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Au cœur de la boulimie et des addictions : derrière la réussite, une souffrance invisible

il y a 20 heures
14 min de lecture
Gros plan sur les mains d'une femme tenant une tasse, vêtue d'un haut sombre à motifs floraux.

Au cœur de la boulimie et des addictions : derrière la réussite, une souffrance invisible


Comment reconnaître une boulimie ou une addiction invisible ? Pourquoi est-il si difficile de demander de l'aide ? À travers le témoignage de Quiterie Bertrou, découvrons les signes qui doivent alerter, les conséquences possibles et les professionnels à consulter.


Peut-on souffrir de boulimie, d'addictions et d'une profonde anxiété tout en donnant l'impression que tout va bien ?


Oui. Les troubles du comportement alimentaire et les addictions ne sont pas toujours visibles. Une personne peut poursuivre ses études, travailler, avoir des amis, sourire et sembler parfaitement épanouie, tout en traversant une souffrance importante.


C'est précisément ce que raconte Quiterie Bertrou dans le podcast États Dames — Au cœur de votre santé.


Pharmacienne de formation, diplômée de l'ESSEC et ancienne professionnelle de l'industrie pharmaceutique, Quiterie a longtemps vécu avec la boulimie, des compulsions alimentaires et des consommations excessives d'alcool et de tabac.


Derrière ses réussites, elle décrit la honte, la culpabilité, l'anxiété, la peur du regard des autres et un profond sentiment de vide.


Son histoire nous invite à parler de ces troubles encore trop souvent vécus dans le silence.

Mais elle soulève surtout une question essentielle : comment reconnaître que l'on a besoin d'aide, et vers qui se tourner ?

Important : cet article est destiné à informer et à sensibiliser. Il ne permet pas de poser un diagnostic et ne remplace pas une consultation médicale. Si vous vous reconnaissez dans les comportements décrits, prenez rendez-vous avec votre médecin traitant ou un professionnel de santé spécialisé, même si vous pensez que votre situation n'est pas suffisamment grave.

🎧 Écouter le témoignage de Quiterie Bertrou


Dans cet épisode immersif d'États Dames, Quiterie raconte son parcours à la première personne : ses difficultés avec l'alimentation, ses addictions, son besoin de reconnaissance, puis ce voyage en Mongolie qui a profondément changé son regard sur elle-même.

Son témoignage permet de mieux comprendre ce que peuvent ressentir certaines personnes confrontées à des troubles invisibles.


Retrouvez les épisodes du podcast sur www.podcastetatsdames.com.



⚠️ Avertissement


Cet article et l'épisode associé évoquent la boulimie, les comportements alimentaires compensatoires, les consommations excessives d'alcool et de tabac, la souffrance psychologique et des situations de mise en danger.

Certains passages peuvent être difficiles à lire ou à écouter.


Le saviez-vous ? La boulimie peut passer inaperçue pendant des années


On imagine parfois qu'un trouble alimentaire se reconnaît immédiatement à l'apparence physique.


Pourtant, une personne souffrant de boulimie peut présenter un poids stable et ne montrer aucun signe évident de sa maladie.


Selon l'Assurance Maladie et la Haute Autorité de santé, la boulimie est un trouble des conduites alimentaires qui associe des crises alimentaires avec sensation de perte de contrôle et des comportements compensatoires récurrents.


Ces comportements peuvent notamment comprendre des vomissements provoqués, des périodes de restriction alimentaire, un usage inapproprié de certains médicaments ou une activité physique excessive.


La personne peut ressentir une grande détresse après les crises, accompagnée de culpabilité, de honte ou de peur de prendre du poids.

La boulimie n'est pas un manque de volonté. C'est un trouble de santé qui nécessite une prise en charge adaptée.


Plus elle est repérée tôt, meilleures sont les possibilités d'accompagnement et de rétablissement.


« De l'extérieur, j'avais l'image d'une femme qui réussissait »

« De l'extérieur, j'avais l'image d'une femme qui réussissait. Alors qu'à l'intérieur, je ressentais un vide immense. »

— Quiterie Bertrou


Cette phrase est l'une des plus marquantes de son témoignage.

Quiterie raconte une enfance puis une adolescence durant lesquelles l'alimentation prend progressivement une place importante.


Elle se souvient des grandes quantités de nourriture qu'elle pouvait manger après l'école. À l'époque, elle ne considère pas nécessairement ce comportement comme un problème.

Puis viennent les premiers régimes.


À l'adolescence, elle souhaite être plus mince, plus belle et correspondre à ce qu'elle imagine être les attentes des autres.


Elle espère qu'en transformant son apparence, elle pourra être davantage aimée et trouver une forme de sécurité affective.


Progressivement, son rapport à l'alimentation devient une préoccupation quotidienne.

Les compulsions alternent avec les restrictions et les tentatives de compensation.

En parallèle, Quiterie poursuit ses études avec succès. Elle devient pharmacienne, intègre l'ESSEC et travaille dans un grand groupe pharmaceutique.

Mais ses réussites ne suffisent pas à apaiser ce qu'elle ressent.


Elle décrit une femme qui semble tout maîtriser, alors que sa vie intérieure est traversée par une souffrance de plus en plus importante.


Pourquoi est-il parfois si difficile de parler de sa boulimie ?


La honte joue souvent un rôle majeur.

Certaines personnes craignent d'être jugées, de ne pas être comprises ou d'entendre qu'il leur suffirait de faire preuve de volonté.


D'autres minimisent leurs difficultés parce qu'elles continuent à travailler, à étudier ou à mener une vie sociale.


Pourtant, le fait de continuer à fonctionner au quotidien ne signifie pas que l'on va bien.


Une personne peut avoir besoin de soins même si son entourage ne remarque rien.


Comment reconnaître les signes possibles d'une boulimie ?


Les manifestations varient selon les personnes, mais certains signes doivent attirer l'attention :

  • Des épisodes alimentaires accompagnés d'une impression de ne plus pouvoir s'arrêter.

  • Le fait de manger en cachette et de ressentir une honte importante après les crises.

  • Des restrictions alimentaires répétées pour compenser ce qui a été mangé.

  • Des vomissements provoqués ou d'autres comportements compensatoires.

  • Une activité physique pratiquée de manière excessive dans le but de compenser l'alimentation.

  • Une préoccupation envahissante concernant le poids, la silhouette ou les repas.

  • Une souffrance psychologique liée à l'alimentation.


Ces signes ne suffisent pas, à eux seuls, à établir un diagnostic.


Si plusieurs de ces situations vous concernent, ou si votre rapport à l'alimentation vous fait souffrir, consultez un médecin. Il n'est pas nécessaire d'attendre que les symptômes deviennent plus fréquents ou plus graves.


Un médecin pourra évaluer votre état de santé et, si besoin, vous orienter vers une équipe spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire.


Boulimie, hyperphagie boulimique et compulsions alimentaires : quelles différences ?


Ces termes sont parfois utilisés comme des synonymes, alors qu'ils ne désignent pas exactement la même chose.


La boulimie

Elle se caractérise par des crises alimentaires récurrentes avec perte de contrôle, suivies de comportements compensatoires destinés à éviter une prise de poids.


L'hyperphagie boulimique

Elle comporte également des crises alimentaires récurrentes avec perte de contrôle, mais sans les comportements compensatoires caractéristiques de la boulimie.


Les compulsions alimentaires

Il s'agit de comportements alimentaires ressentis comme difficiles à maîtriser. Ils peuvent survenir dans différents contextes et ne permettent pas, à eux seuls, de conclure à un diagnostic de boulimie ou d'hyperphagie boulimique.

Seul un professionnel de santé peut déterminer si ces comportements correspondent à un trouble alimentaire et proposer les soins adaptés.


Quand l'alcool et le tabac s'ajoutent à la souffrance

Dans son témoignage, Quiterie raconte comment l'alcool et le tabac ont progressivement pris davantage de place dans sa vie.

Lors de certaines soirées, elle pouvait boire jusqu'à ne plus se souvenir de ce qui s'était passé.


Elle décrit également des consommations importantes de cigarettes.

À cette époque, elle ne se reconnaît pas comme une personne particulièrement anxieuse.

Elle semble sûre d'elle, entourée et sociable.


Pourtant, elle explique avoir constamment peur du jugement des autres.

Après certaines conversations, elle repense à ce qu'elle a dit, se demande si elle a été suffisamment intéressante ou si elle a donné une mauvaise image d'elle-même.


Avec le recul, elle considère que l'alcool lui permettait momentanément de moins ressentir cette insécurité.


Mais au lendemain des soirées, la honte et la perte de contrôle revenaient.


Comment savoir si sa consommation d'alcool devient problématique ?

Il n'est pas nécessaire de boire quotidiennement pour avoir une consommation à risque.

Certains signes méritent une attention particulière :

  • Boire davantage que prévu et avoir du mal à s'arrêter.

  • Présenter des pertes de mémoire après avoir consommé de l'alcool.

  • Continuer à boire malgré des conséquences négatives sur sa santé ou sa vie personnelle.

  • Ressentir une envie difficile à contrôler de consommer.

  • Utiliser régulièrement l'alcool pour gérer une émotion, un stress ou une situation sociale.

  • Avoir besoin de quantités croissantes pour obtenir certains effets.


Ces situations peuvent traduire des consommations à risque ou un trouble lié à l'usage de l'alcool. Une évaluation médicale permet de faire la différence.

Si vous vous posez des questions sur votre consommation, vous pouvez consulter votre médecin traitant ou un addictologue, sans attendre de vous considérer comme dépendant.


Attention à l'arrêt brutal de l'alcool

Le parcours de Quiterie comprend une période de sevrage brutal lors de son voyage.

Il est important de préciser que l'arrêt brutal de l'alcool peut être dangereux en cas de dépendance physique.


Il peut provoquer des symptômes de sevrage et, dans certaines situations, des complications graves, notamment des convulsions ou un delirium tremens.

Si vous buvez régulièrement et pensez être dépendant, demandez un avis médical avant d'arrêter brutalement.

Un professionnel pourra évaluer le risque et organiser un sevrage sécurisé si nécessaire.


Anxiété, honte et addictions : quels liens ?

Quiterie raconte avoir longtemps cherché à ne pas ressentir certaines émotions.

Elle parle de son anxiété, de son besoin d'être aimée, de sa peur du rejet et de cette impression de devoir toujours être à la hauteur.

Avec le recul, elle comprend certains de ses comportements comme des tentatives de fuir un inconfort intérieur.

Son témoignage illustre la manière dont les émotions peuvent intervenir dans les conduites addictives.

Cependant, les addictions et les troubles alimentaires n'ont pas une cause unique.

Ils peuvent résulter de plusieurs facteurs qui interagissent : biologiques, psychologiques, sociaux, familiaux et environnementaux.

L'anxiété, la dépression ou des expériences de vie difficiles peuvent être associées à ces troubles, mais ne les expliquent pas systématiquement.

Il serait donc réducteur de considérer que toutes les addictions cachent nécessairement un traumatisme ou une émotion refoulée.


Une évaluation professionnelle permet d'examiner chaque situation dans sa globalité.


Quand faut-il consulter pour un trouble alimentaire ou une addiction ?


Dès lors qu'un comportement vous fait souffrir, devient difficile à contrôler ou a des conséquences sur votre santé et votre quotidien, il est pertinent de consulter.

Vous n'avez pas besoin d'avoir reçu un diagnostic, d'atteindre un certain poids ou de connaître une situation extrême pour demander de l'aide.


Une consultation est particulièrement importante si vous présentez des crises alimentaires répétées, des comportements compensatoires, des vomissements provoqués, des pertes de mémoire liées à l'alcool ou des consommations que vous n'arrivez plus à maîtriser.


Quels professionnels consulter ?

1. Le médecin traitant

C'est souvent le premier interlocuteur.

Il peut vous écouter, évaluer votre état de santé physique et psychologique, rechercher d'éventuelles complications et vous orienter vers des professionnels spécialisés.

2. Un psychiatre ou un psychologue formé aux TCA

Un accompagnement psychothérapeutique adapté peut aider à travailler sur les comportements alimentaires, les pensées associées, les émotions et les difficultés rencontrées au quotidien.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) adaptées aux troubles alimentaires font partie des approches recommandées.

3. Un addictologue

Il accompagne les personnes qui rencontrent des difficultés avec l'alcool, le tabac ou d'autres substances et comportements addictifs.

4. Un diététicien spécialisé dans les troubles alimentaires

Il peut participer à une prise en charge coordonnée afin de travailler sur le rapport à l'alimentation, sans renforcer les restrictions ou la culpabilité.

5. Une équipe spécialisée dans les TCA

Selon la situation, plusieurs professionnels peuvent intervenir ensemble pour proposer un suivi médical, psychologique et nutritionnel.

La Haute Autorité de santé recommande une prise en charge précoce et pluridisciplinaire de la boulimie et de l'hyperphagie boulimique.


Comment parler de ses difficultés lors d'une première consultation ?


Il n'est pas toujours facile de trouver les mots, surtout lorsque la honte ou la peur d'être jugé occupe une grande place.


Vous pouvez commencer simplement :

  • « J'ai l'impression de perdre le contrôle de mon alimentation. »

  • « Je mange parfois en cachette et je me sens très mal ensuite. »

  • « Je compense ce que j'ai mangé et cela m'inquiète. »

  • « Je bois parfois beaucoup plus que ce que j'avais prévu. »

  • « Je ne sais pas si j'ai une addiction, mais mon comportement me fait souffrir. »

  • « J'aimerais comprendre ce qui m'arrive et savoir vers qui me tourner. »


Vous pouvez aussi préparer quelques notes avant le rendez-vous, si parler spontanément vous semble difficile.


Le professionnel pourra vous poser des questions sur vos symptômes, leur fréquence, leurs conséquences et votre état de santé général.


Vous n'avez pas à arriver avec un diagnostic. C'est précisément le rôle de la consultation de vous aider à comprendre ce qui se passe.


Le voyage en Mongolie de Quiterie : un tournant personnel, pas une méthode de guérison


À un moment de son parcours, Quiterie prend conscience qu'elle se met sérieusement en danger.


Elle décide alors de partir seule pendant trois mois en Mongolie.

Auprès d'une famille nomade, loin de ses habitudes et de son environnement professionnel, elle se retrouve confrontée à une réalité très différente.

Ses diplômes, son statut social et ses réussites ne définissent plus la manière dont les autres la perçoivent.


Elle raconte avoir découvert une autre façon d'entrer en relation avec les personnes qui l'entourent.

Mais ce voyage la confronte aussi à une souffrance profonde.

Pour la première fois depuis longtemps, elle décrit le fait de ressentir pleinement certaines émotions et sensations corporelles qu'elle cherchait auparavant à éviter.

Cette expérience marque un tournant dans son histoire.

À son retour en France, elle explique que son regard sur elle-même et sur ses habitudes a changé.

Ses comportements addictifs diminuent progressivement, selon son témoignage.


Peut-on guérir d'une addiction en changeant simplement de vie ?

Non, un changement de vie ne constitue pas à lui seul un traitement validé des addictions ou des troubles alimentaires.

Le voyage de Quiterie a eu une signification particulière dans son parcours personnel.

Cela ne signifie pas qu'une autre personne obtiendrait les mêmes résultats en partant à l'étranger, en quittant son travail ou en arrêtant brutalement ses consommations.

Les troubles alimentaires et les addictions nécessitent une évaluation individuelle et peuvent demander un suivi prolongé.

N'interrompez pas un traitement ou un accompagnement médical en vous appuyant uniquement sur un témoignage, aussi inspirant soit-il.


Peut-on se rétablir d'une boulimie ou d'une addiction ?


Oui, un rétablissement est possible.

Les traitements et les accompagnements adaptés peuvent permettre de réduire les symptômes, de prévenir les complications et d'améliorer durablement la qualité de vie.

Le parcours peut toutefois être différent d'une personne à l'autre.


Certaines personnes connaissent des périodes d'amélioration, des difficultés persistantes ou des rechutes.


Cela ne signifie pas que les soins sont inutiles.

Un suivi régulier permet d'ajuster les interventions en fonction de l'évolution du trouble.

Dans le cas de la boulimie, la prise en charge peut notamment associer une psychothérapie adaptée, un accompagnement nutritionnel, un suivi médical et, selon les situations, des traitements médicamenteux prescrits par un médecin.



Comment aider un proche qui souffre de boulimie ou d'une addiction ?


Voir une personne que l'on aime souffrir sans savoir comment l'aider peut être déstabilisant.


Certaines attitudes peuvent favoriser le dialogue :

  • Écouter sans jugement et sans chercher immédiatement à donner des solutions.

  • Éviter les remarques sur le poids, les quantités mangées ou l'apparence physique.

  • Ne pas réduire les difficultés à un manque de volonté.

  • Exprimer son inquiétude avec bienveillance.

  • Encourager la personne à consulter un professionnel de santé.

  • Proposer de l'accompagner à un rendez-vous si elle le souhaite.

  • Respecter son intimité tout en prenant au sérieux les situations dangereuses.


Vous pouvez par exemple dire :

« Je remarque que certaines choses semblent difficiles pour toi en ce moment. Je ne veux pas te juger. Je m'inquiète pour ta santé et je peux t'aider à trouver quelqu'un à qui en parler. »

Il est également possible de demander conseil pour soi-même auprès d'un professionnel ou d'un centre spécialisé en addictologie.

Aider une personne ne signifie pas devoir devenir son thérapeute. Les proches ont aussi besoin de soutien et de limites protectrices.


Comprendre les termes médicaux évoqués dans cet épisode


TCA — Troubles des conduites alimentaires

Ensemble de troubles qui affectent le comportement alimentaire et peuvent avoir des conséquences physiques, psychologiques et sociales. Ils comprennent notamment l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique.


Comportements compensatoires

Comportements destinés à compenser une prise alimentaire ou à éviter une prise de poids, comme les vomissements provoqués, le jeûne ou l'exercice physique excessif.


Craving

Envie intense et difficile à contrôler de consommer une substance ou d'adopter un comportement. Le terme peut être utilisé dans le domaine des addictions et des troubles alimentaires.


Sevrage

Processus d'arrêt ou de réduction d'une substance dont l'organisme peut être devenu dépendant. Certains sevrages nécessitent une surveillance médicale.


Addictologie

Spécialité médicale consacrée à la prévention, au diagnostic et au traitement des addictions.


TCC — Thérapies cognitivo-comportementales

Approches psychothérapeutiques qui travaillent notamment sur les liens entre pensées, émotions et comportements. Des formes adaptées sont recommandées dans la prise en charge de certains troubles alimentaires.


CSAPA — Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie

Structure qui propose un accompagnement gratuit et confidentiel aux personnes confrontées à des addictions ainsi qu'à leurs proches.


FAQ : les questions fréquentes sur la boulimie et les addictions


Peut-on être boulimique sans être maigre ?

Oui. La boulimie peut concerner des personnes de différents poids. L'apparence physique ne permet pas d'exclure un trouble alimentaire.


Comment savoir si je fais des crises de boulimie ?

La sensation de perte de contrôle pendant les épisodes alimentaires, leur répétition et l'existence éventuelle de comportements compensatoires font partie des éléments évalués. Un professionnel de santé doit établir le diagnostic.


Est-ce grave de se faire vomir après avoir mangé ?

Les vomissements provoqués peuvent entraîner des complications, notamment dentaires, digestives et des déséquilibres en sels minéraux susceptibles d'affecter le fonctionnement du cœur. Il est important de consulter, même si cela ne se produit pas quotidiennement.


Peut-on être dépendant de l'alcool sans boire tous les jours ?

Oui, des difficultés importantes peuvent exister sans consommation quotidienne. La perte de contrôle, les conséquences de la consommation et les autres critères cliniques sont pris en compte lors d'une évaluation.


Est-ce que l'anxiété peut favoriser les compulsions alimentaires ?

L'anxiété peut être associée aux troubles alimentaires et influencer certains comportements. Mais elle n'est pas une explication unique et automatique. Un bilan permet d'identifier les différents facteurs en jeu.


Peut-on guérir de la boulimie après plusieurs années ?

Un rétablissement reste possible, y compris après une longue évolution. Il est recommandé de consulter pour bénéficier d'un traitement adapté plutôt que de considérer que la situation est irréversible.


Faut-il attendre de toucher le fond pour consulter une addiction ?

Non. Une demande d'aide précoce permet d'évaluer les risques et d'envisager des solutions avant que la situation ne s'aggrave.


Quel médecin consulter pour la boulimie et une addiction à l'alcool ?

Le médecin traitant constitue un bon premier interlocuteur. Selon les besoins, il pourra orienter vers un psychiatre, un addictologue, une équipe spécialisée dans les TCA ou d'autres professionnels.


Ressources utiles : où trouver de l'aide ?

Si vous vous reconnaissez dans certains passages de cet article, vous pouvez contacter les structures suivantes.


Pour les troubles du comportement alimentaire

Fédération Française Anorexie Boulimie (FFAB)

Informations sur les TCA et orientation vers des ressources spécialisées.

Assurance Maladie

Informations sur les symptômes, les complications et les traitements de la boulimie et de l'hyperphagie boulimique.


Pour les addictions

Alcool Info Service

Écoute, information et orientation pour les personnes concernées par leur consommation d'alcool et leurs proches.

📞 0 980 980 930

Drogues Info Service

Informations, écoute et orientation vers des structures spécialisées.

📞 0 800 23 13 13

Tabac Info Service

Accompagnement pour arrêter de fumer.

📞 39 89

Les CSAPA

Les centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie proposent un accueil gratuit et confidentiel, avec des professionnels spécialisés.


En cas d'urgence

Si une personne présente un malaise grave, des convulsions, une confusion importante ou d'autres signes de danger immédiat, appelez le 15 ou le 112.

En cas de détresse psychologique avec idées suicidaires, le 3114 est le numéro national de prévention du suicide, accessible gratuitement, 24 h/24 et 7 j/7 en France.

Ces ressources sont des aides complémentaires : elles ne remplacent pas un suivi médical lorsque celui-ci est nécessaire.


Quiterie Bertrou : de son parcours personnel à Boulimiracle

Aujourd'hui, Quiterie Bertrou est fondatrice de Boulimiracle, une activité d'accompagnement autour des compulsions alimentaires et des difficultés rencontrées dans la relation à l'alimentation.

Elle partage son expérience personnelle et le regard qu'elle a développé au fil de son parcours.


Pour découvrir son travail :

Son accompagnement ne doit pas être considéré comme un substitut automatique aux soins médicaux ou psychothérapeutiques recommandés pour les TCA.


Ce que le témoignage de Quiterie nous apprend

Ce qui me touche dans l'histoire de Quiterie, c'est ce décalage entre la femme que les autres voyaient et celle qu'elle avait l'impression d'être intérieurement.

Une femme brillante, entourée, qui avançait dans sa carrière.


Et pourtant, une femme qui se sentait profondément seule avec sa souffrance.

Son témoignage nous rappelle que les addictions et les troubles alimentaires ne se résument pas à des comportements visibles.


Il y a aussi les émotions, les silences, les inquiétudes et parfois des années passées à essayer de cacher ce qui ne va pas.


Aujourd'hui, Quiterie regarde la femme qu'elle était avec davantage de compassion.


Mais j'aimerais surtout que cet épisode transmette un message aux personnes qui s'y reconnaîtront :

Vous n'avez pas besoin de continuer à souffrir en silence. Vous avez le droit de demander de l'aide, même si personne autour de vous ne remarque vos difficultés.

Consulter un médecin, parler de ses symptômes et accepter un accompagnement adapté sont des démarches importantes pour protéger sa santé.


Un témoignage peut permettre de se reconnaître dans une histoire. Un professionnel de santé peut vous aider à comprendre votre propre situation et à trouver les soins qui vous conviennent.


Merci à Quiterie d'avoir partagé son histoire avec autant de sincérité.

États Dames — Au cœur de votre santé.

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