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- « Chaque moment peut devenir dangereux… » – Au cœur de l’épilepsie : devenir mère malgré les crises
Dans cet épisode du podcast États Dames, Lola nous partage son histoire avec l’épilepsie, diagnostiquée à seulement 12 ans. Grandir avec une maladie invisible, imprévisible… puis devenir mère avec cette réalité en toile de fond. Un témoignage bouleversant sur la peur, la culpabilité… mais aussi sur la force et l’amour. L’épilepsie est une maladie neurologique qui peut impacter profondément le quotidien, en particulier lorsqu’on devient mère. À travers ce témoignage, découvrez comment concilier maternité et épilepsie, entre gestion des crises, fatigue et vigilance constante. ⚠️ Trigger Warning Cet épisode aborde : les crises d’épilepsie la peur de mettre son enfant en danger la culpabilité maternelle la dépression post-partum 💡 Le saviez-vous ? L’épilepsie ne se manifeste pas uniquement par des crises visibles. Certaines formes, appelées absences, sont de brèves coupures de l’activité cérébrale, souvent imperceptibles pour la personne elle-même. 💬 Citation marquante de l’épisode « Je prie tous les jours pour qu’il ne se passe rien. » ✨ Les moments clés de l’épisode Un diagnostic à 12 ans et une vie bouleversée Les restrictions du quotidien liées à la maladie Les traitements et leurs effets sur le corps Une adolescence marquée par le regard des autres Une vie adulte « normale » en apparence La grossesse et la peur de la transmission Une crise avec son bébé dans les bras La culpabilité et la peur d’être une mère dangereuse La fatigue comme facteur déclencheur L’incompréhension de l’entourage Apprendre à vivre autrement et à lâcher prise 📝 Transcription de l’épisode J’ai fait ma première crise d’épilepsie à 12 ans. Du jour au lendemain, tout a changé. Très vite, les médecins ont posé un diagnostic. Mais comprendre la maladie ne veut pas dire la maîtriser. Parce que l’épilepsie est imprévisible. Les examens peuvent être bons… et pourtant les crises sont là. Dans ma famille, il y avait déjà des cas. Alors quand on m’a annoncé ce que j’avais, ça a été un choc. Pas seulement pour moi, mais aussi pour ma mère. Et très vite, les interdictions sont arrivées. Ne pas rester seule enfermée. Ne pas se doucher porte verrouillée. Ne pas se baigner sans surveillance. Chaque geste du quotidien devient une situation à risque. Les traitements commencent tôt. Et avec eux, les effets secondaires. Des médicaments puissants, qui agissent sur le cerveau. Des impacts hormonaux importants. Avec le recul, je me rends compte que mon corps ne s’est pas développé comme celui des autres adolescentes. Rien n’a été prouvé à 100 %, mais les médecins n’excluent pas un lien. Grandir avec un traitement, c’est apprendre à vivre avec un corps qu’on ne contrôle pas totalement. Et puis il y a les crises. Parfois, ce sont des convulsions. Parfois, ce sont des absences. Comme une coupure d’électricité. Le cerveau s’arrête. Le corps se fige. Et le plus troublant, c’est qu’on ne se voit jamais faire une crise. On dépend du regard des autres. Malgré tout, j’ai eu une vie normale. J’ai pu vivre seule, conduire, avoir une relation. L’épilepsie n’était pas au centre de mon quotidien… mais elle n’était jamais loin. Quand j’ai appris que j’étais enceinte, la première chose que j’ai faite, c’est regarder mon traitement. Est-ce qu’il est compatible ? Heureusement, oui. Mais les questions restent. Les hormones, la fatigue, les risques… Et surtout : Est-ce que mon enfant peut avoir la maladie ? On m’a expliqué que ce n’était pas forcément génétique. Mais il n’y a jamais de risque zéro. La grossesse s’est bien passée. Mais la maternité, elle, est différente. Parce qu’avec l’épilepsie, chaque moment peut devenir dangereux. Porter son enfant. Donner le bain. Conduire. Tout peut basculer. Je me souviens d’une crise. Ma fille avait trois mois. J’étais debout, avec elle dans les bras. Et puis plus rien. Quand je me suis réveillée, j’étais par terre. Je ne comprenais pas ce qu’il s’était passé. Mais une seule chose comptait : « Où est ma fille ? » C’est ça, l’instinct maternel. Même au milieu du chaos, c’est elle que je cherchais. Heureusement, quelqu’un l’avait récupérée avant que je tombe. Elle allait bien. Mais moi, je ne le savais pas encore. Et pendant un moment… j’ai eu peur de la porter. Peur d’être dangereuse pour elle. Je pense que c’est à ce moment-là que quelque chose s’est cassé. Une peur profonde. Une culpabilité immense. Et probablement le début d’une dépression post-partum. Aujourd’hui encore, cette peur existe. Parfois, en voiture, une pensée surgit : « Et si tu faisais une crise maintenant ? » Alors j’essaie de ne pas y penser. Parce que sinon, tout devient dangereux. Ce qui est difficile aussi, c’est l’incompréhension. Les gens ne voient pas la maladie. Ils pensent que tout va bien. Alors il faut expliquer. Se justifier. Dire que tu es fatiguée… Et qu’on ne te croit pas. Dire que tu ne peux pas aller au cinéma ou à la fête foraine… Et passer pour celle qui exagère. Avec le temps, j’ai appris à vivre autrement. À accepter. À lâcher prise. À me dire que ce n’est pas grave. Et surtout, à transmettre ça à mes enfants. Qu’il y a toujours d’autres façons de profiter. D’autres chemins. Si je devais dire quelque chose aux femmes épileptiques, ce serait ça : Oui, vous pouvez devenir mères. Avec un suivi médical adapté. Avec un cadre. Mais oui. Parce que malgré tout… C’est la plus belle chose qui existe. Et je le referais. 🤍 Ressources utiles et soutien Ligue Française contre l’Épilepsie Epilepsy Foundation Groupes de parole pour femmes atteintes de maladies chroniques Suivi neurologique et accompagnement psychologique Questions fréquentes autour de l’épilepsie et de la maternité Qu’est-ce que l’épilepsie ? L’épilepsie est une maladie neurologique chronique qui provoque des crises liées à une activité électrique anormale du cerveau. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ? Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- « Comment on va dire ça à papa et maman ? » – Au cœur du cancer du sein HER2+++ : 29 ans et le monde qui bascule
Dans cet épisode du podcast États Dames, Charline nous plonge dans son histoire avec un cancer du sein HER2+++ diagnostiqué à seulement 28 ans. Rien ne l’avait préparée à entendre ces mots. Un diagnostic brutal, une vie qui bascule… et un combat qui commence. À travers son témoignage, Charline nous parle de ce que l’on ne voit pas : les émotions, les peurs, les bouleversements intérieurs… mais aussi cette force qui naît quand tout vacille. Le cancer du sein peut toucher des femmes jeunes et bouleverser profondément leur quotidien. Ce témoignage met en lumière le parcours de soins, les impacts physiques et émotionnels, ainsi que la reconstruction après la maladie. ⚠️ Trigger Warning Cet épisode aborde : le cancer du sein les traitements lourds (chimiothérapie, radiothérapie) la peur de mourir la perte de cheveux et les changements corporels l’anxiété et les crises d’angoisse 💡 Le saviez-vous ? Le cancer du sein HER2 positif est une forme dite agressive, mais qui bénéficie aujourd’hui de traitements ciblés efficaces, améliorant considérablement les chances de rémission. 💬 Citation marquante de l’épisode « J’ai compris que j’allais devoir me battre… et ne rien lâcher. » ✨ Les moments clés de l’épisode Un diagnostic à 28 ans, à quelques semaines de ses 29 ans Le choc de l’annonce et la sidération L’annonce à la famille : un moment bouleversant L’importance de l’entourage dans la maladie Le « tri » dans les relations Un protocole médical intense et éprouvant La perte des cheveux et le choc identitaire La ménopause artificielle à 29 ans Les peurs : mourir, souffrir, voir ses proches souffrir L’annonce de la rémission Apprendre à vivre après le cancer 📝 Transcription de l’épisode Charline ne pensait pas que sa vie allait basculer à ce moment-là. Rien ne l’avait préparée à entendre ces mots. Un cancer du sein HER2 triple positif. Avant ça, il y avait le quotidien. La vie qui suit son cours. Et puis ce corps qui envoie des signaux… sans vraiment alerter. Au début, on doute. On se rassure. On continue d’avancer. Jusqu’au moment où tout s’accélère. Les rendez-vous s’enchaînent. Les examens aussi. Et très vite… Le temps ne se compte plus en semaines, mais en traitements. Le 5 septembre 2024, à peine quatre semaines avant mes 29 ans, on m’annonce que j’ai un cancer du sein agressif. À ce moment-là, c’est un tourbillon d’émotions. Le choc. La peur. La tristesse. Je m’effondre immédiatement. Mais en même temps… une partie de moi se coupe. Comme si j’étais là, dans la pièce… sans vraiment entendre ce qu’on me dit. Le seul truc qui tournait en boucle dans ma tête, c’était : « Comment on va dire ça à papa et maman ? » Annoncer la maladie à mes proches a été encore plus difficile que l’annonce elle-même. On s’est tous réunis chez mes parents. Et là… Le regard de mon père. Celui de mon petit frère. La peur. C’est quelque chose que je n’oublierai jamais. Mais très vite, ils ont été là. Toujours là. À chaque rendez-vous. À chaque étape. Parce que dans la maladie, il y a aussi ça : on découvre sur qui on peut vraiment compter. Certaines personnes se rapprochent. D’autres s’éloignent. Et sans le vouloir… on fait du tri. Le protocole médical a été un véritable marathon. Rendez-vous tous les jours. Examens. Traitements. Chimiothérapie. Ménopause artificielle. Préservation des ovocytes. Opération. Radiothérapie. Tout s’enchaîne. Et le corps… suit comme il peut. Puis il y a un moment marquant. La perte des cheveux. Même en étant préparée… ça reste un choc. Se voir changer. Ne plus se reconnaître. Perdre ses cheveux. Ses cils. Ses sourcils. C’est à ce moment-là que j’ai compris : Ce n’était pas un cauchemar. C’était réel. À 29 ans, on me met en ménopause artificielle. Bouffées de chaleur. Insomnies. Fatigue. Et cette question qui arrive trop tôt : « Est-ce que je pourrai avoir des enfants ? » La peur s’installe. La peur de mourir. La peur de souffrir. La peur pour ses proches. Mais c’est aussi ça… qui donne la force de continuer. Le 3 avril 2025, on m’annonce que je suis en rémission complète. Plus aucune trace du cancer. Des larmes. Beaucoup de larmes. Mais cette fois… des larmes de soulagement. Et après ? Après, il faut apprendre à vivre. Avec la peur que ça revienne. Avec les contrôles réguliers. Avec cette épée de Damoclès. Mais il y a aussi autre chose. Une transformation. J’ai perdu mon insouciance. Mais j’ai gagné autre chose. La capacité à savourer. Les petites choses. Les moments simples. Aujourd’hui, je dirais à toutes les femmes : La vie ne s’arrête pas au cancer. C’est une épreuve. Un combat. Mais ce n’est pas la fin. Parce qu’après la pluie… Il y a toujours le beau temps. 🤍 Ressources utiles et soutien Ligue contre le cancer Institut National du Cancer Groupes de parole pour femmes atteintes de cancer Accompagnement psychologique spécialisé Questions fréquentes autour du cancer du sein HER2 positif (HER2+++) Qu’est-ce qu’un cancer du sein HER2+++ ? Le cancer du sein HER2 positif est une forme de cancer du sein caractérisée par une forte présence de la protéine HER2, qui favorise la croissance rapide des cellules cancéreuses. Le cancer du sein HER2+++ est-il agressif ? Oui, cette forme de cancer peut évoluer rapidement. Heureusement, il existe aujourd’hui des traitements ciblés spécifiques qui améliorent considérablement la prise en charge. Peut-on avoir un cancer du sein avant 30 ans ? Oui. Même si le cancer du sein touche plus fréquemment les femmes après 50 ans, certaines femmes sont diagnostiquées très jeunes, parfois avant 30 ans. Quels sont les symptômes du cancer du sein ? Les symptômes peuvent inclure : une boule dans le sein, une modification de la peau, une douleur inhabituelle, un changement de forme du sein, un écoulement, ou une fatigue importante. Pourquoi le diagnostic d’un cancer du sein est-il un choc psychologique ? Parce qu’il bouleverse brutalement la vie quotidienne, les projets, le rapport au corps, la féminité, la maternité et parfois même l’identité. Quels traitements peuvent être proposés pour un cancer du sein HER2 positif ? La prise en charge peut inclure : chimiothérapie, thérapies ciblées anti-HER2, chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie selon les cas. Comment le cancer du sein impacte-t-il l’image de soi ? Les traitements peuvent entraîner une perte de cheveux, des cicatrices, une fatigue extrême ou des changements corporels importants, pouvant affecter profondément l’estime de soi. Pourquoi parle-t-on de charge émotionnelle dans le cancer ? Au-delà des traitements physiques, le cancer entraîne souvent : peur, anxiété, solitude, colère, fatigue mentale, hypervigilance, et incertitude face à l’avenir. Peut-on continuer à vivre des moments de joie pendant un cancer ? Oui. Malgré les traitements et les difficultés, certaines personnes trouvent du réconfort dans leurs proches, leurs passions, l’humour ou les petites victoires du quotidien. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ?Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- Au cœur de l’exophtalmie : survivre quand son reflet se brise
Solène vit avec une maladie de Basedow depuis l’adolescence. Très tôt, cette maladie auto-immune dérègle sa thyroïde, bouleverse son corps, son humeur, son énergie, et provoque une exophtalmie qu’elle mettra des années à identifier comme telle. Pendant longtemps, Solène pense que ses yeux font simplement partie d’elle. Qu’ils sont comme ça. Qu’elle doit vivre avec ce regard, ces douleurs, ces migraines, cette sécheresse oculaire, ce visage qui change sans qu’elle comprenne vraiment pourquoi. À 25 ans, elle subit une ablation complète de la thyroïde. Mais les séquelles oculaires restent. Un jour, Solène décide de se faire opérer pour tourner la page, soulager ses complexes et retrouver un visage qui lui ressemble enfin. Mais cette opération va faire basculer sa vie. Dans cet épisode du podcast États Dames, Solène raconte avec une immense lucidité son parcours médical, émotionnel et intime : la maladie de Basedow, l’exophtalmie, la décompression orbitaire, les complications, la fracture du plancher orbitaire, les douleurs atroces, les opérations à répétition, la maltraitance médicale, la perte de confiance envers les médecins, le départ au Japon pour tenter d’être soignée autrement, et ce combat immense pour retrouver un jour un visage équilibré, une estime de soi, et une vie plus douce. Un témoignage bouleversant sur ce que la médecine peut parfois abîmer, mais aussi sur la force qu’il faut pour continuer malgré la solitude, les traumatismes et l’épuisement. Trigger Warning Cet épisode aborde des sujets sensibles :maladie chronique, complications chirurgicales, douleurs intenses, maltraitance médicale, errance médicale, traumatisme, perte de confiance envers le corps médical, modification du visage, perte d’estime de soi, dépression, isolement et souffrance psychologique. Prenez soin de vous pendant l’écoute. Vous pouvez faire une pause à tout moment. Portrait de Solène pour l'épisode du podcast "États Dames" sur l'exploration de l'exophtalmie. Le saviez-vous ? La maladie de Basedow est une maladie auto-immune qui touche la thyroïde. Elle peut provoquer une hyperthyroïdie, avec des symptômes comme des palpitations, une perte de poids, des bouffées de chaleur, une fatigue importante, une irritabilité ou encore des troubles de l’humeur. Chez certaines personnes, elle peut aussi entraîner une atteinte oculaire appelée orbitopathie basedowienne, pouvant provoquer une exophtalmie, c’est-à-dire une projection anormale d’un ou des deux yeux vers l’avant. Au-delà de l’aspect médical, l’exophtalmie peut avoir un impact profond sur l’image de soi, le rapport au miroir, la confiance, la vie sociale et la santé mentale. Citation percutante de l’épisode « Ce qui nous arrive ne signifie pas que nous le méritons. Ce n’est pas une question de karma. C’est simplement la vie… et parfois, elle est dure. »— Solène Les moments clés de l’épisode Une maladie de Basedow apparue très jeune Solène raconte les premiers symptômes dès l’adolescence : les tachycardies, les bouffées de chaleur incontrôlables, les pertes de poids importantes, les montées de colère, l’épuisement physique et mental. Pendant longtemps, ses symptômes sont attribués à son passé, à ses émotions ou à l’adolescence. Le diagnostic arrive finalement vers ses 16 ans. L’exophtalmie longtemps normalisée Solène explique qu’elle n’a pas tout de suite compris que ses yeux avaient changé à cause de la maladie. Pendant des années, elle pense simplement avoir de “gros yeux”. Le regard des autres évolue aussi : d’abord des compliments, puis des moqueries. Peu à peu, son reflet devient difficile à supporter. Le besoin de tourner la page Après son ablation de la thyroïde, l’exophtalmie diminue mais laisse des séquelles. Solène se renseigne alors sur la décompression orbitaire, une opération qui peut permettre de repositionner les yeux dans l’orbite. Pour elle, cette intervention représente un espoir : celui de retrouver un visage plus apaisé, plus équilibré, plus proche d’elle-même. Une opération qui vire au traumatisme Solène raconte le moment glaçant où, juste avant l’anesthésie, elle entend que son scanner et son IRM orbitaire sont introuvables. Au réveil, elle ressent immédiatement des douleurs atroces, notamment des décharges électriques au niveau de l’œil gauche. Très vite, elle sent que quelque chose ne va pas. La fracture du plancher orbitaire Plusieurs mois plus tard, Solène découvre qu’elle a une fracture du plancher orbitaire. Cette information ne lui est pas donnée clairement par le chirurgien qui l’a opérée, mais par un autre médecin contacté ensuite. Ce moment est paradoxalement un soulagement : enfin, des mots sont posés sur ce qu’elle ressentait et voyait depuis le début. La maltraitance médicale et le déni de sa souffrance L’un des aspects les plus marquants de son témoignage est la manière dont Solène décrit le sentiment d’être niée, rabaissée, humiliée. Lorsqu’elle exprime sa détresse face à son visage transformé, on lui répond que c’est “dans sa tête”, que ses émotions sont liées à sa maladie de Basedow, ou encore qu’elle exagère. Pour Solène, cette invalidation est une violence supplémentaire. L’image de soi brisée Solène parle avec beaucoup de sincérité de son rapport à la beauté, à son visage, à ses yeux. Elle explique combien le fait de se sentir belle avait été une ressource dans sa vie, notamment après une enfance difficile. Perdre cette image d’elle-même, ne plus se reconnaître dans le miroir, a été une blessure profonde. Le départ au Japon Après de nombreux rendez-vous en France et une perte de confiance envers plusieurs médecins, Solène décide de partir au Japon pour tenter d’être soignée autrement. Elle y est prise en charge par le docteur Kashima, dans une clinique oculofaciale à Tokyo. Son parcours reste lourd : infections, complications, nouvelles opérations, vision double, fatigue extrême. Le combat pour continuer Malgré l’épuisement, Solène continue. Elle parle de son instinct de survie, de sa détermination, de cette lumière intérieure qui l’empêche de lâcher. Elle veut retrouver un visage équilibré. Elle veut reprendre la danse, la photo, ses projets créatifs, sa vie. Ce que cet épisode raconte au-delà de la maladie Cet épisode ne parle pas seulement d’exophtalmie. Il parle du rapport au visage.Du droit de souffrir d’un changement physique.Du besoin d’être crue.De la solitude face au pouvoir médical.De l’épuisement que provoque l’errance.De ce que le regard des autres peut faire au corps et à l’esprit.De la reconstruction, même quand elle semble interminable. Solène rappelle aussi une chose essentielle : vouloir se sentir belle, vouloir aimer son reflet, vouloir retrouver un visage dans lequel on se reconnaît, ce n’est pas superficiel. C’est parfois une question de survie intérieure. Ressources utiles et soutien Si vous vivez avec une maladie de Basedow, une exophtalmie, une maladie chronique ou des séquelles après une opération, il est important de ne pas rester seule. Vous pouvez vous tourner vers : votre médecin traitant ; un endocrinologue ; un ophtalmologue spécialisé ; un chirurgien oculoplastique ou maxillo-facial ; un psychologue ou psychiatre si l’impact émotionnel devient trop lourd ; des associations de patients autour des maladies thyroïdiennes ou des maladies chroniques ; des groupes de soutien entre personnes concernées. En cas de douleurs importantes, de perte de vision, de vision double brutale, d’infection ou d’aggravation rapide des symptômes, consultez en urgence. Le témoignage de Solène est dur, lucide, parfois révoltant, mais profondément nécessaire. Il met en lumière une réalité dont on parle trop peu : les conséquences physiques, psychologiques et identitaires que peuvent laisser une maladie et une opération qui se complique. À travers son histoire, Solène raconte l’injustice, la colère, la solitude, mais aussi cette force immense qui pousse à se relever encore, même quand tout semble trop lourd. Un épisode fort sur la maladie, l’image de soi, la reconstruction et la rage de ne pas abandonner. Vous écoutez États Dames, le podcast au cœur de votre santé, pour toutes les femmes dont le corps et l’esprit ont été bouleversés. Transcription de l’épisode Au cœur de l’exophtalmie : survivre quand son reflet se brise 🎙️ Parfois, une maladie ne s’arrête pas à faire souffrir le corps. Parfois, elle vole bien plus que ça. Elle vole un visage. Elle vole un reflet. Elle vole une partie de l’élan qu’on avait pour vivre, créer, aimer, avancer. Solène a grandi avec une maladie de Basedow, une hyperthyroïdie apparue très jeune, qui a lentement transformé son corps, ses émotions, et son regard sur elle-même. Pendant longtemps, elle a cru que ses yeux faisaient simplement partie d’elle… Jusqu’au jour où l’exophtalmie est devenue trop lourde à porter. Jusqu’au jour où elle a voulu tourner la page. Retrouver un visage apaisé. Retrouver un peu de paix. Mais au lieu de refermer une blessure… Une opération va en ouvrir une autre. Une erreur médicale. Des douleurs atroces. Des interventions qui s’enchaînent. Des mois d’errance, de solitude, de doute. Et ce miroir… devenu presque impossible à regarder. Dans cet épisode, Solène raconte la violence de ce parcours. La maltraitance médicale. L’abandon. La perte de confiance. Et ce combat pour reconstruire son orbite, son visage… Et ne pas se perdre entièrement. Parce que certaines blessures ne se voient pas. Et parfois, survivre… c’est continuer à se battre quand tout en soi hurle de s’arrêter. 🎙️ Le début : une maladie qui s’installe trop tôt “Mon premier souvenir… c’est le chirurgien qui me dit :‘Vous allez avoir des opérations de reconstruction à la hauteur de vos exigences esthétiques.’” Solène a 15 ans quand les premiers symptômes apparaissent. À 16 ans, le diagnostic tombe : maladie de Basedow. Mais avant ça, tout est confus. Ses émotions sont interprétées comme “trop fortes”. Ses réactions comme “exagérées”. Ses symptômes comme “liés à l’adolescence”. Alors que son corps, lui, est déjà en train de lâcher. Tachycardies. Bouffées de chaleur incontrôlables. Perte de poids. Épuisement physique et mental. Jusqu’au jour où elle s’effondre. “Je ne contrôlais plus mon corps… même plus mes organes.” 🎙️ Un visage qui change… sans comprendre pourquoi Ses yeux gonflent. Son cou aussi. Mais personne ne met de mots. Alors Solène s’adapte. Elle normalise. “Je pensais que c’était moi. Que c’était naturel.” Au début, les gens lui disent qu’elle a de beaux yeux. Puis les remarques changent. Puis viennent les moqueries. Et elle continue de vivre avec ça. Avec les douleurs. Avec les migraines. Avec la sécheresse oculaire. Sans savoir. Elle découvrira l’exophtalmie… des années plus tard. 🎙️ L’opération de l’espoir Après une ablation de la thyroïde à 25 ans, les symptômes diminuent. Mais son regard reste marqué. Alors elle prend une décision. “Je me suis dit : je peux me faire opérer… et retrouver des yeux normaux.” Mais en France, on lui répond : “Ça ne se voit pas. Ce n’est pas nécessaire.” Et là, une fracture invisible apparaît. Pas dans son corps. Mais dans sa relation à la médecine. “Pourquoi c’est eux qui décident si c’est acceptable… et pas moi ?” Elle insiste.Elle cherche. Elle trouve un chirurgien. Et elle se lance. 🎙️ Le moment où tout bascule Le jour de l’opération. Le scanner et l’IRM ont disparu. “Et j’entends : ‘C’est pas grave, on va faire ça de tête.’” Elle pense à une blague. Mais aujourd’hui… elle n’en est plus sûre. 🎙️ Une douleur immédiate, anormale Au réveil, la douleur est insupportable. “Des décharges électriques dans l’œil… je savais que ce n’était pas normal.” Mais personne ne l’écoute. Les semaines passent. Les mois aussi. Son œil change. Il se déforme. Il se creuse. Il ne ressemble plus à l’autre. 🎙️ La vérité qu’on ne lui dit pas Cinq mois plus tard, un autre médecin lui écrit. “Vous avez une fracture du plancher orbitaire.” Et là… Soulagement. “Parce qu’enfin… je n’étais pas folle.” 🎙️ Le déni médical Face aux médecins, Solène pleure. Elle dit qu’elle est défigurée. Qu’elle ne se reconnaît plus. On lui répond : “C’est dans votre tête.” “C’est votre maladie.”“Vous ne contrôlez pas vos émotions.” Mais elle sait. “Je sais faire la différence entre pleurer à cause de ma maladie… et pleurer parce qu’on a détruit mon visage.” 🎙️ Le miroir brisé Ce qu’elle perd, ce n’est pas seulement un visage. C’est un repère.Une force. “Me sentir belle… c’était ce qui m’avait aidée à tenir toute ma vie.” Et soudain, tout disparaît. “J’ai eu l’impression qu’on m’enlevait la dernière chose qui me permettait d’avancer.” 🎙️ La solitude Elle traverse tout ça… seule. Rendez-vous.Opérations.Décisions. Et surtout… le doute. “Ils m’ont fait douter de moi du début à la fin.” 🎙️ La guerre Elle annule son départ au Japon.Ses projets.Sa vie. Et elle se dit : “Là, c’est la guerre.” Mais elle ne savait pas… Que cette guerre durerait trois ans. 🎙️ 20 opérations plus tard “Je continue… parce que je n’ai pas le droit de lâcher.” Même si parfois, elle veut abandonner. Même si parfois, elle préférerait ne plus se battre. 🎙️ Le Japon : une autre prise en charge Après avoir été abandonnée par de nombreux médecins en France, Solène part au Japon. Elle y trouve une autre écoute.Un autre regard.Une autre manière de soigner. Mais le parcours reste lourd : infections opérations à répétition fatigue extrême vision double 🎙️ Le regard des autres Le plus dur ? Ce ne sont pas toujours les inconnus. Ce sont parfois les proches. “Quand je dis que je me sens laide… on me dit que ça ne se voit pas.” Mais elle, elle le voit. Elle le vit. 🎙️ Ce qu’elle veut dire aux femmes “Si quelque chose vous fait souffrir sur votre visage… changez-le.” Pas pour correspondre.Mais pour se retrouver. “On n’a qu’une vie.” 🎙️ Ce qui la fait tenir Une chose simple. “Je ne resterai pas comme ça.” Et cette lumière intérieure. “Je suis forte. Je ne pensais pas… mais je suis forte.” 🎙️ Le message final “Ne vous victimisez pas.” Pas par dureté.Mais par survie. “Ce qui nous arrive ne veut pas dire qu’on le mérite.” La vie est dure.Parfois injuste. Mais… “On n’a pas le choix. Il faut se battre.” Le témoignage de Solène est une traversée. De la douleur.De l’injustice.Du doute. Mais aussi de la force.De la lucidité.Et d’un instinct de survie impressionnant. Une voix essentielle.Un récit qui marque. Questions fréquentes autour de l’exophtalmie et de la maladie de Basedow Qu’est-ce que l’exophtalmie ? L’exophtalmie est une protrusion anormale des yeux vers l’avant. Elle est souvent liée à une maladie auto-immune de la thyroïde, comme la maladie de Basedow. Quels sont les symptômes de l’exophtalmie ? L’exophtalmie peut provoquer : des douleurs oculaires, une sécheresse des yeux, des migraines, une vision double, une gêne esthétique, des difficultés à fermer les paupières, ou encore une fatigue visuelle importante. Quel est le lien entre la maladie de Basedow et l’exophtalmie ? La maladie de Basedow est une maladie auto-immune qui peut toucher la thyroïde mais aussi les tissus autour des yeux. Cela peut entraîner une inflammation et un gonflement derrière l’orbite. Qu’est-ce qu’une décompression orbitaire ? La décompression orbitaire est une opération chirurgicale visant à réduire la pression dans l’orbite et à repositionner les yeux. Elle peut être proposée dans certaines formes sévères d’exophtalmie. Quels sont les risques d’une décompression orbitaire ? Comme toute chirurgie, cette intervention comporte des risques : infections, douleurs, asymétrie, vision double, atteintes nerveuses ou complications orbitales. Peut-on vivre avec une vision double au quotidien ? Oui, mais cela peut être très handicapant. La vision double peut provoquer des vertiges, des nausées, une fatigue importante et impacter fortement la vie quotidienne. Pourquoi l’image de soi est-elle un sujet central dans cet épisode ? Parce que les complications vécues par Solène ont profondément modifié son visage et son rapport au miroir. L’épisode aborde la souffrance psychologique liée à l’apparence et au regard des autres. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ?Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à :etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- Au cœur du TDAH et du TAG : un quotidien invisible
On me voit souvent sourire. Être dynamique. Parler vite. Rire fort. Avoir mille idées à la seconde. Mais à l’intérieur… tout est plus intense. Plus rapide. Plus épuisant aussi. Dans cet épisode d’États Dames, je vous ouvre les portes de mon quotidien avec un TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) et un trouble anxieux généralisé (TAG). Un quotidien qui ne se voit pas toujours… mais qui impacte chaque aspect de ma vie : la maternité, le travail, le couple, l’organisation, les émotions, le corps, le mental. Parce qu’un handicap invisible reste un handicap. Même quand personne ne le remarque. ⚠️ Trigger warning Anxiété, dissociation, épuisement mental, surcharge émotionnelle, handicap invisible. Quand le cerveau ne s’arrête jamais Le TDAH et le TAG, ce n’est pas “être un peu distrait” ou “un peu stressé”. C’est vivre avec un cerveau qui tourne en permanence. Dans cet épisode, je raconte cette fatigue invisible : celle qui arrive d’un coup, après des heures à fonctionner en hyperfocus sans ressentir les besoins de base. Oublier de manger. Oublier de boire. Oublier d’aller aux toilettes. Enchaîner les tâches sans réussir à s’arrêter. Quand quelque chose me passionne, comme le podcast, je peux travailler pendant des heures sans voir le temps passer. Mais derrière cette énergie, il y a aussi un épuisement immense. Le trouble anxieux généralisé : vivre dans l’anticipation permanente Le trouble anxieux généralisé est comme un bruit de fond constant. Même quand tout va bien, le cerveau imagine le pire. Traverser une route peut devenir un scénario catastrophe en quelques secondes : imaginer un accident, l’hôpital, les proches qui pleurent… Tout cela sans qu’il ne se passe rien. Et cette hypervigilance mentale devient épuisante. Dans les moments de stress intense, mon corps peut même dissocier : malaise, sensation de ne plus être là, perte de contact avec la réalité. Être maman avec un TDAH La maternité avec un TDAH est remplie d’amour… mais aussi de culpabilité. J’aime profondément mes filles. On rit énormément ensemble. Je fais des voix, des personnages, des imitations. Avec elles, je peux être pleinement moi-même. Mais tenir une routine, poser un cadre ou gérer l’organisation quotidienne peut devenir très difficile. Et cette difficulté invisible provoque souvent beaucoup de culpabilité. Le masque social : cacher son fonctionnement pour “rentrer dans la norme” Pendant longtemps, j’ai appris à me contrôler. À cacher certaines réactions. À surveiller ma façon de parler. À retenir mes gestes, ma spontanéité, mon énergie. Parce qu’au travail, dans certains environnements, je sentais les regards. Alors je faisais semblant. Et faire semblant en permanence, ça épuise énormément. Aujourd’hui, pour la première fois, je travaille dans un environnement où je peux être moi-même. Et ça change tout. Le diagnostic TDAH : comprendre enfin son fonctionnement Le jour de mon diagnostic, j’ai pleuré. Pas de tristesse. De soulagement. Parce que d’un coup, toute ma vie prenait sens : mes réactions, mes difficultés, mon anxiété, mon hypersensibilité, mon besoin de bouger, mon cerveau qui part dans tous les sens. Pendant des années, j’ai cru que j’étais “trop”. Trop intense. Trop émotive. Trop dispersée. Trop différente. Et finalement, j’ai compris que mon cerveau fonctionnait simplement autrement. Le TDAH : un handicap invisible… mais aussi une force Le TDAH peut être épuisant. Mais il apporte aussi : une créativité immense, une pensée rapide, une grande capacité d’adaptation, de l’intuition, des idées permanentes, une intensité émotionnelle forte. Quand je suis dans un environnement bienveillant, où je peux être comprise et respectée, cette différence devient une vraie force. Les oublis du quotidien : une réalité souvent minimisée Dans cet épisode, je parle aussi de ces petites choses que beaucoup ne voient pas : oublier le feu allumé, laisser couler l’eau, oublier ses clés, oublier une tâche en plein milieu, perdre la notion du temps, commencer dix choses sans réussir à les terminer. Des situations qui peuvent paraître “banales” de l’extérieur… mais qui deviennent très lourdes au quotidien. Pourquoi parler du TDAH chez les femmes est essentiel Le TDAH chez les femmes reste encore largement sous-diagnostiqué. Beaucoup de femmes passent des années à penser : qu’elles sont désorganisées, paresseuses, “trop sensibles”, incapables, mauvaises mères, ou simplement “pas normales”. Alors qu’en réalité, leur cerveau fonctionne différemment. Parler du TDAH féminin, du TAG et des handicaps invisibles permet de : mieux comprendre ces troubles, réduire la culpabilité, améliorer la prise en charge, et surtout rappeler aux femmes concernées qu’elles ne sont pas seules. Une réalité invisible… mais bien réelle Le TDAH et le trouble anxieux généralisé ne se voient pas toujours. Mais ils impactent profondément : les relations, le travail, la parentalité, l’estime de soi, l’organisation, la santé mentale. Et pourtant, derrière cette fatigue invisible, il y a aussi énormément de force. Aujourd’hui, j’apprends encore : à ralentir, à m’écouter, à accepter mon fonctionnement, et à arrêter de me comparer aux autres. 💬 Si vous vous reconnaissez dans cet épisode… Si vous vous sentez souvent “en décalage”, épuisée mentalement ou submergée par vos pensées… Sachez une chose : vous n’êtes pas seule. 🎧 Écouter l’épisode complet Transcription complète Découvrez la transcription complète de l’épisode « Au cœur du TDAH et du TAG : un quotidien invisible » du podcast États Dames. Dans cet épisode, je partage mon vécu avec un TDAH et un trouble anxieux généralisé : charge mentale, anxiété, hyperactivité mentale, oubli, épuisement invisible, maternité et handicap invisible. Vous, ça vous arrive parfois. Moi, c’est tout le temps. Et ça ne se voit pas. Mais ça change toute une vie. Dans cet épisode, je vais vous partager mon quotidien avec un TDAH et un trouble anxieux généralisé. Un quotidien invisible, mais qui impacte chaque moment de ma vie. Ce que vous allez entendre, c’est ma réalité, sans filtre. Oui, tout le monde peut oublier, stresser ou se disperser. Mais dans le TDAH et le TAG, ce n’est pas ponctuel. C’est amplifié, permanent et souvent incontrôlable. Et c’est ça qui change tout. Vous écoutez États Dames, le podcast au cœur de votre santé. Excellente écoute. On me voit souvent souriante, très joyeuse, parfois même comme une enfant. On me l’a déjà dit plusieurs fois. Mais à l’intérieur, ce n’est pas aussi simple. Je suis fatiguée. Et cette fatigue, je ne la ressens pas comme tout le monde. Souvent, je ne la sens même pas arriver. Et quand elle arrive, c’est déjà trop tard. Je suis vidée. J’ai de grosses migraines. Je n’ai plus d’énergie. Le plus souvent, ça arrive quand je suis à fond dans quelque chose. Le podcast, par exemple. Ça me passionne tellement que je ne vois plus les heures passer. Je peux enchaîner sans m’arrêter. Alors qu’en réalité, derrière, je gère tout toute seule : trouver les invités, préparer les épisodes, écrire les questions, enregistrer, monter, publier, faire la promotion… Et en même temps, je suis maman de trois enfants. Parfois, je me demande sincèrement comment je fais. Parce que oui, c’est un handicap invisible. Et il est partout : dans mon couple, dans mon travail, dans ma vie de mère. Le plus dur, c’est que j’ai souvent l’impression que ça dérange davantage les autres que moi. Et à force de le ressentir, ça finit par me blesser aussi. Parce que je sens bien que je ne rentre pas dans la norme. Mon cerveau, lui, ne s’arrête jamais. Et ça, c’est aussi lié à mon anxiété. J’ai un trouble anxieux généralisé. C’est comme un fond permanent, toujours présent, même quand tout va bien. Je peux m’inquiéter pour tout, tout le temps. Je vais immédiatement imaginer le pire. Mais vraiment le pire : des scénarios catastrophes dignes d’un film d’horreur. Et ça, encore et encore. C’est épuisant. Par exemple, quand je traverse une route, ce n’est pas juste :« Je regarde à droite, à gauche, il n’y a pas de voiture, je traverse. » Non. Pendant que je traverse, mon cerveau a déjà imaginé : l’accident, l’ambulance, mes proches en pleurs, mon enterrement… Tout ça en quelques secondes. Alors qu’il ne s’est absolument rien passé. Parfois, quand le stress devient trop fort, mon corps lâche. Je commence à me sentir partir, comme si je n’étais plus vraiment là. Et ça peut aller jusqu’au malaise. Ma psychiatre m’a expliqué que c’était de la dissociation. Et ça peut arriver pour des choses qui semblent simples, comme la peur d’être en retard pour aller chercher mes filles. La dernière fois, ça m’est arrivé dans le bus. Et ce qui était difficile, c’est que j’étais avec mes deux plus petites filles et que j’allais chercher la grande. Un homme m’a rattrapée. Et ça, c’est dur. Parce qu’à l’extérieur, rien ne se voit. On a toujours l’impression que je gère. Avec mes filles, pourtant, c’est un bonheur immense. On rigole tout le temps. Par contre, quand je dois m’énerver ou poser un cadre, c’est compliqué. J’ai du mal à tenir une routine. Et ça me fait culpabiliser quand je regarde les autres mamans. Mais l’amour que j’ai pour elles est immense. Avec elles, je peux être moi-même. Je fais des voix, des personnages, des imitations. On rit énormément ensemble. Et avec elles, je ne me sens pas bizarre. Parce qu’elles ne me jugent pas. Depuis toujours, j’ai ce besoin de jouer avec ma voix, de changer d’intonation. Ça sort naturellement. Mais pendant longtemps, je me suis demandé si c’était “trop”. Si j’étais bizarre. J’ai vite compris que je ne pouvais pas être moi-même partout, surtout au travail. Je sens les regards. Les silences. Les réactions. Alors je me coupe immédiatement. Je me contrôle. Et souvent, le simple fait de me sentir observée me stresse encore plus. Je perds mes moyens. Et c’est épuisant. Aujourd’hui, dans mon travail actuel, pour la première fois, je peux être moi-même. Mes collègues m’acceptent comme je suis. Je peux être spontanée, rire, être naturelle. Et ça change tout. Ma responsable est également au courant de mon TDAH et de mon trouble anxieux généralisé. Je suis reconnue RQTH, travailleuse handicapée. On a appris à travailler ensemble, à s’adapter. Et sincèrement, ça fait toute la différence. Le jour de mon diagnostic, j’ai pleuré. Mais pas de tristesse. De soulagement. Parce que tout prenait enfin sens :mes réactions, mes difficultés, mes souvenirs d’enfance… Petite, je dansais partout.Même dans les magasins. Ma mère n’en pouvait plus. Mais elle avait fini par comprendre que c’était plus fort que moi. La danse était une façon de m’exprimer, d’évacuer. Quand j’ai reçu mon diagnostic, j’ai compris que je n’étais pas “bizarre”. Mais j’ai aussi ressenti de la tristesse. Parce que pendant des années, j’ai cru que tout ça, c’était simplement “moi”. Alors je me suis demandé : « Si je n’avais pas de TDAH… qui serais-je ? » Et ça, ça a été difficile. Mais j’ai aussi compris une chose importante : Le TDAH n’est pas uniquement un handicap. C’est aussi une force. Quand je suis bien entourée et à ma place, je suis extrêmement créative. Je vais vite. J’ai énormément d’idées. Je fais des liens rapidement. Quand quelque chose me passionne, je peux me donner à 200 %. Mais cette intensité peut faire peur. Parce qu’elle sort du cadre. Et parfois, ça m’a même fait perdre certains postes. Quand les gens ne savent pas, le quotidien devient une lutte permanente. Le nombre de fois où j’ai entendu : « Ah bon ? Toi, tu as un TDAH ? Ça ne se voit pas. » Ou : « Je connais quelqu’un qui a un TDAH et tu ne lui ressembles pas du tout. » Mais chaque personne est différente. Nous n’avons pas tous les mêmes symptômes, les mêmes comorbidités ou les mêmes fonctionnements. Le quotidien reste compliqué. Je peux oublier que je suis en train de cuisiner. Oublier le feu allumé. Laisser couler l’eau. Même avec des alarmes. Parce que mon cerveau part ailleurs en une seconde. Avec mon conjoint, on a donc réparti certaines tâches. La cuisine, par exemple, c’est lui. Par sécurité. Quand je suis concentrée sur quelque chose, je peux oublier de manger, de boire ou même d’aller aux toilettes. Puis d’un coup, tout revient. Il y a aussi des choses très simples qui deviennent compliquées. Comme se laver les dents. Ça paraît bête à dire, mais c’est une vraie réalité du TDAH. Mes émotions sont toujours très fortes. Je peux pleurer pour une remarque. Passer d’une immense joie à un effondrement très rapidement. Mon cerveau ne se repose jamais. Je commence plein de choses, mais j’ai du mal à les terminer. Je dois tout noter. Sinon, j’oublie. Même des choses importantes. Quand je pars de chez moi, c’est tout un scénario. Je prends mes affaires. Je sors. Puis je me rends compte que j’ai oublié quelque chose. Alors je rentre. Puis je ressors. Puis j’oublie encore autre chose. Et ça recommence plusieurs fois. Parfois, je laisse même la porte ouverte sans m’en rendre compte. Mes filles attendent devant pendant que je repars faire autre chose. Et ensuite, je culpabilise énormément. Aujourd’hui, j’apprends encore à m’écouter. À ralentir. À accepter que mon fonctionnement est différent. Et que ce n’est pas forcément un défaut. Ce qui m’aide aussi parfois, ce sont les vidéos humoristiques sur le TDAH ou le TSA. Parce que je me reconnais dedans. Et surtout, parce que ça me fait me sentir moins seule. Je pourrais en parler pendant des heures. Mais si vous vous reconnaissez dans ce que je raconte, si vous vous sentez souvent en décalage… Sachez une chose : Vous n’êtes pas seule. Ce n’est peut-être pas visible. Mais c’est bien réel. Extraits vidéo et contenus Instagram autour du TDAH et du TAG Pour sensibiliser davantage au TDAH adulte, au trouble anxieux généralisé et aux handicaps invisibles, découvrez également les publications Instagram liées à cet épisode d’États Dames. États Dames — Podcast santé & témoignages États Dames donne la parole aux femmes sur leurs parcours de santé physique et mentale, avec des témoignages intimes, authentiques et sans filtre. Parce que derrière chaque diagnostic, il y a une histoire humaine. Questions fréquentes autour du TDAH et du trouble anxieux généralisé Le TDAH et le TAG restent encore très mal compris, surtout chez les femmes adultes. Entre idées reçues, symptômes invisibles et diagnostic tardif, beaucoup de questions reviennent souvent. Pour aller plus loin après ce témoignage, voici quelques réponses aux questions les plus fréquentes autour du TDAH, du trouble anxieux généralisé et du quotidien avec un handicap invisible. Qu’est-ce que le TDAH chez l’adulte ? Le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) peut provoquer des difficultés de concentration, une impulsivité, une fatigue mentale importante, des oublis fréquents et une surcharge cognitive au quotidien. Qu’est-ce qu’un trouble anxieux généralisé (TAG) ? Le TAG est une anxiété permanente et excessive. Les pensées tournent en boucle, le cerveau anticipe constamment le pire et le stress devient difficile à contrôler, même sans danger réel. Le TDAH peut-il être invisible ? Oui. Beaucoup de femmes avec un TDAH développent des stratégies pour masquer leurs difficultés. De l’extérieur, elles peuvent sembler organisées, sociables ou performantes, alors qu’à l’intérieur tout est beaucoup plus difficile. Pourquoi le TDAH chez les femmes est-il souvent diagnostiqué tardivement ? Chez les femmes, le TDAH est souvent moins visible que chez les garçons. Les symptômes peuvent être confondus avec de l’anxiété, de la fatigue ou une hypersensibilité émotionnelle. Peut-on avoir un TDAH et un TAG en même temps ? Oui, ces troubles sont fréquemment associés. L’anxiété peut être renforcée par les difficultés du TDAH : oublis, surcharge mentale, peur de l’échec ou difficulté à gérer le quotidien. Quels impacts le TDAH peut-il avoir dans la vie quotidienne ? Le TDAH peut impacter : le travail, la parentalité, l’organisation, les relations, la gestion des émotions, la fatigue mentale, la confiance en soi. Pourquoi certaines personnes avec un TDAH oublient-elles de manger ou de dormir ? Lorsqu’une personne TDAH est hyperfocus sur une tâche ou une passion, son cerveau peut totalement oublier certains besoins essentiels comme manger, boire ou se reposer. Le TDAH est-il reconnu comme un handicap ? Dans certains cas, oui. Certaines personnes peuvent obtenir une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) lorsque le trouble impacte fortement leur quotidien professionnel. Comment aider une personne vivant avec un TDAH ou un TAG ? L’écoute, la patience, l’absence de jugement et la compréhension du fonctionnement neuroatypique sont essentielles. Les remarques minimisant les difficultés peuvent être très douloureuses. Où écouter l’épisode “Au cœur du TDAH et du TAG : un quotidien invisible” ? Vous pouvez écouter l’épisode directement sur le podcast États Dames, le podcast au cœur de votre santé. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ? Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- Au cœur de la maladie de Lyme : quand le corps parle… mais que personne n’écoute
La maladie de Lyme est une maladie encore trop mal comprise. Ses symptômes sont souvent invisibles… et pourtant profondément invalidants. Fatigue extrême, douleurs chroniques, troubles neurologiques… Des signaux que le corps envoie, parfois pendant des années, sans être entendus. Dans cet épisode du podcast États Dames, Élodie partage son parcours. Un témoignage bouleversant sur l’errance médicale, le doute… et la nécessité d’être crue. Un témoignage à écouter pour comprendre ce que vivent les femmes face aux maladies invisibles. ⚠️ Trigger Warning Douleur chronique – errance médicale – invalidité – souffrance psychologique Maladie de Lyme : des symptômes invisibles mais bien réels Dès l’enfance, Élodie vit avec des symptômes inexpliqués : douleurs musculaires et articulaires fatigue intense troubles neurologiques pertes de mobilité Malgré un suivi médical constant, aucune réponse claire. “J’ai toujours grandi au rythme des rendez-vous médicaux… mais sans jamais vraiment être comprise.” Errance médicale : quand personne ne trouve Pendant des années, les examens sont normaux. Et les phrases reviennent : 👉 “C’est dans votre tête.” 👉 “Vous êtes trop sensible.” 👉 “C’est le stress.” Petit à petit, le doute s’installe. “Je me suis mise à croire que c’était moi le problème.” Diagnostic de la maladie de Lyme : un parcours du combattant Après une aggravation brutale de son état, Élodie découvre la piste de la maladie de Lyme. Mais en France : tests jugés peu fiables maladie chronique contestée manque de reconnaissance Elle devra partir à l’étranger pour obtenir un diagnostic. 👉 Maladie de Lyme + co-infections confirmées. “On m’a dit que ce n’était pas fiable… que cette maladie n’existait pas.” Vivre avec la maladie de Lyme au quotidien Aujourd’hui, Élodie vit avec : une mobilité très réduite des douleurs constantes des troubles cognitifs une fatigue extrême “Je ne vis plus, je survis.” La maladie de Lyme peut être invisible…mais ses conséquences, elles, sont bien réelles. Maladie invisible : le poids du regard des autres L’un des combats les plus difficiles : 👉 ne pas être crue 👉 devoir se justifier 👉 minimiser sa douleur “Ce n’est pas parce que je ne veux pas… c’est parce que je ne peux pas.” Ce témoignage peut vous aider si… ✔️ Vous avez des symptômes inexpliqués ✔️ Vous vous sentez incomprise par le corps médical ✔️ Vous doutez de vous ✔️ Vous vivez avec une maladie invisible 👉 Vous n’êtes pas seule. Le message d’Élodie Écoutez votre corps. Faites-vous confiance. “Votre corps est votre meilleure boussole.” Et surtout : 👉 Vous méritez d’être entendue. 🎧 Pourquoi écouter cet épisode ? Parce qu’il met des mots sur : la maladie de Lyme chronique l’errance médicale les symptômes invisibles la souffrance silencieuse Un épisode essentiel pour comprendre… et se sentir moins seule. ✨ Retrouvez Élodie 📱 Instagram 📘 Association 🎵 TikTok 🎧 Écouter l’épisode avant de lire la transcription 📖 Transcription de l’épisode Retrouvez ci-dessous la transcription complète de cet épisode sur la maladie de Lyme et l’errance médicale. Parfois, le plus difficile dans la maladie, ce n’est pas seulement la douleur. C’est le doute. Le doute qu’on finit par avoir sur soi-même quand personne ne comprend ce que l’on vit. Dans cet épisode d’États Dames, Élodie raconte son combat contre la maladie de Lyme chronique. Un parcours marqué par l’errance médicale, les symptômes invisibles, les douleurs neurologiques, les opérations, les hospitalisations… mais aussi par cette violence silencieuse : ne pas être crue. Pendant des années, son corps a parlé. Mais personne ne l’écoutait vraiment. Élodie Je suis née prématurée d’une grossesse gémellaire. Je suis née avec une cardiopathie et j’ai été opérée à l’âge de deux mois. Très vite, mes parents remarquent un retard dans mon développement moteur. On parle alors d’un syndrome moteur lié à la prématurité. Mais certains symptômes restent totalement inexpliqués. Depuis l’enfance, j’ai grandi au rythme des rendez-vous médicaux : les opérations, les prises de sang, les centres de rééducation, les séances de kiné plusieurs fois par semaine, les attelles, les appareillages… L’hôpital a toujours fait partie de ma vie. Et pendant longtemps, je pensais sincèrement qu’on finirait par trouver ce que j’avais. Les premiers signes À huit ans, les douleurs deviennent de plus en plus importantes. J’ai mal aux hanches, aux genoux, aux jambes. Mes jambes lâchent de plus en plus souvent. Je commence à avoir énormément de raideurs et de spasmes musculaires. Puis un médecin finit par dire à mes parents que je devrais probablement rester en fauteuil roulant de façon permanente pour éviter que mon corps se déforme davantage. À partir de ce moment-là, ma mobilité change complètement. L’épuisement permanent Au collège puis au lycée, il ne se passait quasiment pas une journée sans que j’aille à l’infirmerie. J’étais épuisée en permanence. Je dormais pendant les cours. J’avais des douleurs abdominales, des douleurs au dos, des malaises, des tachycardies. Mais à force d’entendre : “Tu penses trop à tes symptômes.” “C’est le stress.” “Tu as toujours quelque chose.” … j’ai fini par me dire que le problème venait peut-être de moi. Je détestais me plaindre. Alors je gardais beaucoup de choses pour moi. Les opérations À l’adolescence, on me propose plusieurs opérations orthopédiques censées améliorer ma mobilité. Je refuse longtemps. Au fond de moi, je sentais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Mais finalement, je finis par céder. On m’opère des chevilles, puis des jambes. On me casse les fémurs, les chevilles, on modifie mes articulations pour remettre mes jambes “dans l’axe”. Ces opérations étaient censées me permettre de remarcher. Mais elles ont aggravé énormément de choses. Les douleurs extrêmes Après les opérations, la douleur devient insupportable. Même sous morphine, je souffre en permanence. Je ne peux presque plus bouger. Les séances de kiné deviennent un véritable cauchemar. Je me souviens qu’on me disait : “C’est impossible que vous ayez aussi mal.” “Vous êtes trop douillette.” “C’est psychologique.” À force de l’entendre, j’ai commencé à douter de moi. Je me suis réellement demandé si tout ça n’était pas “dans ma tête”. Le brouillard neurologique Avec les années, les symptômes neurologiques deviennent de plus en plus présents. J’ai des troubles de mémoire, des vertiges, des paralysies, des douleurs sous les pieds comme si j’avais des clous plantés dans la peau. Je suis épuisée en permanence. À certains moments, j’ai l’impression que mon cerveau est bloqué. Je n’arrive plus à réfléchir normalement. Mais encore une fois, tout le monde me dit que c’est le stress, les antidouleurs ou les suites des opérations. Alors je continue d’avancer malgré tout. Le Covid et l’effondrement En 2022, j’attrape le Covid. Et à partir de là, tout explose. Mes symptômes deviennent incontrôlables. Je suis hospitalisée plusieurs fois. J’enchaîne les examens. Mais tous les résultats reviennent “normaux”. On me propose même des antidépresseurs parce qu’on pense que je fais une dépression. Et à ce moment-là, je commence sincèrement à croire que je deviens folle. La découverte de la maladie de Lyme Puis un jour, je tombe sur une vidéo Instagram d’une femme qui parle de la maladie de Lyme chronique. Et là… je me reconnais totalement dans son témoignage. Pour la première fois, quelqu’un décrit exactement ce que je vis. Je commence alors à faire des recherches. Les tests réalisés en France reviennent négatifs. Mais malgré ça, je sens profondément qu’il y a quelque chose. Alors je pars finalement en Allemagne faire des analyses plus poussées. Et là, le diagnostic tombe : maladie de Lyme chronique, plusieurs co-infections, atteintes neurologiques importantes. Le soulagement… puis le déni médical Quand le diagnostic tombe, je ressens un immense soulagement. Enfin, il y a une explication. Mais très vite, je découvre une autre réalité :le déni autour de la maladie de Lyme. En France, plusieurs médecins refusent de reconnaître mon diagnostic. On me dit : “Les tests étrangers ne sont pas fiables.”“La forme chronique n’existe pas.” “Les spécialistes Lyme sont des charlatans.” “Vous devriez voir un psychiatre.” Et là, quelque chose se casse définitivement en moi. Le traumatisme médical Aujourd’hui, le simple fait d’avoir un rendez-vous médical me provoque une angoisse énorme. Je peux passer des nuits entières à pleurer avant un rendez-vous. Parce que j’ai peur de ne pas être crue. Peur d’être humiliée encore une fois.Peur qu’on minimise ce que je vis. Je suis traumatisée médicalement. Et je pense que beaucoup de malades chroniques vivent la même chose. Une maladie invisible Aujourd’hui, je suis alitée depuis plusieurs années. Je souffre de : paralysies, convulsions, douleurs neurologiques, troubles cognitifs, atteintes cardiaques, difficultés respiratoires, pertes de mémoire, hypersensibilité au bruit et à la lumière. Certaines journées, même me brosser les dents devient impossible. Et pourtant, parce que la maladie est invisible, les gens continuent parfois de me dire : “Tu as bonne mine.” “Tu devrais sortir un peu.” “Fais un effort.” Mais ce que les gens ne voient pas, c’est l’après. L’effondrement physique qui suit le moindre effort. Ce qui me fait tenir Ce qui me fait tenir aujourd’hui, ce sont les personnes qui me soutiennent. Ma mère. Ma petite sœur. Mes amis. Et surtout les autres malades. Parce qu’entre malades, on se comprend sans avoir besoin de tout expliquer. Et puis il y a aussi ces moments où mon corps répond un peu. Je me souviens d’un jour en Allemagne où, après un traitement, j’ai réussi à marcher d’une façon que je n’avais jamais connue auparavant. Je me suis mise à pleurer. Parce qu’à ce moment-là, j’ai compris que mon corps pouvait encore répondre. Et depuis ce jour-là, je garde l’espoir. Le message d’Élodie Aujourd’hui, j’avais besoin de témoigner. Parce qu’il faut parler de cette maladie. Il faut parler des maladies invisibles. Il faut parler du déni médical. Et surtout, il faut écouter les patients. Si je pouvais transmettre un message aux personnes qui vivent quelque chose de similaire, ce serait celui-ci : Écoutez votre corps. Si vous sentez qu’il y a quelque chose qui ne va pas, ce n’est pas “dans votre tête”. Et aux médecins, j’aimerais dire : L’écoute peut sauver des vies. Merci Élodie pour ce témoignage profondément bouleversant. Merci pour ton courage, ta sincérité et les mots posés sur une réalité encore trop méconnue. Vous écoutiez États Dames, le podcast au cœur de votre santé. 🎙️ États Dames — Podcast santé & témoignages Parce que derrière chaque symptôme…il y a une histoire. Questions fréquentes autour de la maladie de Lyme Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Lyme ? Les premiers symptômes peuvent inclure une fatigue importante, des douleurs musculaires ou articulaires, des maux de tête, des troubles neurologiques, de la fièvre ou encore un érythème migrant après une piqûre de tique. Pourquoi la maladie de Lyme est-elle difficile à diagnostiquer ? La maladie de Lyme est souvent surnommée “la grande imitatrice” car ses symptômes peuvent ressembler à de nombreuses autres pathologies : fibromyalgie, fatigue chronique, troubles neurologiques ou anxieux. Cela peut entraîner une longue errance médicale pour certains patients. Peut-on avoir la maladie de Lyme sans se souvenir d’une piqûre de tique ? Oui. Beaucoup de personnes ne remarquent jamais la piqûre de tique, surtout lorsqu’elle se situe dans une zone peu visible du corps. Qu’est-ce que l’errance médicale ? L’errance médicale correspond à une période où une personne souffre de symptômes sans obtenir de diagnostic clair ou de prise en charge adaptée. Cette situation peut durer plusieurs années et avoir un impact psychologique important. La maladie de Lyme peut-elle provoquer des troubles neurologiques ? Oui. Dans certaines formes, la maladie de Lyme peut provoquer des douleurs neurologiques, des troubles cognitifs, des sensations de brouillard mental, des vertiges ou des atteintes neurologiques plus importantes. Pourquoi parle-t-on de maladie invisible ? Parce que les symptômes ne se voient pas forcément physiquement. Pourtant, la fatigue chronique, les douleurs et les troubles neurologiques peuvent avoir un impact majeur sur la vie quotidienne. Existe-t-il une forme chronique de la maladie de Lyme ? La question reste débattue médicalement. Certaines personnes présentent des symptômes persistants et invalidants après une possible exposition aux tiques, ce que la HAS nomme “symptomatologie persistante polymorphe après possible piqûre de tique”. Comment se diagnostique la maladie de Lyme ? Le diagnostic repose d’abord sur un examen clinique et l’analyse des symptômes. Des tests sanguins comme Elisa et Western Blot peuvent être utilisés selon les situations. La maladie de Lyme peut-elle impacter la santé mentale ? Oui. L’épuisement physique, la douleur chronique, le doute médical et l’incompréhension de l’entourage peuvent entraîner anxiété, isolement ou détresse psychologique. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ?Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- Sécheresse vaginale à la ménopause : des solutions naturelles pour retrouver confort et confiance – avec le Dr Alex Yoboué
La ménopause est un moment de transformation, parfois accompagné de changements physiques encore trop peu évoqués. Parmi eux, la sécheresse vaginale reste l’un des sujets les plus tabous. Pourtant, cet inconfort intime touche près d’une femme sur deux et peut peser sur la confiance, la sexualité et le bien-être au quotidien. Dans cet épisode du podcast États Dames, j’ai eu le plaisir d’échanger avec le Dr Alex Yoboué, docteur en pharmacie et président de Pharmadvisor, distributeur exclusif de la gamme Membrasin®. Ensemble, nous avons levé le voile sur ce sujet sensible, avec bienveillance et pédagogie, pour aider chaque femme à retrouver une santé intime épanouie et respectée. 📊 Le saviez-vous ? 💬 Près de 50 % des femmes ménopausées souffrent de sécheresse vaginale, mais seulement une sur quatre ose en parler à son médecin. Un silence qui retarde la prise en charge et alimente la culpabilité. 🌸 Qu’est-ce que la sécheresse vaginale ? La sécheresse vaginale est liée à la diminution des œstrogènes au moment de la ménopause. Elle se manifeste par des sensations d’inconfort, de brûlure, ou de tiraillement, parfois accompagnées de douleurs pendant les rapports sexuels. Pourtant, ce phénomène est naturel et fréquent. Comme le rappelle le Dr Yoboué, il ne doit pas être perçu comme un signe de vieillissement, mais comme un déséquilibre temporaire du corps qui peut être apaisé grâce à des gestes simples et des solutions adaptées. 🧠 Les causes et les tabous “Parce que ce sujet touche à l’intimité, à la sexualité ou au vieillissement, il reste encore très stigmatisé dans notre société”, explique le Dr Alex Yoboué. Beaucoup de femmes se taisent par pudeur, gêne ou peur du jugement. Ce silence entretient le mal-être et retarde l’accès à des solutions pourtant naturelles et efficaces. Le manque d’information joue un rôle clé : parler de santé intime, c’est aussi reprendre le pouvoir sur son corps et se libérer du tabou. 🌿 Des solutions naturelles et efficaces Chez Pharmadvisor, le Dr Yoboué a choisi de distribuer la gamme Membrasin®, une solution naturelle à base d’huile d’argousier riche en oméga-7, reconnue pour ses propriétés hydratantes et régénérantes. Cette approche douce aide à réhydrater les muqueuses de l’intérieur, améliore l’élasticité des tissus vaginaux et restaure le confort intime, sans perturber l’équilibre hormonal. “Les femmes doivent pouvoir accéder à des solutions respectueuses et efficaces, sans avoir recours systématiquement aux hormones. C’est une question de bienveillance, de science et de simplicité.” 💬 Message du Dr Alex Yoboué “À toutes les femmes qui vivent ces sécheresses en silence, j’ai envie de dire ceci : vous n’êtes pas seules. Ce que vous ressentez est réel, et il existe des solutions respectueuses de votre corps. Parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien, osez demander conseil. Votre bien-être intime est essentiel à chaque âge de votre vie.” 📚 Ressources utiles Site officiel de Membrasin® – Santé intime naturelle Pharmadvisor – Produits et conseils pour la santé féminine Écouter d’autres épisodes d’États Dames sur la santé hormonale 💬 FAQ : les questions les plus posées 1. Est-ce que toutes les femmes ménopausées souffrent de sécheresse vaginale ? Non, mais la majorité en ressentent les effets à des degrés variés. 2. Existe-t-il des alternatives naturelles aux traitements hormonaux ? Oui, des compléments à base d’oméga-7 comme Membrasin® sont une alternative douce et efficace. 3. Faut-il en parler à son médecin ? Absolument. En parler, c’est le premier pas vers une solution adaptée et un meilleur confort de vie. 🌷 Conclusion Parler de sécheresse vaginale, c’est avant tout parler de santé, de confiance et de respect du corps féminin. En libérant la parole sur ces sujets encore tabous, États Dames continue de rappeler que chaque femme mérite une santé intime épanouie, à chaque étape de sa vie.
- 🧘♀️ Avant un rendez-vous médical important
Les rendez-vous médicaux font souvent remonter de l’anxiété : peur du résultat, appréhension du diagnostic, stress face à l’inconnu… Cette méditation est un moment de relaxation et de soutien émotionnel. Elle ne remplace pas un avis ou un suivi médical. Dans cet épisode je vous accompagne avec douceur pour relâcher la pression, calmer vos pensées et vous recentrer avant ce moment souvent chargé émotionnellement. Parce qu’avant d’être un acte administratif ou médical, un rendez-vous de santé vient toucher nos peurs, nos espoirs, nos fragilités. Cette méditation est un espace de réconfort, de pause, et surtout : un moment rien que pour vous. ✨ Ce que vous allez trouver dans cet épisode Un espace pour poser vos inquiétudes et respirer avant de rencontrer le professionnel de santé. Des exercices de relaxation et de respiration pour apaiser le corps et l’esprit. Une visualisation apaisante pour vous aider à vous ancrer et à aborder votre rendez-vous avec plus de confiance. Des mantras positifs, spécialement formulés pour transformer l’incertitude en calme intérieur. 👂 Laissez-vous guider par ma voix et une musique douce, pensée pour vous envelopper et vous apaiser. 🌿 Pourquoi cette méditation peut vous aider Avant un rendez-vous médical, le stress peut : accélérer le rythme cardiaque, contracter les muscles, brouiller les pensées, amplifier les peurs et les scénarios anticipés. Cette méditation permet : de ramener le corps à un état de sécurité, d’installer un ancrage émotionnel positif, d’aborder le rendez-vous avec davantage de clarté, de réduire la sensation d’urgence intérieure. Elle ne change pas le rendez-vous.Mais elle change votre état intérieur au moment où vous y entrez. 🧘 Extrait de la méditation « Imagine-toi entrer dans la pièce avec confiance. Tu es calme, ancrée et prête à recevoir les informations, quelles qu’elles soient. » « Visualise une lumière douce autour de toi. Cette lumière te protège, te réchauffe et t’accompagne. C’est ta force intérieure. » « Je suis capable de traverser ce moment. Ce rendez-vous est une étape, pas une destination. Même dans l’incertitude, je garde la lumière en moi. » Ces phrases ont été pensées pour être un soutien émotionnel immédiat, un ancrage auquel revenir pendant ou après le rendez-vous. 🤍 Un moment pour vous, avant tout Que vous soyez en plein parcours de santé, dans l’attente d’un diagnostic ou simplement stressée par un contrôle de routine, cette méditation est là pour vous accompagner. Prenez ces quelques minutes comme une main tendue, une bulle de douceur, un espace où vos émotions sont accueillies sans jugement. Si cette méditation t’a aidée à te recentrer, prends ce calme avec toi pour ton rendez-vous. Tu peux y revenir juste avant d’y aller, ou même quelques minutes en silence, pour retrouver cet espace intérieur. 🌬️ Respire. Tu fais déjà de ton mieux. Si tu en ressens l’élan : ⭐ Tu peux noter cet épisode pour soutenir le podcast 💬 Partager ton ressenti en commentaire ou ton expérience 📲 Et t’abonner au podcast États Dames – Au cœur de votre santé pour être accompagnée dans ces moments qui comptent 🤍 Tu n’es pas seule. FAQ — Méditation guidée : Avant un rendez-vous médical important | États Dames Pourquoi ai-je créé cette méditation avant un rendez-vous médical ? J’ai créé cette méditation pour accompagner les personnes qui ressentent du stress, de l’angoisse ou une forte pression avant un rendez-vous médical. Les consultations importantes peuvent réveiller beaucoup d’émotions, et j’avais envie d’offrir un moment de calme et de réconfort avant cette étape. Cette méditation peut-elle aider à calmer l’anxiété avant un rendez-vous médical ? Oui. À travers des exercices de respiration, des visualisations apaisantes et des affirmations positives, cette méditation aide à relâcher les tensions et à retrouver un peu de sérénité avant une consultation médicale. Quand écouter cette méditation ? Vous pouvez écouter cet épisode : avant de partir à votre rendez-vous, dans la salle d’attente, la veille d’un examen médical, ou chaque fois que vous ressentez une montée d’anxiété liée à votre santé. À qui s’adresse cette méditation ? Cette méditation s’adresse à toutes les personnes qui vivent : un rendez-vous médical stressant, l’attente d’un diagnostic, une peur liée aux examens médicaux, ou une anxiété importante autour du monde médical. Que trouverez-vous dans cet épisode ? Dans cette méditation guidée, je vous accompagne avec : des exercices de respiration, une visualisation relaxante, des mantras positifs, une musique douce, et un moment de recentrage pour apaiser le mental. Cette méditation remplace-t-elle un accompagnement médical ? Non. Cette méditation est un soutien émotionnel et un moment de bien-être. Elle ne remplace jamais un avis médical, un traitement ou un suivi professionnel. Pourquoi proposer des épisodes de méditation dans le podcast États Dames ? Avec États Dames, j’ai voulu créer un espace qui accompagne les femmes dans les émotions liées aux parcours de santé physique et mentale. Ces méditations sont pensées comme des pauses bienveillantes pour aider à traverser certains moments difficiles avec plus de douceur. Qui suis-je ? Je suis Stéphanie Jary, créatrice du podcast États Dames. À travers mes épisodes, je donne la parole aux femmes sur leurs parcours de santé, leurs émotions et leurs combats invisibles. Les méditations font partie de cette volonté d’accompagner autrement, avec humanité et bienveillance.
- Anxiété et stress : comprendre les symptômes et les apaiser au quotidien — avec Docteure Marine Manard, neuropsychologue
Dans cet épisode, nous accueillons Docteure Marine Manard, neuropsychologue et docteure en sciences psychologiques, pour parler d’un sujet qui touche énormément de femmes : l’anxiété et le stress au quotidien. Entre la charge mentale, le rythme de vie, les responsabilités familiales, la pression professionnelle et les inquiétudes constantes, beaucoup de femmes vivent avec : une boule au ventre, des pensées qui tournent en boucle, des difficultés à dormir, un corps toujours en alerte. Grâce à son expertise, Docteure Marine Manard nous aide à mieux comprendre ce qui se passe dans le cerveau et dans le corps, à distinguer stress et anxiété, et à repérer le moment où il devient vraiment nécessaire de demander de l’aide. Un épisode précieux pour toutes celles (et ceux) qui se sentent « à bout de nerfs », épuisé·es, submergé·es par leurs pensées ou leurs peurs. 🚨 Trigger Warning Cet épisode aborde : l’anxiété, les crises d’angoisse, le stress intense, la fatigue mentale, les impacts physiques (sommeil, tension, douleurs, immunité). Si ces sujets sont sensibles pour vous, écoutez l’épisode dans un moment où vous vous sentez suffisamment en sécurité, avec la possibilité de faire pause si besoin. 💡 Le saviez-vous ? Le cortisol, souvent appelé « hormone du stress », est indispensable pour nous réveiller, rester vigilants et réagir à un danger.Le problème n’est pas le stress en lui-même, mais : sa durée, son intensité, et le fait qu’il ne redescende jamais vraiment. C’est là que l’anxiété devient un vrai trouble de santé, pas juste un « trait de caractère ». 🧠 Citation percutante de l’épisode « L’anxiété, c’est la maladie du “et si… ?” Et si ça se passait mal ? Et si ça tournait mal ? Et si je n’y arrivais pas ? » — Marine Manard 🌸 Moments clés de l’épisode 🔹 1. Stress et anxiété : quelle différence ? Docteure Marine Manard distingue clairement : Le stress : lié à une situation précise (examen, surcharge au travail, danger sur la route…) utile dans certaines situations (nous pousse à réagir, à étudier, à nous protéger) ponctuel, il devrait redescendre une fois l’événement passé L’anxiété : plus diffuse, plus sournoise, plus permanente produit beaucoup de « et si… » anticipe des scénarios négatifs, parfois imaginaires peut concerner tous les domaines de la vie (famille, santé, travail, repas, trajets…) Quand cette anxiété est présente tout le temps, pour tout, on parle de trouble anxieux ou de trouble d’anxiété généralisée. 🔹 2. Comment l’anxiété impacte le corps et le cerveau ? Docteure Marine Manard explique que l’anxiété n’est pas seulement « dans la tête » : Elle peut entraîner : troubles du sommeil, fatigue intense, baisse de l’immunité, perte ou augmentation de l’appétit, tremblements, sueurs, palpitations, difficultés de concentration et de mémoire, isolement social (peur de sortir, peur de voir des gens, peur d’imprévus). Le cerveau reste en état d’alerte permanent.Résultat : le corps s’épuise. 🔹 3. Les crises d’angoisse : quand le corps croit qu’il va mourir Docteure Marine Manard décrit très bien les crises d’angoisse : cœur qui s’emballe, impression d’étouffer, douleur thoracique, sensation de vertige, peur de mourir ou de « devenir folle ». Beaucoup de personnes finissent aux urgences en pensant faire un infarctus. On leur répond parfois que « ce n’est que dans la tête », alors que : ➡️ les symptômes sont bien réels, extrêmement violents et effrayants. 🔹 4. Des outils concrets pour apaiser l’anxiété Docteure Marine Manard propose plusieurs pistes : La respiration en carré / cohérence cardiaque : inspirer quelques secondes bloquer la respiration expirer rebloquer répéter plusieurs fois(adapté selon les capacités respiratoires) La visualisation : imaginer qu’on souffle tout ce qui nous stresse entraîner le cerveau à visualiser des scénarios positifs La technique de l’eau froide : se passer de l’eau froide sur les mains, avant-bras, nuque ou, pour les plus à l’aise, plonger le visage quelques secondes dans un bol d’eau bien froide ➜ Cela aide à “rebooter” le système nerveux. Adapter les techniques de relaxation à sa sensibilité : la méditation pleine conscience ne convient pas à tout le monde certaines personnes très anxieuses peuvent se sentir pire en focus interne l’important : tester, garder ce qui convient, laisser le reste. 🔹 5. Le rôle de l’entourage Point essentiel de Docteure Marine Manard : 👉 À ne pas dire à quelqu’un en pleine crise d’angoisse : « Calme-toi » « Respire » La personne essaie déjà de respirer, et se sent encore plus en échec quand on lui dit ça. Ce qui aide davantage : l’inviter à souffler (vider l’air) plutôt qu’à inspirer l’aider à poser son attention sur l’expiration si possible, la guider pour masser doucement le diaphragme 🔹 6. Quand consulter un professionnel ? Selon Docteure Marine Manard :➡️ Le moment clé, c’est quand le quotidien est impacté. difficulté à sortir de chez soi impossibilité de travailler normalement isolement social crises d’angoisse fréquentes sommeil fortement altéré Dans ces cas, l’idéal : un suivi avec un·e psychiatre (si besoin de traitement médicamenteux) associé à un·e psychologue / thérapeute pour travailler en profondeur les mécanismes de l’anxiété Les médicaments ne sont pas une « solution magique », mais peuvent être une béquille temporaire, pour rendre possible le travail thérapeutique. 📖 Docteure Marine Manard, autrice de Éduquer sans violence Docteure Marine Manard est également autrice de : Éduquer sans violence : Les violences éducatives ordinaires expliquées aux parents 👉 Le livre Éduquer sans violence : Les violences éducatives ordinaires expliquées aux parents de Docteure Marine Manard est disponible en librairie et en ligne. Pour en savoir plus, vous pouvez suivre Docteure Marine Manard sur Instagram et visiter son site professionnel. FAQ – Au cœur de l’anxiété et du stress : clés pour les comprendre et les surmonter au quotidien Quelle est la différence entre le stress et l’anxiété ? Le stress est une réaction normale face à une situation précise perçue comme difficile ou dangereuse : un examen, une surcharge de travail, un imprévu… Il apparaît généralement de façon ponctuelle. L’anxiété, elle, est plus diffuse et durable. Elle pousse à anticiper en permanence des scénarios négatifs, même lorsqu’il n’y a pas de danger immédiat. Pourquoi le stress est-il parfois utile ? Le stress n’est pas toujours mauvais. À petite dose, il aide le cerveau à rester vigilant, motivé et concentré. Par exemple, un certain niveau de stress avant un examen peut aider à mieux se préparer. Le problème apparaît lorsque le stress devient trop intense ou permanent au point de devenir paralysant. Qu’est-ce que le cortisol ? Le cortisol est une hormone produite par le cerveau en réponse au stress. Elle permet au corps de réagir rapidement face à un danger ou une situation importante. En quantité normale, le cortisol est essentiel au fonctionnement du corps. Mais lorsqu’il est produit en excès ou en continu, il peut fatiguer l’organisme. Quels sont les symptômes physiques du stress et de l’anxiété ? Le stress et l’anxiété peuvent provoquer : des palpitations, des tremblements, des troubles du sommeil, une perte d’appétit, une fatigue importante, des douleurs musculaires, des difficultés de concentration, des problèmes de mémoire, une transpiration excessive, une baisse du système immunitaire. Pourquoi l’anxiété donne-t-elle l’impression de toujours anticiper le pire ? L’anxiété pousse le cerveau à vouloir contrôler l’incontrôlable. Les personnes anxieuses imaginent souvent tous les scénarios possibles pour tenter d’éviter un danger ou une situation inconfortable. Marine Manard décrit cela comme “la maladie du si” : “Oui, mais si ça se passe mal ?” Qu’est-ce que le trouble anxieux généralisé ? Le trouble anxieux généralisé est une anxiété excessive et permanente qui touche plusieurs domaines du quotidien : travail, santé, famille, organisation, relations… Les pensées anxieuses deviennent envahissantes et difficiles à contrôler. Comment reconnaître une crise d’angoisse ? Une crise d’angoisse peut provoquer : une sensation d’étouffement, des palpitations, une impression de perdre le contrôle, des vertiges, des tensions musculaires, une douleur thoracique, la peur de mourir. Certaines personnes pensent faire un infarctus alors qu’il s’agit en réalité d’une crise d’angoisse. Pourquoi une crise d’angoisse est-elle si impressionnante ? Pendant une crise d’angoisse, le corps passe en état d’alerte maximal. Le cerveau interprète la situation comme un danger imminent, ce qui entraîne une réaction physique très intense. Même si elle n’est pas dangereuse physiquement, une crise d’angoisse peut être extrêmement éprouvante. Pourquoi ne faut-il pas dire “respire” à quelqu’un qui fait une crise d’angoisse ? Selon Marine Manard, dire “respire” peut être contre-productif, car la personne essaie déjà désespérément de respirer. Il est souvent plus utile de lui dire : “Souffle.” Cela aide à débloquer la respiration et à calmer progressivement le système nerveux. Qu’est-ce que la cohérence cardiaque ? La cohérence cardiaque est une technique de respiration qui aide à réguler le stress et l’anxiété. Elle consiste à : inspirer pendant quelques secondes, bloquer sa respiration, expirer lentement, puis recommencer. Cette méthode aide le système nerveux à retrouver un état plus calme. L’eau froide peut-elle aider à calmer l’anxiété ? Oui. L’application d’eau froide sur le visage, les mains ou la nuque peut parfois aider à apaiser rapidement le système nerveux et diminuer l’intensité d’une montée d’angoisse. Pourquoi l’anxiété fatigue-t-elle autant ? Le cerveau anxieux reste constamment en état d’alerte. Cette hypervigilance permanente demande énormément d’énergie au corps et au mental. À long terme, cela peut provoquer un épuisement physique et émotionnel important. Le stress peut-il avoir un impact sur la mémoire et la concentration ? Oui. Un stress chronique ou une anxiété importante peuvent perturber : l’attention, la concentration, les capacités de mémorisation, la prise de décision. Le cerveau mobilise alors son énergie sur la survie et l’anticipation plutôt que sur les fonctions cognitives habituelles. Pourquoi certaines techniques de relaxation ne fonctionnent-elles pas pour tout le monde ? Chaque personne réagit différemment. Certaines techniques comme la méditation pleine conscience peuvent apaiser certaines personnes… mais augmenter l’angoisse chez d’autres, notamment chez celles très focalisées sur leurs sensations corporelles. L’important est de trouver l’outil qui correspond réellement à ses besoins. Quelles activités peuvent aider à réduire l’anxiété ? Plusieurs activités peuvent soutenir le système nerveux : la marche, le sport, le yoga, la sophrologie, la relaxation, les exercices de respiration, les moments de calme, les activités plaisir, le contact avec la nature. Quand faut-il consulter un professionnel ? Il est important de consulter lorsque l’anxiété ou le stress : empêchent de fonctionner normalement, perturbent le sommeil, isolent socialement, provoquent des crises d’angoisse, impactent le travail, les études ou la vie personnelle. Faut-il forcément prendre des médicaments contre l’anxiété ? Pas toujours. Selon les situations, un accompagnement psychologique peut suffire. Dans certains cas, un psychiatre peut proposer un traitement médicamenteux temporaire pour diminuer l’intensité des symptômes et permettre un travail thérapeutique plus serein. Pourquoi l’accompagnement psychologique est-il important dans l’anxiété ? Un accompagnement thérapeutique permet : de comprendre les mécanismes anxieux, d’identifier les pensées automatiques, d’apprendre à réguler le stress, de retrouver des stratégies adaptées au quotidien. Peut-on vraiment apprendre à mieux gérer son anxiété ? Oui. Même si l’anxiété peut être très envahissante, il existe des outils et des approches permettant de mieux la comprendre, de l’apprivoiser et de retrouver une qualité de vie plus apaisée. Quel livre Marine Manard recommande-t-elle sur l’anxiété ? Marine Manard recommande le livre : 📚 Arrêtez de vous faire du souci pour tout et pour riende Robert L. Leahy Un ouvrage accessible proposant des exercices concrets pour mieux comprendre et gérer l’anxiété au quotidien.
- TDAH adulte : quels sont les signes et comment le reconnaître ? Avec Émilie Boddez
Trigger warning : Cet épisode évoque l’estime de soi, la honte, la culpabilité, le sentiment d’être “trop” ou “pas assez”, ainsi que la fatigue mentale liée au TDAH. Recevoir un diagnostic de TDAH à l’âge adulte, c’est comme allumer la lumière dans une pièce où l’on a vécu toute sa vie dans la pénombre.Soudain, tout s’éclaire : les difficultés à s’organiser, la procrastination, l’hyperactivité mentale, l’hypersensibilité, les relations compliquées, la fatigue… Mais cette prise de conscience s’accompagne souvent d’un tsunami émotionnel : soulagement, tristesse, colère, vertige, et une immense remise en question. Dans cet épisode d’États Dames, je reçois Émilie Boddez, thérapeute spécialisée dans l’accompagnement des adultes TDAH et formée à la Gestalt-thérapie. Elle accompagne celles et ceux qui découvrent leur fonctionnement atypique et cherchent à mieux se comprendre… sans se juger. Qui est Émilie Boddez ? Émilie est thérapeute spécialisée dans le TDAH adulte et formée à la Gestalt-thérapie.Elle reçoit au cabinet et en visio des adultes qui viennent de mettre un mot sur leurs difficultés : TDAH. Dans son approche : elle relie émotions, corps et vécu du patient, elle ne s’arrête pas au mental (déjà en ébullition chez beaucoup de TDAH), elle aide à adapter le quotidien : organisation, gestion du temps, priorités, charge mentale, elle remet la personne au centre de sa propre thérapie, dans une approche profondément humaniste. Le TDAH à l’âge adulte : quand le diagnostic réécrit toute une vie Beaucoup d’adultes avec un TDAH n’ont jamais été diagnostiqués enfants.Ils arrivent en thérapie avec : des années de décalage ressenties, des phrases qui ont marqué : “Tu es trop dispersé·e”, “Tu es dans la lune”, “Tu ne fais jamais les choses jusqu’au bout”, des bulletins scolaires, reproches, conflits familiaux, incompréhensions accumulées. Au moment du diagnostic, Émilie observe souvent deux temps : Le soulagement “Je comprends enfin pourquoi j’ai vécu tout ça… Ça explique tellement de choses.” Le vertige “OK, j’ai un TDAH… mais qu’est-ce que je fais de ça maintenant ?” C’est là que commence le travail thérapeutique : passer de l’étiquette à la compréhension de soi, puis à l’action. Honte, culpabilité, sentiment d’être “nulle” : le poids émotionnel du TDAH Chez les adultes TDAH, Émilie retrouve très souvent : une baisse massive de l’estime de soi, une perte de confiance, le sentiment d’être “nul·le”, “pas à la hauteur”, “différent·e des autres”, une impression de ne jamais rentrer dans la norme, voire d’être un “extraterrestre”. À cela s’ajoutent : une tristesse profonde, une colère souvent bloquée, beaucoup de peur (peur d’échouer, d’être jugé·e, d’être rejeté·e), et parfois une coupure totale des émotions. Pour survivre, certains adultes TDAH ont construit dès l’enfance une armure émotionnelle :ils se coupent de ce qu’ils ressentent pour ne plus souffrir.En séance, quand Émilie demande : “Que ressentez-vous ?”, la réponse peut être : “Je ne ressens rien.” Ou au contraire, l’inverse : des émotions tellement fortes qu’elles deviennent incontrôlables : “Je suis submergé·e, je ne sais pas quoi en faire.” La Gestalt-thérapie : redescendre du mental vers le corps La Gestalt-thérapie permet de ne pas rester coincé dans le mental (déjà surchargé chez les personnes TDAH). Avec ses patients, Émilie : ramène l’attention vers le corps : Où est-ce que tu ressens cette émotion ? Dans le ventre ? La poitrine ? La gorge ? interroge les sensations : chaud, froid, tension, pression, douleur, vide… relie ces ressentis à des émotions et à des situations concrètes. Petit à petit, la personne : apprend à identifier ce qu’elle ressent, comprend ce que ses émotions viennent lui dire, sort de l’automatisme “je fonce / je bloque / je m’effondre”. C’est un travail en profondeur, idéal pour un cerveau qui tourne vite : on vient poser, ancrer, ralentir. Adapter son quotidien : organisation, tâches et gestion du temps Le TDAH n’est pas “juste” une histoire de concentration.Dans le quotidien, Émilie voit souvent : des problèmes d’organisation, une gestion du temps très complexe, de la procrastination, une sensation que chaque petite tâche est une montagne. Elle raconte par exemple le cas d’une cliente paralysée par ses dossiers administratifs.Ensemble, elles ont : découpé la tâche : combien de temps pour un dossier ? planifié dans l’agenda : jour + heure précise, après une phase de repos, autorisé un temps réduit si besoin (15 minutes au lieu d’une heure), mis en place une récompense après l’effort (activité plaisir, sortie, moment ressource). Ce type d’accompagnement permet : de réduire l’anxiété liée à l’action, de redonner à la personne un sentiment de capacité : “Je peux y arriver, étape par étape”, de sortir de la boucle “je procrastine → je culpabilise → je me sens nulle”. TDAH et entourage : expliquer son fonctionnement sans se perdre Le TDAH est un trouble invisible : on ne le voit pas sur un visage ou une radio.Pour l’entourage, il est parfois tentant de réduire cela à : “tête en l’air”, “bordélique”, “il/elle n’écoute jamais”, “il/elle ne fait aucun effort”. Émilie rappelle à quel point il est crucial : d’expliquer concrètement ce que le TDAH implique au quotidien, de parler en “je” : “Je me fatigue plus vite.”“Je perds la notion du temps.”“J’ai du mal à passer à l’action même si je veux vraiment faire les choses.” de décrire les difficultés réelles plutôt que de se justifier en permanence. Elle observe aussi : des familles ou proches qui minimisent : “Le TDAH, encore un truc à la mode, n’importe quoi…” ce qui crée une nouvelle couche de honte et de solitude chez la personne. Pour Émilie, le TDAH n’est pas un effet de mode.C’est un trouble réel, avec des personnes en souffrance derrière. Relations, amour et TDAH : trouver un équilibre à deux Dans le couple, le TDAH peut amener : des tensions autour du rangement, de l’organisation, des affaires qui traînent, des incompréhensions : “Il/elle laisse toujours tout en plan, c’est de la flemme.” de la sensibilité exacerbée aux mots, au ton, aux critiques. Émilie insiste : la personne TDAH fait souvent déjà énormément d’efforts pour rentrer dans un cadre, ce n’est pas de la mauvaise volonté, mais un fonctionnement neurologique différent, l’autre partenaire doit apprendre à s’adapter, faire preuve de souplesse, de tolérance, de curiosité. Elle encourage les personnes TDAH à être authentiques dès le départ : dire qu’elles ont un TDAH, expliquer leur fonctionnement, éviter le masking (se camoufler pour paraître “normal·e”), qui finit toujours par exploser. Apaiser le cerveau qui tourne à 1000 à l’heure : sommeil, rituels et respiration Un des grands défis des adultes TDAH : le soir.Au moment de se coucher, le cerveau : refait la journée, anticipe demain, tourne en boucle, empêche l’endormissement. Émilie propose plusieurs pistes : instaurer des rituels de coucher (heure fixe, gestes répétitifs rassurants), limiter les écrans avant le sommeil, parfois envisager un soutien (mélatonine, avis médical, huiles essentielles, etc.), utiliser des pratiques corporelles : yoga, sophrologie, relaxation, respiration guidée, ou au contraire, pour certains, décharger l’énergie par le sport (course, boxe, natation…). Elle rappelle aussi que la méditation ne convient pas à tout le monde : chez certaines personnes TDAH, elle peut même augmenter le flux de pensées, l’important est de trouver ce qui fonctionne pour soi (respiration, mouvement, écriture, sport, etc.), sans se forcer à rentrer dans un modèle. La métaphore de l’autoroute : comprendre son cerveau autrement Pour expliquer le TDAH, Émilie utilise une image très parlante : Le cerveau, c’est comme un système de routes. Parfois, c’est une autoroute où tout va trop vite : impossible de freiner, de s’arrêter au feu rouge, de prendre la bonne sortie à temps. Parfois, c’est un bouchon géant : tout est bloqué, l’info ne circule plus, impossible de passer à l’action. Le TDAH, c’est ce cerveau qui alterne entre vitesse extrême et blocage complet. Et la thérapie, c’est un peu comme apprendre à conduire autrement, avec : des panneaux plus clairs, quelqu’un qui aide à faire la circulation, des pauses sur l’aire d’autoroute, et des freins qui fonctionnent enfin. Un message d’espoir pour les adultes qui découvrent leur TDAH À la fin de l’épisode, Émilie adresse un message fort : Oui, on peut vivre avec un TDAH. Oui, on peut créer une vie qui nous ressemble, en s’adaptant à son fonctionnement. Le TDAH n’est pas un défaut, c’est une caractéristique, avec aussi des forces : créativité, idées, intuition, sensibilité. Elle encourage : à se faire accompagner (thérapie, médecins, professionnels formés au TDAH), à mieux se connaître, à s’appuyer sur ses forces, à croire qu’une vie plus douce, plus alignée, est possible, même avec un TDAH. “Le TDAH n’est pas une erreur. C’est une manière d’être au monde. À vous maintenant de faire de cette différence une force.” FAQ – Au cœur du TDAH adulte : comprendre, accepter, avancer Qu’est-ce que le TDAH adulte ? Le TDAH adulte est un trouble neurodéveloppemental qui peut impacter l’attention, l’organisation, la gestion du temps, les émotions, l’impulsivité, la motivation ou encore le sommeil. Chez beaucoup d’adultes, il est diagnostiqué tardivement, après des années d’incompréhension. Pourquoi recevoir un diagnostic de TDAH à l’âge adulte peut-il être bouleversant ? Parce que le diagnostic vient souvent éclairer toute une histoire de vie. Beaucoup de personnes comprennent enfin pourquoi elles se sont senties différentes, en difficulté, en décalage ou incomprises depuis l’enfance. Cela peut provoquer à la fois un soulagement et un choc. Qu’est-ce que la Gestalt-thérapie ? La Gestalt-thérapie est une approche thérapeutique qui s’intéresse aux émotions, aux ressentis corporels et à ce qui se vit dans la relation. Avec les personnes TDAH, elle peut aider à sortir du mental, à ralentir le flux de pensées et à reconnecter le corps et les émotions. Pourquoi le corps est-il important dans l’accompagnement du TDAH ? Parce que les personnes avec un TDAH peuvent avoir un mental très actif, parfois en ébullition permanente. Revenir au corps permet de faire une pause, d’observer ce qui se passe à l’intérieur et de mieux comprendre les émotions. Quelles émotions reviennent souvent chez les adultes avec un TDAH ? Émilie Boddez observe souvent une baisse de l’estime de soi, une perte de confiance, de la honte, de la colère, une profonde tristesse, de la peur ou encore le sentiment d’être “nul”, différent ou en décalage. Pourquoi le TDAH peut-il abîmer l’estime de soi ? Beaucoup d’adultes TDAH ont grandi avec des critiques, des incompréhensions ou des humiliations liées à leurs difficultés d’organisation, d’attention ou de comportement. À force d’entendre qu’ils ne font pas assez bien, ils peuvent finir par croire qu’ils sont le problème. Pourquoi certaines personnes TDAH se coupent-elles de leurs émotions ? Lorsqu’une personne a été très critiquée ou malmenée, elle peut construire une armure émotionnelle pour se protéger. Elle peut alors ne plus savoir identifier ce qu’elle ressent, ou au contraire vivre des émotions très fortes et difficiles à réguler. Comment apprendre à réguler ses émotions quand on a un TDAH ? La première étape est d’accueillir l’émotion, puis d’observer où elle se manifeste dans le corps : dans le ventre, la poitrine, le dos, la gorge… Ensuite, on peut chercher à comprendre le message de cette émotion : pourquoi est-elle là, maintenant ? Pourquoi l’organisation est-elle souvent difficile avec un TDAH ? Le TDAH peut rendre la gestion du temps, la planification et le passage à l’action très coûteux en énergie. Une tâche simple peut devenir une montagne, surtout lorsqu’elle est ennuyeuse, peu motivante ou source d’anxiété. Comment mieux gérer les tâches administratives ou difficiles ? Émilie Boddez conseille de découper la tâche, de la planifier précisément dans l’agenda et de commencer petit : 15 minutes peuvent déjà être une victoire. Après l’effort, il est important de prévoir une récompense ou une activité agréable. Pourquoi la procrastination n’est-elle pas de la paresse ? Chez les personnes TDAH, procrastiner ne signifie pas “ne pas vouloir faire”. Il peut s’agir d’une difficulté à passer à l’action, d’un manque de motivation, d’une fatigue importante ou d’un blocage lié à la surcharge mentale. Pourquoi les routines peuvent-elles aider ? Les routines, les rituels, les plannings visuels, les alarmes ou les to-do lists peuvent aider à sécuriser le quotidien et à alléger la charge mentale. Même à l’âge adulte, des outils visuels inspirés de ceux utilisés pour les enfants peuvent être très utiles. Pourquoi les routines peuvent-elles parfois ne plus fonctionner ? Parce qu’une routine peut devenir ennuyeuse ou trop répétitive pour une personne TDAH. Elle peut alors perdre son effet motivant. L’enjeu est de trouver un équilibre entre structure, souplesse et plaisir. Quel est le lien entre TDAH et anxiété ? L’anxiété peut apparaître lorsque la personne n’arrive pas à s’organiser, à passer à l’action ou à gérer son temps. La peur de ne pas réussir, de décevoir ou d’être jugée peut aussi renforcer l’anxiété de performance. Pourquoi les personnes TDAH peuvent-elles se sentir “trop” ? Elles peuvent avoir l’impression d’avoir trop de pensées, trop d’émotions, trop d’intensité, ou de ne pas correspondre aux attentes des autres. Ce sentiment d’être “en trop” peut créer de la honte, de l’isolement ou du masking. Qu’est-ce que le masking dans le TDAH ? Le masking consiste à cacher ou compenser son fonctionnement pour paraître “comme tout le monde”. Cela demande beaucoup d’énergie et peut éloigner la personne de son authenticité, notamment dans les relations amicales, familiales ou amoureuses. Comment mieux expliquer son TDAH à son entourage ? Il peut être utile d’expliquer concrètement ce que le TDAH provoque dans le quotidien : fatigue, surcharge mentale, oublis, procrastination, difficultés avec le temps, hyperactivité mentale. Parler de son ressenti, sans accuser l’autre, peut aider l’entourage à mieux comprendre. Pourquoi le TDAH est-il parfois minimisé par l’entourage ? Parce que c’est un trouble invisible. Certaines difficultés peuvent être confondues avec de la paresse, de la négligence ou un manque de volonté, alors qu’elles sont liées au fonctionnement cognitif de la personne. Comment apaiser le mental quand on a un TDAH ? Plusieurs pistes peuvent aider : la respiration carrée, la cohérence cardiaque, le yoga, la sophrologie, le sport, la natation, les rituels du coucher ou encore les exercices centrés sur le corps. L’important est de trouver la méthode qui correspond réellement à la personne. La méditation fonctionne-t-elle toujours avec le TDAH ? Non. Pour certaines personnes TDAH, la méditation peut apaiser. Pour d’autres, elle peut au contraire accentuer le flux de pensées. Il ne faut pas se forcer : il existe d’autres outils comme la respiration, le mouvement ou les activités corporelles. Qu’est-ce que la respiration carrée ? La respiration carrée consiste à inspirer sur un temps donné, retenir sa respiration, expirer, puis maintenir à nouveau, toujours sur le même nombre de secondes. Elle aide à focaliser l’attention sur le souffle et à calmer le système nerveux. Pourquoi le sommeil peut-il être difficile avec un TDAH ? Le cerveau peut rester en activité permanente, surtout au moment du coucher. Les pensées tournent en boucle, ce qui peut rendre l’endormissement compliqué et augmenter l’anxiété. Que faire en cas de troubles importants du sommeil ? Des rituels réguliers peuvent aider : horaires fixes, routine apaisante, respiration, huiles essentielles si elles conviennent, réduction des stimulations. En cas de troubles importants ou persistants, il est recommandé de consulter un médecin spécialisé. Quelle image Émilie Boddez utilise-t-elle pour expliquer le TDAH ? lle compare le TDAH à une route ou une autoroute : parfois, tout va trop vite et les freins ne fonctionnent pas assez bien ; parfois, au contraire, il y a un embouteillage et les informations ne passent plus. Cette image permet de mieux comprendre le fonctionnement du cerveau TDAH. Peut-on bien vivre avec un TDAH adulte ? Oui. Émilie Boddez rappelle qu’il est possible de vivre avec un TDAH, de s’adapter, de travailler, de créer et de construire une belle vie. Le plus important est de mieux se connaître, de s’entourer, de mettre en place des adaptations et de s’appuyer sur ses forces. Le TDAH peut-il aussi être une force ? Oui. Le TDAH peut s’accompagner de créativité, d’idées, d’intensité, de sensibilité et d’une grande capacité à imaginer. L’objectif n’est pas de nier les difficultés, mais de reconnaître aussi les ressources et les qualités liées à ce fonctionnement.








