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Au cœur du cancer du sein triple négatif : “Mon cancer, quelle chance !”

  • il y a 2 jours
  • 9 min de lecture
Portrait d’Adeline Pasteur pour le podcast États Dames sur le cancer du sein triple négatif, avec le titre « Mon cancer, quelle chance ! ».


⚠️ Trigger Warning : cancer du sein, chimiothérapie, peur de mourir, santé mentale, fatigue chronique, traumatismes familiaux.


Dans cet épisode profondément intime d’États Dames, Adeline Pasteur raconte son parcours face à un cancer du sein triple négatif diagnostiqué après la découverte d’un ganglion sous son aisselle.


Très vite, une peur immense surgit : celle de revivre l’histoire de sa mère et de sa grand-mère, toutes deux emportées par la maladie. Pendant des jours, elle pleure “toutes les larmes de son corps”, persuadée qu’elle est peut-être condamnée à suivre le même chemin.


Mais au fil des traitements, des chimiothérapies et des prises de conscience, Adeline transforme cette épreuve en un véritable chemin de reconstruction intérieure.


Cancer du sein triple négatif : quand le corps envoie un signal d’alarme


Avant même le diagnostic officiel, Adeline sent que quelque chose ne va pas. Une boule dure sous l’aisselle. Des migraines chroniques. Un corps constamment sous tension.

Pendant des années, elle vit dans une pression permanente :

  • toujours être forte,

  • toujours réussir,

  • toujours faire plaisir,

  • toujours nourrir les autres avant elle-même.

Jusqu’au jour où son corps dit stop.


“Mon corps m’a dit : On n’en peut plus, ça suffit.”

Héritage familial et transmission invisible


L’un des aspects les plus bouleversants de cet épisode est la réflexion d’Adeline autour des schémas transgénérationnels.

Même sans marqueur génétique identifié, elle réalise qu’autre chose semble s’être transmis sur trois générations :la pression,le perfectionnisme,le besoin d’être aimée à travers la performance,et cette habitude de s’oublier soi-même.

Elle évoque aussi une symbolique forte autour du sein :

“Le sein est l’organe nourricier.”

Une réflexion profondément humaine sur la charge émotionnelle portée par de nombreuses femmes.


Les traitements : chimiothérapie, fatigue et perte de repères


Dans cet épisode d’États Dames, Adeline parle sans filtre des traitements :la chimiothérapie, la fatigue, la perte des cheveux, les effets secondaires,les rendez-vous médicaux constants, et ce quotidien entièrement dicté par la maladie.

Elle raconte aussi comment certaines visualisations positives et thérapies complémentaires l’ont aidée à traverser cette période avec un peu plus de sérénité.


“Mon cancer, quelle chance” : une phrase bouleversante

Le titre du livre d’Adeline peut surprendre.

Et pourtant, derrière cette phrase, il ne s’agit pas de glorifier la maladie.

Il s’agit de raconter comment cette épreuve lui a permis :

  • de ralentir,

  • de se reconnecter à elle-même,

  • de sortir du déni,

  • et de transformer profondément sa manière de vivre.

“Le cancer m’a offert cette opportunité de souffler.”

Aujourd’hui, cinq ans après, Adeline explique qu’elle vit une vie plus alignée, plus consciente et plus authentique.


Pourquoi écouter cet épisode d’États Dames ?

Cet épisode peut résonner auprès :

  • des femmes touchées par le cancer du sein,

  • des proches de malades,

  • des personnes en épuisement émotionnel,

  • des femmes vivant sous pression constante,

  • ou simplement de toutes celles qui cherchent à se reconnecter à elles-mêmes.


C’est un épisode profondément humain sur le corps, les émotions, les héritages invisibles et la reconstruction.


Transcription de l’épisode


Adeline


Si je reviens au moment où tout a basculé… en fait, c’était presque avant l’annonce.


J’ai compris assez vite que j’avais un cancer, même si une partie de moi était vraiment dans le déni. J’ai senti une boule très dure sous mon aisselle et mon médecin m’a dit que c’était un ganglion infecté.


Mais clairement, pour avoir vu ma mère et ma grand-mère avoir un cancer du sein… surtout ma mère… j’avais bien compris intérieurement que s’il y avait un ganglion touché, c’est qu’il y avait quelque chose de pas cool en amont. Et elle avait aussi senti une masse dans le sein.


Donc je me suis raccrochée à l’idée que ce n’était pas grave. Ma conscience s’est raccrochée à cette idée.


Mais en réalité… je savais très bien que c’était grave.


J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant à peu près deux semaines, jusqu’à ce qu’on me confirme que j’avais un cancer du sein triple négatif.


Et ce qui me traumatisait profondément à ce moment-là, c’était de savoir que ma mère et ma grand-mère en étaient mortes avant moi.


Alors bien sûr, autre époque, autres traitements, autre histoire.


Mais j’ai dû lutter très fort contre cette idée que j’étais peut-être condamnée à vivre exactement la même chose.


Ça m’a demandé un effort surhumain de mobiliser des pensées positives et de me dire :“Non. Je ne suis pas condamnée à suivre le même chemin.”


Quand on m’a annoncé officiellement le cancer, la première émotion que j’ai ressentie… c’est étrange… mais je me suis sentie comme une chef de projet.

J’étais déjà dans l’action.


Je prenais des notes méthodiquement dans un petit carnet pendant que le chirurgien m’expliquait :la chimiothérapie,l’opération,la radiothérapie…

Je notais tout comme si j’étais en réunion.

Je pense que c’était un système de protection.


J’étais en mode :“Ça va aller. Tu vas trouver des solutions. Tu vas travailler ce sujet et tu vas en faire quelque chose.”

Je me disais presque :“Tu vas réussir ce cancer.”


C’est bizarre à dire… mais il y avait cette idée de réussir ma guérison.

Mon monde s’est écroulé… mais en même temps, pour éviter qu’il ne s’effondre complètement, j’ai essayé de me raccrocher à l’idée que j’avais un pouvoir d’action.


J’ai toujours été sensible aux thérapies alternatives.

J’avais vu ma mère essayer beaucoup de choses quand elle était malade. Certaines l’aidaient énormément.


Et puis j’avais cette conviction profonde :je pense qu’on peut créer certaines conditions favorisant la maladie.

Pas dans un sens culpabilisant.Jamais.


On fait toujours de notre mieux.

Mais parfois, avec la pression,les violences qu’on s’impose,le fait de trop vouloir plaire,de vivre à côté de soi-même…


Tout ça peut devenir violent pour le corps.

Je me suis dit :“Si malgré moi j’ai créé les conditions de cette maladie… alors peut-être que j’ai aussi le pouvoir de dénouer certaines choses.”

J’ai voulu comprendre.

Comprendre pourquoi cette maladie arrivait.Comprendre ce qu’elle venait dire. Comprendre ce que je pouvais transformer en moi.

C’est vraiment ce qui a guidé toute ma démarche autour du cancer.

Et aujourd’hui, si j’arrive à en parler comme d’une chance… c’est parce que cette maladie m’a permis de nettoyer énormément de choses :émotionnellement,intérieurement,dans mon histoire personnelle.


Ça m’a mise sur un chemin de mieux-être extrêmement important.

Avant le diagnostic, il y avait déjà énormément de signaux.

Je faisais des migraines chroniques.J’avais constamment mal à la tête.

Mon cerveau était en ébullition permanente.

Mais moi, je ne me pensais pas stressée.

Au contraire, je regardais les autres se plaindre de fatigue ou de stress et je me disais :“Franchement… ce sont des petites natures.”

Je pensais maîtriser les choses.

Alors qu’en réalité, j’étais dans un état d’épuisement profond.


Et je m’en suis vraiment rendu compte quand je me suis retrouvée en arrêt maladie.

Là, tout à coup, je me suis sentie autorisée à tout lâcher.

Et j’ai ressenti un soulagement immense.

C’est à ce moment-là que j’ai compris que ma vie n’était qu’une succession de violences faites à mon corps,à mon mental,à mes émotions.

Alors qu’au fond, je n’avais qu’une seule envie :tout arrêter…et souffler.


Et finalement, le cancer m’a offert cette opportunité de souffler.

Il m’a envoyé un premier message :“Tu vois… tu n’étais pas aussi bien que ça dans ta vie.”

Les traitements sont extrêmement éprouvants.

La chimiothérapie est impressionnante.On perd ses cheveux,on a des problèmes digestifs,des problèmes de peau,une fatigue immense…

Mais chacun le vit différemment.


Moi, ce qui m’a beaucoup aidée pendant les perfusions, c’était la visualisation.

Je me forçais à imaginer quelque chose de positif :un liquide doré,un arc-en-ciel,quelque chose de bénéfique qui entrait dans mon corps.

J’envoyais à mon cerveau le message que ce traitement allait m’aider.

Et je pense sincèrement que ça a réduit certains effets secondaires.

Le quotidien devient complètement millimétré.

On ne s’appartient plus.

Entre les prises de sang,les chimiothérapies,les traitements,les rendez-vous,les soins…

On a un agenda de ministre.

Et paradoxalement, quand les médecins nous disent :“Ça y est, vous êtes en rémission”…

on ne sait plus tellement comment vivre sans cet agenda imposé par la maladie.

Pendant cette période, j’ai énormément cherché de réponses.

Je lisais des livres,j’écoutais des podcasts,je consultais des thérapeutes alternatifs…

Et petit à petit, j’ai compris qu’il existait une reproduction de schémas entre ma grand-mère, ma mère et moi.

Même sans marqueur génétique identifié.


Nous nous étions transmis autre chose :le perfectionnisme,la pression,le besoin d’être parfaite pour être aimée,le fait de nourrir les autres avant soi-même.

Et la symbolique est forte quand on parle du sein.

Le sein est un organe nourricier.

Je me suis rendu compte que toute ma vie, j’avais essayé :d’être la meilleure,de plaire,de répondre à des injonctions,de remplir des objectifs impossibles…


Je vivais complètement à côté de moi-même.

Je tirais tellement sur la machine que mon corps a fini par m’envoyer une énorme alerte.

Et cette alerte… ça a été le cancer.

Mon corps m’a dit :

“On n’en peut plus.Tu ne peux plus vivre comme ça.”

La peur, finalement, je ne me l’autorisais pas.

Je me suis mise en mode combattante.

Je voulais croire que tout ce que je faisais — les traitements conventionnels, les thérapies alternatives, le travail sur moi — allait empêcher le cancer de revenir.


Très rapidement, j’ai commencé à voir cette épreuve autrement.

Comme une transformation intérieure.

Aujourd’hui, avec le recul, je me rends compte que le cancer a été le début d’un immense travail sur moi.

Cinq ans après, je continue encore.

Et je peux dire que ma vie aujourd’hui est :plus alignée,plus consciente,plus authentique.

La vie avant le cancer me paraît parfois floue.

La vie après…a plus de couleurs.

Dire :“Mon cancer, quelle chance”…

c’est évidemment provocateur.


Mais ce que je veux montrer, c’est qu’on peut aussi voir cette maladie comme une étape de transformation intérieure.

Comme une opportunité de se réaligner profondément avec soi-même.


Aujourd’hui, je reste quelqu’un de dynamique.

Mais les choses partent désormais d’un autre endroit intérieur.

Je ne fais plus semblant que tout va bien.

Je regarde les choses en face.Je traite les problèmes.Je ne me mets plus d’œillères.

Écrire mon livre Mon cancer, quelle chance ! m’a permis de retracer tout ce parcours.

Et surtout, d’aider d’autres femmes à se reconnaître dans ce vécu.

Ce que j’ai envie de transmettre aujourd’hui, c’est :


N’ayez pas peur.


Oui, il faut combattre cette maladie.

Mais elle a aussi quelque chose à vous apprendre.

Écoutez ce qu’elle vient dire.Cherchez en vous.Parlez.Lisez.Échangez.


Parce qu’il y a énormément d’espoir.

Et même après un cancer…on peut se créer une vie encore plus belle que celle qu’on avait avant.



Ce cancer peut devenir le début d’un nouveau chapitre.

Et c’est tout le bien que je vous souhaite.


FAQ — Cancer du sein triple négatif et reconstruction


Qu’est-ce qu’un cancer du sein triple négatif ?

Le cancer du sein triple négatif est une forme particulière de cancer du sein qui ne possède ni récepteurs hormonaux, ni récepteurs HER2. Il nécessite souvent des traitements lourds comme la chimiothérapie.

Quels ont été les premiers symptômes ressentis par Adeline ?

Adeline raconte avoir découvert une boule dure sous son aisselle ainsi qu’une masse dans son sein. Avant même le diagnostic, elle sentait intérieurement que quelque chose n’allait pas.

Pourquoi cet épisode parle-t-il autant d’épuisement émotionnel ?

Adeline explique avoir vécu pendant des années sous pression constante : toujours devoir être forte, performante et répondre aux attentes des autres. Elle décrit le cancer comme une alerte envoyée par son corps.

Que signifie la phrase “Mon cancer, quelle chance !” ?

Cette phrase ne minimise pas la violence de la maladie. Adeline explique qu’elle parle de “chance” parce que cette épreuve lui a permis de ralentir, de se reconnecter à elle-même et de transformer profondément sa vie.

Existe-t-il un lien génétique dans son histoire familiale ?

Même si sa mère et sa grand-mère ont également eu un cancer du sein, Adeline précise qu’aucun marqueur génétique n’a été retrouvé à ce jour dans sa famille.

Pourquoi Adeline évoque-t-elle les schémas transgénérationnels ?

Elle explique avoir pris conscience d’une transmission émotionnelle entre générations : le besoin d’être parfaite, de toujours tenir, de nourrir les autres avant soi-même et de vivre sous pression permanente.

Comment Adeline a-t-elle vécu la chimiothérapie ?

Elle décrit les traitements comme extrêmement éprouvants physiquement et mentalement : fatigue, perte des cheveux, problèmes digestifs et bouleversement du quotidien.

Quelles pratiques l’ont aidée pendant les traitements ?

En complément du suivi médical, Adeline raconte avoir utilisé des visualisations positives, des thérapies alternatives, des lectures et un important travail intérieur pour l’aider à traverser la maladie.

Pourquoi parle-t-elle de la symbolique du sein ?

Adeline évoque le sein comme un “organe nourricier”. Elle fait le lien entre cette symbolique et le fait d’avoir passé sa vie à nourrir émotionnellement les autres avant de penser à elle-même.

Ce témoignage peut-il aider d’autres femmes malades ?

Oui. Adeline a écrit son livre et partagé son histoire pour permettre à d’autres femmes de se reconnaître, de se sentir moins seules et d’oser entamer leur propre chemin de reconstruction.

Où écouter l’épisode d’États Dames avec Adeline Pasteur ?

L’épisode est disponible sur toutes les plateformes d’écoute ainsi que sur le site du podcast États Dames.

Où trouver le livre Mon cancer, quelle chance ! ?

Le livre d’Adeline Pasteur est disponible en librairie et en ligne. Elle y approfondit tout son parcours, ses prises de conscience et sa reconstruction après le cancer.

Ressources utiles et soutien


Si vous traversez un cancer du sein ou une période émotionnellement difficile :

  • rapprochez-vous d’un professionnel de santé,

  • échangez avec des associations spécialisées,

  • parlez de vos émotions,

  • et rappelez-vous que vous n’êtes pas seule.



Dans cet épisode d’États Dames, Adeline Pasteur évoque également son livre profondément intime : 📖 Mon cancer, quelle chance !


À travers cet ouvrage, elle retrace tout son parcours face au cancer du sein triple négatif :

  • l’annonce de la maladie,

  • les chimiothérapies,

  • les peurs liées à son histoire familiale,

  • les schémas transgénérationnels,

  • mais aussi l’immense travail intérieur né au cœur de cette épreuve.


Plus qu’un récit sur la maladie, ce livre est une réflexion sur :

  • le rapport au corps,

  • l’épuisement émotionnel,

  • les violences invisibles que l’on s’inflige parfois,

  • le besoin de perfection,

  • et la possibilité de se reconstruire autrement après le chaos.


Adeline y partage ses prises de conscience avec beaucoup de sincérité, dans l’espoir d’aider d’autres femmes à se sentir moins seules et à regarder leur propre parcours avec davantage de douceur et de conscience.

Comme elle l’explique dans l’épisode :

“J’ai écrit ce livre pour partager et pour aider d’autres personnes.”

Un témoignage puissant, humain et profondément introspectif, qui prolonge l’expérience de cet épisode d’États Dames.


Livre d'Adeline




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