ne s'arrêtent pas au moment où elles sont commises.
Elles continuent parfois de marquer toute une vie.
Dans cet épisode, Sarah évoque notamment :
le syndrome de stress post-traumatique (TSPT) ;
les scarifications ;
plusieurs tentatives de suicide ;
les violences conjugales ;
les difficultés à faire confiance ;
la honte et la culpabilité ;
les répercussions sur l'image de soi.
Autant de conséquences encore trop méconnues du grand public.
Le poids du silence
Pendant de nombreuses années, Sarah ne parle à personne de ce qu'elle a vécu.
Comme beaucoup de victimes, elle garde cette souffrance enfouie.
Par peur.
Par honte.
Par culpabilité.
Parce que les violences sexuelles restent encore entourées de nombreux tabous.
Elle décrit cette sensation comme une boule permanente dans l'estomac, impossible à faire disparaître.
Pourquoi est-il si difficile de parler ?
Au fil de son témoignage, Sarah rappelle que les auteurs de violences sexuelles peuvent être très différents.
Il peut s'agir :
d'un membre de la famille ;
d'un voisin ;
d'un professeur ;
d'un proche ;
d'une personne de confiance.
Cette proximité explique souvent pourquoi tant de victimes mettent parfois des années avant de pouvoir raconter leur histoire.
Porter plainte : une étape importante
En 2020, Sarah prend une décision essentielle : déposer plainte.
Elle explique que cette démarche lui a permis de se reconnaître enfin comme victime.
Mais aussi de protéger d'autres personnes.
Comme elle le dit dans l'épisode :
« Je suis victime. J'ai le droit de déposer plainte. »
Porter plainte n'efface pas le traumatisme.
En revanche, cela permet parfois de faire reconnaître les faits et d'empêcher que d'autres victimes subissent les mêmes violences.
La reconstruction est possible
Même si le traumatisme reste présent, Sarah montre qu'il est possible d'avancer.
Son parcours illustre qu'il n'existe pas de délai pour commencer à se reconstruire.
Chaque personne avance à son rythme.
Grâce à un accompagnement psychologique.
Grâce à la parole.
Grâce au soutien de proches.
Grâce au temps.
Aujourd'hui, témoigner fait pleinement partie de son processus de reconstruction.
Ce que Sarah souhaite transmettre
À travers son témoignage, Sarah adresse un message fort aux victimes :
Parler est important.
Même si cela semble impossible.
Même si les mots mettent des années à sortir.
Même si la peur est encore présente.
Parce que demander de l'aide est souvent le premier pas vers la reconstruction.
Ressources utiles
Si vous ou l'un de vos proches êtes concerné par des violences sexuelles, vous n'êtes pas seul(e).
Vous pouvez contacter :
Le 3919 – Violences Femmes Info, pour une écoute anonyme et gratuite.
Le 119 – Allô Enfance en Danger, si un enfant est concerné.
Les Unités d'Accueil Pédiatrique Enfants en Danger (UAPED) ou les Unités Médico-Judiciaires (UMJ).
Un psychologue, un médecin ou une association spécialisée dans l'accompagnement des victimes.
En cas de danger immédiat, composez le 17 ou envoyez un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler.
Une dernière chose…
Si cet épisode vous a touché, n'hésitez pas à le partager autour de vous.
Chaque écoute, chaque partage, chaque parole donnée contribue à briser le silence qui entoure encore les violences sexuelles.
Parce qu'aucune victime ne devrait porter seule le poids de ce qu'elle a vécu.


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