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Au cœur du rapport au poids : santé, regard des autres et confiance en soi

2 oct.
15 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 oct.

Portrait aquarelle de Karine, invitée du podcast États Dames, pour l’épisode sur le rapport au poids, la santé et la confiance en soi.


Le rapport au poids : entre santé, regard des autres et confiance en soi


À l’approche de ses 50 ans, Karine ne cherche plus simplement à perdre du poids. Après des années de régimes, de reprises de poids et de culpabilité, un déclic va profondément modifier son rapport à son corps, à l’alimentation et surtout à sa santé.

Trigger Warning — Cet épisode aborde l’obésité, les variations de poids, l’image corporelle, les régimes, la culpabilité alimentaire, les traitements médicamenteux de l’obésité et leurs effets indésirables potentiels. Il s’agit du témoignage personnel de Karine et non d’un conseil médical.

Dans cet épisode, Karine revient sur son rapport au poids, son parcours de santé et les émotions liées au regard des autres.


Pendant des années, perdre, reprendre… et recommencer


Pendant longtemps, le poids de Karine évolue au rythme des différentes périodes de sa vie.

Elle commence ses premiers régimes vers 16 ans alors qu’elle n’est pas en situation de surpoids. Puis viennent les relations amoureuses, les séparations, ses grossesses, l’allaitement et de nouvelles prises de poids.


Avec le recul, elle décrit un véritable cycle de montagnes russes : perdre, reprendre, reperdre… en repartant à chaque fois d’un poids légèrement supérieur au précédent.


Après la naissance de sa première fille, une période plus difficile s’installe. Elle raconte l’ennui, le fait de manger davantage et un épisode où elle se sent déprimée. Quatre ans plus tard, elle débute sa deuxième grossesse sans avoir perdu le poids accumulé précédemment.


Mais ce n’est finalement pas un chiffre sur la balance qui va provoquer le plus grand changement.

C’est une sensation.


Ne plus réussir à suivre les autres.


Le déclic : « J’ai envie d’être encore là pour mes enfants »


À l’été 2025, Karine part en vacances en Espagne avec sa famille.


Lors de la visite d’un jardin botanique situé en hauteur, tout le monde marche devant elle. Karine, elle, reste derrière.

Essoufflée.


Et cette scène devient un point de bascule.


À quelques jours de ses 49 ans, elle réalise qu’elle souhaite évidemment être présente longtemps auprès de ses enfants, mais surtout être présente en bonne santé.


À son retour, elle se pèse et découvre qu’elle se situe dans une obésité de classe II. Des examens mettent également en évidence du cholestérol. Son médecin lui rappelle par ailleurs ses antécédents familiaux de diabète, d’hypertension et de problèmes vasculaires.


Elle commence alors une prise en charge nutritionnelle, modifie son alimentation et reprend progressivement une activité physique.


Pourtant, malgré ses efforts, la perte de poids reste limitée.


Et quelque chose change dans sa perception de son propre corps.

« J’ai vraiment l’impression que mon corps ne veut plus. » karine

Le saviez-vous ?


Le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) est une hormone naturellement produite par l'intestin après les repas. Elle intervient notamment dans la régulation de l'appétit et de la prise alimentaire. Certains médicaments reproduisent ou prolongent certains de ses effets et peuvent être prescrits dans certaines situations d'obésité. Ameli


En France, ces traitements s'inscrivent dans une prise en charge médicale globale comprenant notamment l'alimentation, l'activité physique et le suivi du patient. Ils ne sont pas destinés à une perte de poids uniquement esthétique. Ameli


Les effets indésirables fréquemment rapportés sont notamment digestifs : nausées, vomissements, douleurs abdominales ou diarrhées. Leur prescription et leur suivi doivent donc être réalisés avec un professionnel de santé. Ameli


Depuis le 15 juin 2026, Wegovy® et Mounjaro® peuvent également être pris en charge par l'Assurance Maladie dans certaines situations d'obésité et selon des conditions précises. Ameli


Important : le parcours de Karine est individuel. Un traitement adapté à une personne ne l'est pas nécessairement à une autre. Toute question concernant ces médicaments doit être discutée avec un médecin ou un pharmacien.



« À 50 ans, l’objectif n’était pas d’être plus mince. C’était vraiment prendre soin de ma santé et vivre. » karine

Cette phrase résume probablement le changement le plus profond raconté par Karine.


Au fil du parcours, la question n’est progressivement plus :

« Combien est-ce que je pèse ? »

mais plutôt :

« Comment est-ce que je me sens dans mon corps et dans ma vie ? »


Les moments clés de l’épisode


1. Sortir du cycle des régimes et du yo-yo


Pendant plusieurs décennies, Karine associe la perte de poids à une logique qu’elle connaît parfaitement : manger moins et bouger davantage.


Mais le scénario se répète.

Elle maigrit.

Puis reprend.

Puis recommence.


Avant son traitement, elle associe son poids et son corps à plusieurs émotions : lassitude, frustration, culpabilité et parfois résignation.


Son témoignage montre combien les années de régimes successifs peuvent également construire toute une représentation mentale du corps et de l’alimentation.


2. Une décision qui ne se prend pas immédiatement

Lorsque son médecin lui parle des GLP-1 en janvier 2026, Karine ne commence pas immédiatement.

Elle a peur.

Elle s’interroge sur les effets secondaires, cherche des informations et réfléchit au rapport bénéfices-risques. Elle discute également de cette possibilité avec sa mère, ancienne infirmière en diabétologie.


Elle prend finalement sa décision après environ deux mois de réflexion.


Elle commence son traitement le 3 mars 2026.


3. La première injection et la peur des effets secondaires


La première étape est déjà particulière : aller chercher le traitement à la pharmacie.

Karine raconte avoir ressenti, dans le regard du pharmacien, l’idée qu’elle aurait peut-être « choisi la facilité ».


Puis arrive la première injection.


Elle lit et relit la notice. Elle pense aux nausées, aux diarrhées et à la façon dont d’éventuels effets secondaires pourraient affecter son travail, sa maison, son rôle de mère et sa vie sociale.


Au début, elle parle d’ailleurs très peu de son traitement autour d’elle.


Et lorsqu’elle échange avec d’autres personnes suivant un parcours similaire sur les réseaux sociaux, elle découvre qu’elles sont nombreuses à ressentir cette même nécessité de se cacher.


4. Passer de « manger moins » à « manger mieux »


L’un des bouleversements les plus importants de son parcours concerne son rapport à l’alimentation.


Karine réalise progressivement qu’elle ne peut plus uniquement réfléchir en termes de restriction.


Avec le sport, son corps a également besoin d’énergie et de nutriments, notamment pour préserver sa masse musculaire.


Elle décrit alors un véritable « switch mental » :

ne plus penser seulement « manger moins », mais apprendre à « manger mieux ».


Elle souhaite aussi conserver les restaurants, les sorties et une vie sociale.

Le traitement doit trouver sa place dans sa vie.

Pas l’inverse.


5. Faire entrer le traitement dans sa vie sans faire tourner sa vie autour


Karine continue à travailler, être mère, sortir et aller au restaurant.

Elle apprend progressivement à observer les réactions de son corps et adapte son quotidien.


L’activité physique prend également une place nouvelle.

Elle commence par marcher.


Puis fait du vélo, du cardio, de l’elliptique et progressivement du renforcement musculaire.

Une discipline qu’elle imaginait autrefois réservée aux personnes cherchant à « faire des muscles » devient finalement une véritable routine de santé.


6. Quand le corps change plus vite que l’image que l’on en a


La perte de poids devient visible.


Mais psychologiquement, Karine ne se voit pas forcément comme les autres la voient.

Un jour, dans les vestiaires de sa salle de sport, entourée de miroirs, elle réalise plus concrètement l’évolution de son corps.


À ce moment de son témoignage, elle indique avoir perdu 24 kilos depuis son poids le plus élevé. Pourtant, elle explique que son propre regard a évolué beaucoup plus lentement que son corps.


Il lui faudra même environ six mois avant de parvenir à trier et donner certains vêtements devenus trop grands.


Cette partie du témoignage rappelle quelque chose d’essentiel :

une transformation physique ne provoque pas automatiquement une transformation immédiate de l’image de soi.


7. Le regard des autres ne disparaît pas avec la perte de poids


Lorsque Karine était en situation d’obésité, les conseils non sollicités étaient fréquents :

faire ceci, essayer cela, ne pas manger tel aliment…


Elle pensait peut-être que ces remarques disparaîtraient en perdant du poids.

Mais elles changent simplement de forme.


Une fois amaigrie, elle entend désormais qu’elle aurait « beaucoup maigri » ou qu’elle ne devrait « pas maigrir davantage ».


Son témoignage pose ainsi une question plus large :

pourquoi le corps d’une personne devient-il si facilement un sujet de commentaire collectif ?


8. Retrouver confiance autrement


La confiance retrouvée ne s’exprime pas seulement à travers les vêtements ou l’apparence.

Pour Karine, elle se manifeste notamment dans sa capacité à aller régulièrement à la salle de sport et à intégrer le renforcement musculaire à son quotidien.


Le sport n’est progressivement plus quelque chose qu’elle fait uniquement pour maigrir.

Il devient une routine qui lui procure du bien-être.


Mais un autre changement est tout aussi important :

parler.

Parler de son expérience.

Partager son parcours.


Échanger avec d’autres personnes vivant des questionnements similaires. karine


9. Les doutes ne disparaissent pas


Même lorsque le parcours avance favorablement, Karine raconte les moments de doute.

A-t-elle fait le bon choix ?

Que se passera-t-il ensuite ?

Le traitement devra-t-il se poursuivre longtemps ?

Que se passera-t-il lors des périodes de plateau ou d’une éventuelle reprise de poids ?

Ces interrogations restent présentes.


Mais quelque chose a changé.

Elle se sent aujourd’hui plus forte et plus sereine.


10. Ce qu’elle aurait aimé entendre au début

Il y a deux phrases que Karine aurait aimé entendre davantage :

« Tu n’es pas seule. »

et

« Tu n’as pas choisi la facilité. » karine

Elle insiste aussi sur une idée essentielle : le traitement n’est pas une baguette magique.

Derrière l’injection se trouvent une vie, une alimentation, une activité physique, des peurs, des adaptations, des relations sociales et tout un travail sur soi.


11. Quand la balance devient un indicateur et non plus un juge


Aujourd’hui, Karine dit avoir un rapport au poids beaucoup plus apaisé.

Elle continue à se peser une fois par semaine, mais une petite reprise ne provoque plus la même détresse.


Son premier objectif était de sortir de l’obésité. Elle indique avoir atteint cet objectif et ne veut désormais pas remplacer une obsession du poids par une obsession de l’IMC.


Elle observe également d’autres marqueurs :

elle peut faire du sport, ses analyses sanguines sont bonnes, elle est moins essoufflée dans les escaliers et certains gestes du quotidien sont redevenus plus faciles.


12. Transformer son expérience en projet : Kaloshua


Très rapidement, Karine constate qu’il lui manque un espace.


Un endroit où trouver des expériences concrètes.

Des astuces.

Des recettes.

Des discussions sur les débuts du traitement, les peurs, le quotidien et l’après.


Mais surtout un espace où les personnes puissent échanger sans jugement. karine

C’est ainsi qu’est né Kaloshua.


Karine tient cependant à poser une limite très claire : ce type de communauté ne remplace jamais le suivi médical.


Son objectif est celui du partage d’expérience et du soutien.

Ce que cet épisode nous apprend


Le parcours de Karine ne raconte pas seulement une perte de poids.


Il parle du rapport au corps, du regard social, du sentiment d’échec après des années de régimes, de la peur d’un traitement, de la relation à l’alimentation et du temps nécessaire pour reconnaître son propre corps lorsqu’il change.


Il montre également qu’un parcours médical ne se résume jamais à une prescription.


Il existe autour de lui :

  • des émotions ;

  • des hésitations ;

  • une vie professionnelle et familiale ;

  • une alimentation à réinventer ;

  • une activité physique à apprivoiser ;

  • un regard sur soi qui évolue parfois lentement ;

  • et le besoin d’être accompagné sans jugement.


Et surtout, dans le cas de Karine, l’objectif finit par dépasser complètement le chiffre affiché sur la balance.


Il devient celui de vivre mieux et de préserver sa santé.


Transcription structurée de l’épisode

« Mon rapport à mon poids a été un cycle de montagnes russes »


Pendant des années, mon rapport à mon poids et à mon corps a été un cycle de montagnes russes.


Vers 16 ans, lorsque j'entre au lycée, je fais mes premiers régimes pour perdre quelques kilos alors que je ne suis clairement pas en surpoids.


Entre 16 et 20 ans, je suis plutôt mince. Vers 25 ans, après une relation de couple, j'ai environ dix kilos de plus. Après la séparation, je reperds du poids.


À 29 ans, je tombe enceinte de ma fille et je prends environ vingt kilos. Je vis plutôt bien cette grossesse. En revanche, après l'accouchement et pendant l'allaitement, au lieu de perdre du poids, j'en prends.


Je m'ennuie, je mange et je déprime un peu.

Quatre ans plus tard, lorsque je suis enceinte de mon fils, je n'ai pas perdu ce poids.

Puis les années passent avec le même schéma : je perds, je reprends, je reperds. À chaque nouveau yo-yo, je repars cependant d'un peu plus haut que la fois précédente.


Le déclic à l’approche de mes 50 ans


À l'approche de mes 50 ans, j'ai commencé à ressentir le besoin de changer certaines choses dans ma relation à ma santé.


En août 2025, nous partons en vacances en famille en Espagne. Nous visitons notamment un jardin botanique magnifique situé en hauteur.

Tout le monde marche devant moi.


Et moi, je suis derrière, complètement essoufflée.

Je vais avoir 49 ans et je réalise que j'ai déjà vécu une grosse partie de ma vie. J'ai envie d'être encore là pour mes enfants, mais surtout d'être là en bonne santé.

À ce moment-là, je ne me sens pas en bonne santé.


Lorsque nous rentrons, je me pèse et je découvre que je suis passée dans l'obésité de classe II. Une prise de sang montre également du cholestérol.


Mon médecin me rappelle mes antécédents familiaux : diabète, hypertension et problèmes vasculaires.

C'est cela qui déclenche véritablement mon déclic.


Lassitude, frustration, culpabilité


Avant de commencer ce traitement, les émotions que j'associais le plus à mon poids et à mon corps étaient la lassitude, la frustration, la culpabilité et parfois même une forme de résignation.


Pendant des années, j'ai entendu la même chose : mange moins et bouge plus.

Après mes vacances en Espagne, je consulte un médecin nutritionniste. Je fais ce qu'on me demande, je fais très peu d'écarts, mais je ne perds que quelques kilos.

J'ai l'impression que mon corps ne répond plus comme auparavant.

Je ne sais même plus comment faire pour le changer.


Pourquoi j’ai finalement accepté le traitement


Lorsque j'ai commencé ce traitement en mars 2026, ce que j'espérais avant tout, au-delà du poids, c'était être en meilleure santé.


Quelques semaines auparavant, ma mère avait rencontré d'importants problèmes de santé malgré l'absence de problème de surpoids.

Cela m'a ramenée à mes propres antécédents familiaux.


Lorsque mon médecin m'a parlé des GLP-1, je n'ai pas immédiatement accepté.

J'avais envie d'essayer, mais j'avais peur.

Je me suis énormément renseignée, notamment sur les effets secondaires et sur le rapport bénéfices-risques.


J'ai réfléchi pendant deux mois.

Puis j'ai dit oui.

J'avais peur, mais mon envie de vivre en bonne santé était devenue plus forte.


Le traitement et le regard des autres


Dans les premières semaines, j'ai découvert que ce parcours ne concernait pas seulement mon poids.


Il concernait également le regard des autres et mon propre regard sur moi.

Même aller chercher le traitement à la pharmacie a été une expérience particulière. J'ai eu l'impression que le pharmacien pouvait penser que j'avais choisi la facilité.


Ensuite, il y a eu la première injection.


Je n'aime pas particulièrement les aiguilles. J'ai lu et relu la notice et beaucoup pensé aux effets secondaires.


Au début, très peu de personnes étaient au courant.

En échangeant avec d'autres personnes suivant un traitement similaire, j'ai réalisé que nous étions nombreux à avoir ce sentiment de devoir nous cacher.

Et je me suis dit que ce n'était pas normal.


Réapprendre à manger


Le changement de mon appétit et de ma relation à l'alimentation a constitué une vraie rupture avec ce que j'avais appris pendant des années de régimes.

Je pensais que, pour maigrir, il fallait principalement manger moins.


Progressivement, j'ai compris qu'il fallait surtout manger suffisamment et mieux.

Comme je faisais du sport, il fallait également que mon alimentation me fournisse assez d'énergie et que je préserve ma masse musculaire.


Il y a eu un véritable changement mental :

passer de « manger moins » à « manger mieux ».


Je ne voulais pas non plus me restreindre au point de perdre ma vie sociale.


Intégrer le traitement à ma vie


Au quotidien, entre la fatigue, le sport, le travail et les sorties, j'ai dû apprendre à faire entrer le traitement dans ma vie plutôt que de faire tourner ma vie autour du traitement.

J'ai continué à travailler, être maman, sortir et aller au restaurant.


Pour le sport, j'ai commencé doucement : marche, vélo, cardio, elliptique puis renforcement musculaire.


Et mon rapport au sport a commencé lui aussi à changer.


Quand mon regard met plus de temps à changer que mon corps


Avec le temps, mon propre regard sur mon corps a commencé à évoluer.

Mais il a évolué beaucoup plus lentement que mon corps lui-même.


Depuis mon poids le plus élevé, j'avais perdu 24 kilos au moment de cet enregistrement.

Pourtant, je n'arrivais pas encore toujours à me voir comme les autres me voyaient.

Il m'a fallu environ six mois pour parvenir à trier certains vêtements devenus trop grands.

Le corps change.


Mais l'image que l'on a de soi a parfois besoin de beaucoup plus de temps pour suivre.


Une confiance différente


La confiance que j'ai retrouvée s'est manifestée à travers des choses que je ne pensais jamais faire.


Aller régulièrement à la salle.

Faire du renforcement musculaire.

Ne plus considérer le sport comme quelque chose que je dois uniquement faire pour maigrir.


Mais aussi parler de mon parcours.

En parler publiquement.

Échanger avec les autres.

Parce que même si chaque histoire reste différente, nous partageons parfois les mêmes questionnements et certaines souffrances.


Les doutes restent là

Il y a aussi eu des moments de doute.

Je me suis demandé si j'avais fait le bon choix.

On pense aux effets secondaires, aux conséquences du traitement, à la possibilité qu'il dure longtemps.


Et lorsqu'on a passé sa vie à faire du yo-yo, on pense forcément au maintien.

On se demande combien de temps cela va tenir.


Aujourd'hui, je me sens néanmoins beaucoup plus forte et sereine.

Je ne suis plus dans une course.


« Tu n’es pas seule »


Ce que j'aurais aimé entendre davantage au début de ce parcours, c'était :

« Tu n'es pas seule. »


J'aurais également aimé entendre que je n'avais pas choisi la facilité.

Le traitement n'est pas une baguette magique.


Nous ne sommes pas seulement un chiffre sur une balance.

J'aurais aimé entendre davantage parler de la vie autour du traitement et pas uniquement du traitement lui-même.


Aujourd’hui, mon rapport au poids est plus apaisé


Aujourd'hui, mon rapport au poids est devenu beaucoup plus apaisé.

Je continue à me peser une fois par semaine, mais une petite reprise ne me fait plus penser que tout est foutu.


Mon premier objectif était de sortir de l'obésité.

J'en suis sortie.


Mais je ne veux pas remplacer l'obsession du poids par celle de l'IMC.

Je peux aller au sport, mes résultats sanguins sont bons et je ne suis plus essoufflée lorsque je monte les escaliers.


Aujourd'hui, le poids est davantage devenu un indicateur qu'une chose que je surveille constamment.


La naissance de Kaloshua


Ce parcours m'a donné envie de créer quelque chose pour d'autres personnes.

Je voulais un endroit où l'on puisse partager son expérience sans jugement.

Trouver des informations, des astuces, des recettes.


Parler du quotidien, des débuts, des peurs mais également de l'après.

Avec une limite très claire : nous ne sommes pas médecins et rien ne remplace le suivi médical.


C'est ainsi qu'est né Kaloshua.


L'endroit que j'aurais aimé trouver lorsque j'ai commencé.



Ce que je dirais aujourd’hui à la Karine du début


Si je pouvais parler aujourd'hui à la Karine qui était au début de ce chemin, je pourrais lui demander pourquoi elle ne l'a pas fait plus tôt.


Mais finalement, je pense que je l'ai fait au bon moment.


Toutes ces années de montagnes russes m'ont aussi amenée jusqu'ici.

Et à 50 ans, mon objectif n'était plus d'être plus mince.


C'était prendre soin de ma santé et vivre.


FAQ — GLP-1, poids et parcours de soin

Qu’est-ce qu’un GLP-1 ?

Le GLP-1 est une hormone produite naturellement par l'intestin. Elle intervient notamment dans les mécanismes régulant l'appétit et la prise alimentaire. Certains médicaments imitent son action et sont utilisés dans le diabète de type 2 ou, pour certaines spécialités et sous conditions, dans le traitement de l'obésité. Ameli

Non. Les médicaments indiqués dans l'obésité répondent à des critères médicaux précis et s'intègrent dans une prise en charge globale. Ils ne sont pas recommandés pour une perte de poids purement esthétique chez une personne ne présentant ni surpoids, ni obésité, ni problème de santé associé. Ameli

Cette formulation ne correspond pas à la réalité médicale d'une prise en charge de l'obésité. Ces traitements nécessitent une prescription, un suivi et s'intègrent à une approche comprenant notamment l'alimentation et l'activité physique. Le témoignage de Karine montre également toutes les adaptations physiques, sociales et émotionnelles qui peuvent accompagner un tel parcours. Ameli

Les effets indésirables les plus fréquents rapportés pour les analogues du GLP-1 sont digestifs, notamment les nausées, vomissements, douleurs abdominales et diarrhées. Tout effet gênant ou inhabituel doit être signalé au médecin ou au pharmacien. Ameli

Les médicaments nécessitant une prescription ne doivent pas être achetés via des circuits illégaux. L'Assurance Maladie rappelle les alertes de l'ANSM concernant les produits vendus en ligne comme GLP-1, qui peuvent être contrefaits et présenter un risque pour la santé. Ameli

Pas nécessairement. Le témoignage de Karine montre précisément le décalage qu'elle a ressenti : son corps avait changé plus rapidement que la représentation mentale qu'elle en avait.

Le parcours et les possibilités d'activité physique doivent être discutés individuellement avec les professionnels qui suivent la personne. Dans le cas de Karine, l'activité physique a au contraire pris progressivement une place importante dans son quotidien, de la marche jusqu'au renforcement musculaire.



Ressources utiles et soutien


🩺 Pour parler de votre poids ou de votre santé


Votre médecin traitant reste le premier interlocuteur pour évaluer votre situation, vos facteurs de risque et déterminer si une prise en charge spécifique est pertinente.

L'Assurance Maladie recommande une prise en charge adaptée à la situation de chaque personne, qui peut associer médecin, médecin nutritionniste, diététicien, psychologue ou autres professionnels selon les besoins. Ameli


💊 Informations officielles sur les traitements de l’obésité

Assurance Maladie — Surpoids et obésité de l'adulteInformations concernant le suivi, les traitements médicamenteux, les GLP-1 et les conditions actuelles de prescription et de remboursement. Consulter les informations de l’Assurance Maladie


🤝 Le projet évoqué dans l’épisode

Kaloshua, créé par Karine, est présenté dans son témoignage comme un espace destiné aux personnes suivant un parcours GLP-1 afin de partager expériences, quotidien, astuces et questionnements dans un cadre qu'elle souhaite bienveillant.

Karine rappelle elle-même que ces échanges ne remplacent jamais un professionnel de santé ni un suivi médical. karine


Pour aller plus loin avec États Dames

Derrière un parcours de santé, il n'y a jamais seulement un diagnostic, un traitement ou un chiffre.



Il y a la peur.

Les doutes.

Le regard des autres.

La relation que l'on entretient avec son propre corps.


Et parfois la nécessité de réapprendre à s'écouter.


À travers son témoignage, Karine raconte avant tout ce chemin-là : celui qui lui a permis de passer progressivement de la recherche de la minceur à une autre priorité.


Prendre soin d'elle.

🎙️ États Dames — Au cœur de votre santé



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