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« Comment on va dire ça à papa et maman ? » – Au cœur du cancer du sein HER2+++ : 29 ans et le monde qui bascule

  • il y a 4 jours
  • 3 min de lecture


Dans cet épisode du podcast États Dames, Charline nous plonge dans son histoire avec un cancer du sein HER2+++ diagnostiqué à seulement 28 ans.

Rien ne l’avait préparée à entendre ces mots.


Un diagnostic brutal, une vie qui bascule… et un combat qui commence.

À travers son témoignage, Charline nous parle de ce que l’on ne voit pas : les émotions, les peurs, les bouleversements intérieurs… mais aussi cette force qui naît quand tout vacille.


Le cancer du sein peut toucher des femmes jeunes et bouleverser profondément leur quotidien. Ce témoignage met en lumière le parcours de soins, les impacts physiques et émotionnels, ainsi que la reconstruction après la maladie.


⚠️ Trigger Warning

Cet épisode aborde :

  • le cancer du sein

  • les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie)

  • la peur de mourir

  • la perte de cheveux et les changements corporels

  • l’anxiété et les crises d’angoisse


💡 Le saviez-vous ?


Le cancer du sein HER2 positif est une forme dite agressive, mais qui bénéficie aujourd’hui de traitements ciblés efficaces, améliorant considérablement les chances de rémission.


💬 Citation marquante de l’épisode

« J’ai compris que j’allais devoir me battre… et ne rien lâcher. »


✨ Les moments clés de l’épisode


  • Un diagnostic à 28 ans, à quelques semaines de ses 29 ans

  • Le choc de l’annonce et la sidération

  • L’annonce à la famille : un moment bouleversant

  • L’importance de l’entourage dans la maladie

  • Le « tri » dans les relations

  • Un protocole médical intense et éprouvant

  • La perte des cheveux et le choc identitaire

  • La ménopause artificielle à 29 ans

  • Les peurs : mourir, souffrir, voir ses proches souffrir

  • L’annonce de la rémission

  • Apprendre à vivre après le cancer


📝 Transcription de l’épisode


Charline ne pensait pas que sa vie allait basculer à ce moment-là.

Rien ne l’avait préparée à entendre ces mots.

Un cancer du sein HER2 triple positif.

Avant ça, il y avait le quotidien.


La vie qui suit son cours.


Et puis ce corps qui envoie des signaux… sans vraiment alerter.

Au début, on doute.


On se rassure.


On continue d’avancer.

Jusqu’au moment où tout s’accélère.

Les rendez-vous s’enchaînent.


Les examens aussi.

Et très vite…


Le temps ne se compte plus en semaines, mais en traitements.


Le 5 septembre 2024, à peine quatre semaines avant mes 29 ans, on m’annonce que j’ai un cancer du sein agressif.

À ce moment-là, c’est un tourbillon d’émotions.

Le choc.


La peur.


La tristesse.

Je m’effondre immédiatement.

Mais en même temps…


une partie de moi se coupe.

Comme si j’étais là, dans la pièce…


sans vraiment entendre ce qu’on me dit.

Le seul truc qui tournait en boucle dans ma tête, c’était :

« Comment on va dire ça à papa et maman ? »


Annoncer la maladie à mes proches a été encore plus difficile que l’annonce elle-même.

On s’est tous réunis chez mes parents.

Et là…

Le regard de mon père.


Celui de mon petit frère.

La peur.

C’est quelque chose que je n’oublierai jamais.


Mais très vite, ils ont été là.

Toujours là.

À chaque rendez-vous.


À chaque étape.

Parce que dans la maladie, il y a aussi ça :


on découvre sur qui on peut vraiment compter.

Certaines personnes se rapprochent.


D’autres s’éloignent.

Et sans le vouloir…


on fait du tri.


Le protocole médical a été un véritable marathon.

Rendez-vous tous les jours.


Examens.


Traitements.

Chimiothérapie.


Ménopause artificielle.


Préservation des ovocytes.


Opération.


Radiothérapie.

Tout s’enchaîne.

Et le corps… suit comme il peut.


Puis il y a un moment marquant.

La perte des cheveux.

Même en étant préparée…


ça reste un choc.

Se voir changer.


Ne plus se reconnaître.

Perdre ses cheveux.


Ses cils.


Ses sourcils.

C’est à ce moment-là que j’ai compris :

Ce n’était pas un cauchemar.

C’était réel.


À 29 ans, on me met en ménopause artificielle.

Bouffées de chaleur.


Insomnies.


Fatigue.

Et cette question qui arrive trop tôt :

« Est-ce que je pourrai avoir des enfants ? »


La peur s’installe.

La peur de mourir.


La peur de souffrir.


La peur pour ses proches.

Mais c’est aussi ça… qui donne la force de continuer.


Le 3 avril 2025, on m’annonce que je suis en rémission complète.

Plus aucune trace du cancer.

Des larmes.


Beaucoup de larmes.

Mais cette fois…


des larmes de soulagement.


Et après ?

Après, il faut apprendre à vivre.

Avec la peur que ça revienne.


Avec les contrôles réguliers.

Avec cette épée de Damoclès.


Mais il y a aussi autre chose.

Une transformation.

J’ai perdu mon insouciance.


Mais j’ai gagné autre chose.

La capacité à savourer.

Les petites choses.


Les moments simples.


Aujourd’hui, je dirais à toutes les femmes :

La vie ne s’arrête pas au cancer.

C’est une épreuve.


Un combat.

Mais ce n’est pas la fin.


Parce qu’après la pluie…

Il y a toujours le beau temps.


🤍 Ressources utiles et soutien

  • Ligue contre le cancer

  • Institut National du Cancer

  • Groupes de parole pour femmes atteintes de cancer

  • Accompagnement psychologique spécialisé


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