🎙️ Cancer du sein témoignage : reconstruire sa vie et redonner du sens après la maladie
- 27 mai
- 9 min de lecture
@Crédit photo : Céline Gerster
Cancer du sein témoignage : transformer la maladie en entraide
⚠️ Trigger Warning
Cet épisode aborde :
le cancer du sein,
la maladie grave,
le deuil familial,
la sclérose en plaques,
les traitements anticancéreux,
la reconstruction après cancer,
la fatigue mentale et physique,
ainsi que les impacts émotionnels liés à la maladie.
Prenez soin de vous pendant l’écoute.
Quand la maladie frappe encore une fois une même famille
À la base, elles étaient trois sœurs.
Sa sœur aînée, Stéphanie, est décédée à seulement 34 ans d’une forme rare et fulgurante de sclérose en plaques. Quelques années plus tard, une autre de ses sœurs apprend qu’elle a un cancer de la thyroïde.
Puis vient son tour.
Quand Delphine découvre qu’elle a un cancer du sein, le choc est immense. Mais ce qui l’effondre le plus, ce n’est pas seulement la maladie.
C’est cette pensée immédiate :
« Comment annoncer à mes parents que leur troisième fille est malade ? »
Dans cet épisode, elle évoque avec une sincérité bouleversante cette culpabilité silencieuse que beaucoup de patients ressentent : la peur de faire souffrir encore une fois ceux qu’on aime.
💬 Citation forte de l’épisode
« Je pleurais pas parce que j’étais malade.Je pleurais parce qu’il allait falloir annoncer à mes parents que leur troisième fille était malade. »
Les moments clés de l’épisode
✨ Le décès de sa sœur Stéphanie et l’impact sur toute la famille
✨ L’annonce du cancer de la thyroïde chez une autre de ses sœurs
✨ L’autopalpation qui lui permet de détecter une anomalie
✨ Le choc du diagnostic du cancer du sein
✨ La culpabilité d’annoncer la maladie à ses parents
✨ Les traitements lourds et leurs conséquences invisibles
✨ Le brouillard mental lié à l’hormonothérapie
✨ La reconstruction mammaire et la fatigue chronique
✨ La création de M.ON Collectif
✨ La reconstruction personnelle après le cancer
🩷 L’autopalpation qui lui a sauvé la vie
Quelques mois avant le diagnostic, Delphine sort d’une relation toxique et reprend progressivement sa vie en main.
Elle recommence le sport.Elle reprend confiance en elle.Elle réapprend à écouter son corps.
Un soir, en rentrant du sport, elle repense aux conseils d’une sage-femme sur l’autopalpation mammaire.
Elle décide alors de la pratiquer pour la toute première fois.
Et elle sent quelque chose.
Un geste simple.Quelques secondes seulement.Qui vont changer toute sa vie.
🧠 Le brouillard mental après les traitements
L’un des sujets les plus importants abordés dans cet épisode est le brouillard mental après cancer.
Delphine décrit avec beaucoup de justesse :
les troubles cognitifs,
les problèmes de mémoire,
les difficultés de concentration,
la fatigue extrême,
et l’impact psychologique de l’hormonothérapie.
Elle explique aussi combien cette souffrance reste encore trop minimisée malgré son impact sur la qualité de vie des patientes.
🤝 Transformer la maladie en entraide : la naissance de M.ON Collectif
Très vite, Delphine ressent le besoin de partager ce qu’elle traverse.
Elle découvre un manque immense :
peu d’informations accessibles,
peu d’échanges entre patientes,
peu d’accompagnement dans l’après-cancer.
Alors elle décide de créer M.ON Collectif.
Aujourd’hui, l’association propose :
des groupes de parole,
des séjours de reconnexion après la maladie,
des ateliers de sensibilisation à l’autopalpation,
des conférences autour du cancer du sein et de l’après-cancer.
Une manière pour Delphine de transformer la douleur en quelque chose d’utile, profondément humain et rempli de sororité.
📝 Transcription complète de l’épisode
🎙️ Au cœur du cancer du sein : reconstruire sa vie et redonner du sens après la maladie
« Ma vie d’avant, c’était la liberté »
Avant la maladie, Delphine venait de sortir d’une relation toxique. Elle recommençait enfin à vivre, à reprendre confiance en elle et à profiter pleinement de sa liberté retrouvée.
« Avant la maladie, je reprenais le dessus sur ma vie. Je reprenais goût, je vivais à nouveau. Vraiment, c’était ça. Juste avant le diagnostic, je vivais à nouveau. »
Elle parle aussi de sa famille, profondément marquée par la maladie et le décès de sa sœur Stéphanie.
« Ma sœur aînée, Stéphanie, est décédée à l’âge de 34 ans. Elle avait une sclérose en plaques… sauf qu’elle avait une forme très rare de cette maladie à évolution très rapide. »
Le poids de la maladie dans une famille
Delphine raconte avec émotion ce que sa famille a traversé.
« Elle était consciente… mais enfermée dans son corps. Son corps ne pouvait plus bouger. »
Quelques années plus tard, une autre de ses sœurs est diagnostiquée d’un cancer de la thyroïde.
« Trois ans après le décès de ma sœur, mon autre sœur a été diagnostiquée d’un cancer de la thyroïde. »
Cette succession d’épreuves bouleverse profondément toute la famille.
L’autopalpation qui lui sauve la vie
Après une consultation avec une sage-femme, Delphine découvre l’autopalpation mammaire.
Un soir, après le sport, elle décide de la pratiquer.
« Je me dis : tiens, c’est vrai, elle m’avait parlé de ça. Il faudrait peut-être que je le fasse. »
Elle sent alors quelque chose d’inhabituel.
« Je me rends compte que dans l’un des deux seins, le ressenti n’est pas le même. J’ai l’impression de sentir quelque chose. »
Les examens et l’angoisse
Les rendez-vous médicaux s’enchaînent rapidement.
Mammographie.Échographie.Biopsies.
Petit à petit, l’inquiétude grandit.
« Là, je commence à avoir peur. Je me dis : merde, c’est un truc vraiment grave. »
Le choc du diagnostic du cancer du sein
Puis vient l’annonce.
Brutale.Inattendue.Violente.
« Madame, vous avez pris rendez-vous parce qu’on a reçu les résultats de la biopsie et effectivement, il y a bien des cellules cancéreuses. »
Delphine se fige.
« Mais ça veut dire que j’ai un cancer ? »
Et très vite, une autre douleur prend toute la place.
« Je pleurais pas parce que j’étais malade. Je pleurais parce qu’il allait falloir annoncer à mes parents que leur troisième fille était malade. »
Continuer à vivre malgré les traitements
Pendant la chimiothérapie, Delphine continue autant que possible à vivre normalement.
Elle continue le sport, sort, garde son autonomie.
« Au sport, je me sentais hyper vivante. »
Elle subit :
la chimiothérapie,
la mastectomie,
la reconstruction mammaire,
la radiothérapie,
puis l’hormonothérapie.
Le brouillard mental après cancer
L’après-cancer est finalement plus difficile qu’elle ne l’imaginait.
L’hormonothérapie provoque :
des douleurs,
des troubles du sommeil,
une fatigue intense,
mais surtout un brouillard mental permanent.
« On se rend compte soi-même qu’on a un déclin cognitif. »
Elle décrit les difficultés de concentration, les oublis fréquents et l’impact sur son travail dans l’informatique.
« Je ne connaissais plus les basiques de mon métier. »
La reconstruction après la maladie
Peu à peu, Delphine comprend qu’elle doit revoir ses priorités.
Elle décide d’arrêter certaines opérations de reconstruction pour préserver sa santé mentale et physique.
« La priorité, c’est toi. »
Transformer la douleur en entraide
Très vite, Delphine ressent le besoin de partager son expérience et de créer du lien entre patientes.
Elle réalise que beaucoup de femmes manquent d’informations sur :
la reconstruction,
les effets secondaires,
le brouillard mental,
ou encore les possibilités d’accompagnement.
« Je trouvais ça dingue qu’on ne soit pas informé. »
C’est ainsi qu’est née l’association M.ON Collectif.
La naissance de M.ON Collectif
L’association propose aujourd’hui :
des groupes de parole,
des ateliers de sensibilisation à l’autopalpation,
des conférences,
et des séjours de reconnexion après cancer.
« Pendant tout le week-end, elles n’ont à penser qu’à elles. »
Pour Delphine, cette aventure associative a changé sa vie.
« Le fait d’avoir transformé ce que j’ai vécu en quelque chose d’utile… ça m’a permis de trouver ma voie. »
Une nouvelle femme
Aujourd’hui, Delphine se décrit comme une femme plus forte, plus audacieuse et plus libre.
« Maintenant, je n’ai plus peur. »
Et si elle devait adresser un message aux femmes qui traversent un cancer du sein ou l’après-cancer, ce serait celui-ci :
« Exprime-toi. Ne garde pas tout pour toi. Trouve juste les bonnes personnes à qui le dire. »
❓ FAQ – Cancer du sein, autopalpation et après-cancer
Comment Delphine a-t-elle découvert son cancer du sein ?
Delphine a découvert une anomalie grâce à une autopalpation mammaire réalisée après une consultation avec une sage-femme qui lui avait expliqué ce geste de prévention.
Un soir, après le sport, elle décide de pratiquer cette autopalpation pour la première fois et ressent une différence inhabituelle dans l’un de ses seins.
« Je me rends compte que dans l’un des deux seins, le ressenti n’est pas le même. »
L’autopalpation peut-elle réellement sauver une vie ?
Oui.L’autopalpation permet de mieux connaître son corps et de repérer rapidement une anomalie inhabituelle.
Même si elle ne remplace pas :
les examens médicaux,
les mammographies,
ou le suivi gynécologique,
elle peut contribuer à une détection précoce du cancer du sein.
Dans le cas de Delphine, cette autopalpation a été déterminante.
À partir de quel âge faut-il pratiquer l’autopalpation mammaire ?
Il n’existe pas d’âge “parfait” pour apprendre à connaître sa poitrine.
L’objectif principal est :
d’être attentive à son corps,
de remarquer un changement inhabituel,
et de consulter rapidement en cas de doute.
Le cancer du sein peut aussi toucher des femmes jeunes, comme le rappelle le témoignage de Delphine.
Quels signes peuvent alerter lors d’une autopalpation ?
Certains signes doivent pousser à consulter :
une boule,
une zone plus dure,
une différence inhabituelle entre les seins,
un changement de texture,
une douleur persistante,
un écoulement,
ou une modification de la peau ou du mamelon.
Pourquoi le diagnostic du cancer a-t-il été si brutal pour Delphine ?
Parce qu’elle ne savait pas encore officiellement qu’il s’agissait d’un cancer lorsqu’on lui annonce la présence de cellules cancéreuses.
« Mais ça veut dire que j’ai un cancer ? »
Le choc émotionnel est immense et immédiat.
Pourquoi Delphine parle-t-elle autant de culpabilité ?
Parce qu’au-delà de la maladie, elle porte le poids de l’histoire familiale.
Sa sœur Stéphanie est décédée d’une forme rare de sclérose en plaques, puis une autre sœur a été diagnostiquée d’un cancer de la thyroïde.
Quand Delphine apprend son cancer du sein, elle pense immédiatement à ses parents.
« Je pleurais parce qu’il allait falloir annoncer à mes parents que leur troisième fille était malade. »
Cette culpabilité est fréquente chez de nombreux patients, même si elle est rarement exprimée.
Quels traitements Delphine a-t-elle suivis ?
Delphine a suivi plusieurs traitements :
chimiothérapie,
mastectomie,
reconstruction mammaire,
radiothérapie,
hormonothérapie.
Elle explique que les traitements lourds ont été difficiles, mais que l’après-cancer a parfois été encore plus compliqué.
Qu’est-ce que l’hormonothérapie dans le cancer du sein ?
L’hormonothérapie est un traitement utilisé dans certains cancers hormonodépendants.
Le principe :
bloquer la production hormonale,
ou empêcher certaines hormones d’alimenter les cellules cancéreuses.
Dans le cas de Delphine, son cancer du sein était hormonodépendant.
Quels effets secondaires l’hormonothérapie peut-elle provoquer ?
Delphine évoque :
des douleurs articulaires,
des bouffées de chaleur,
des troubles du sommeil,
une fatigue importante,
et surtout des troubles cognitifs.
« Là, j’ai senti que j’étais en train de me battre. »
Qu’est-ce que le brouillard mental après cancer ?
Le brouillard mental désigne des troubles cognitifs pouvant apparaître pendant ou après les traitements contre le cancer.
Cela peut inclure :
difficultés de concentration,
pertes de mémoire,
sensation de lenteur mentale,
oublis fréquents,
fatigue cognitive.
Delphine explique combien cette réalité reste encore minimisée.
« On se rend compte soi-même qu’on a un déclin cognitif. »
Pourquoi la reprise du travail a-t-elle été difficile ?
Après les traitements, Delphine reprend rapidement son travail dans l’informatique.
Mais les troubles cognitifs, la fatigue et le bruit en open-space deviennent extrêmement difficiles à supporter.
« Je ne connaissais plus les basiques de mon métier. »
Cette situation finit par provoquer un épuisement profond.
Pourquoi l’après-cancer est-il parfois plus dur que les traitements ?
Parce qu’une fois les traitements terminés, beaucoup de personnes pensent que “tout est fini”.
Or, les conséquences restent souvent présentes :
fatigue chronique,
douleurs,
anxiété,
troubles cognitifs,
isolement,
reconstruction physique,
difficultés professionnelles.
L’après-cancer peut être une période très déstabilisante.
Pourquoi Delphine a-t-elle créé M.ON Collectif ?
Delphine ressentait un immense manque :
manque d’informations,
manque de partage,
manque d’accompagnement humain.
Elle souhaitait créer un espace :
de parole,
d’entraide,
de sororité,
et de reconnexion après la maladie.
Que propose M.ON Collectif ?
L’association propose :
des groupes de parole,
des ateliers de sensibilisation à l’autopalpation,
des conférences,
des séjours de reconnexion après cancer,
et un accompagnement pour les patientes et aidants.
Pourquoi les séjours organisés par M.ON Collectif sont-ils importants ?
Parce qu’ils permettent aux femmes :
de souffler,
de sortir du quotidien médical,
de rencontrer d’autres patientes,
et de se reconnecter à elles-mêmes.
« Pendant tout le week-end, elles n’ont à penser qu’à elles. »
Le cancer a-t-il changé la manière dont Delphine voit sa vie ?
Oui, profondément.
Le cancer lui a permis :
de revoir ses priorités,
de quitter un travail qui ne lui convenait plus,
de s’engager dans l’accompagnement des patientes,
et de construire une vie plus alignée avec ses valeurs.
« Le fait d’avoir transformé ce que j’ai vécu en quelque chose d’utile… ça m’a permis de trouver ma voie. »
Quel message Delphine souhaite-t-elle transmettre aux femmes touchées par le cancer ?
Un message simple mais essentiel :
« Exprime-toi. Ne garde pas tout pour toi. Trouve juste les bonnes personnes à qui le dire. »
Parce qu’aucune femme ne devrait traverser la maladie seule.
Ressources utiles
📱 Instagram de Delphine :@lescoulissesdemoncancer
🤝 M.ON Collectif :@m.oncollectif.brest
🎗️ Informations sur le cancer du sein :Institut National du Cancer
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