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- Je dois avoir recours à un don de gamètes : comment accepter et avancer ? - Avec Déborah Schouhmann-Antonio, thérapeute spécialisée en périnatalité
Trigger warning : Cet article et l’épisode évoquent l’infertilité, la PMA, le don de gamètes, les fausses couches et le deuil de la grossesse naturelle. Quand le désir d’enfant se heurte à l’infertilité, le parcours devient souvent un véritable marathon émotionnel. Pour certaines femmes et certains couples, la question du don de gamètes (don d’ovocytes ou de sperme) vient s’ajouter à un chemin déjà jalonné d’examens, d’attentes, d’espoirs et parfois d’échecs. Dans cet épisode du podcast États Dames, je reçois Déborah Schouhmann-Antonio, thérapeute spécialisée en périnatalité depuis plus de 12 ans. Elle accompagne au quotidien des couples et des femmes en parcours PMA et les aide à traverser les étapes sensibles, dont le don de gamètes, avec plus de compréhension, de douceur et d’outils concrets. Cet article revient sur les grands thèmes abordés dans l’épisode et explique en quoi l’accompagnement psychologique peut changer profondément la manière de vivre ce parcours. Déborah Schouhmann-Antonio est thérapeute spécialiste de la périnatalité. Elle reçoit des femmes, des hommes et des couples confrontés à l’infertilité, à la PMA, aux fausses couches, aux interruptions médicales de grossesse, mais aussi à toutes les questions autour du désir d’enfant, de la grossesse, de l’accouchement et de la vie de couple. Son engagement dépasse le cadre du cabinet : Elle a créé la première Journée de l’Infertilité en France en 2014, pour visibiliser ces parcours encore trop tabous. Depuis 2022, elle travaille aux côtés de la députée Prisca Thévenot pour améliorer la prise en charge de la santé des femmes : information, dépistage plus précoce de pathologies comme l’endométriose, le SOPK, les fibromes, meilleure écoute des douleurs, etc. Son approche mêle expertise, écoute et un engagement fort pour que les femmes ne soient plus abandonnées face à leurs symptômes ni réduites à leur capacité à “faire un enfant”. PMA, infertilité et santé des femmes : quand le diagnostic arrive trop tard Dans l’épisode, Déborah rappelle un constat difficile : très souvent, les diagnostics (endométriose, syndrome des ovaires polykystiques, fibromes…) sont posés au moment du désir d’enfant, donc tard. Cela signifie que : Pendant des années, les femmes vivent avec des douleurs (règles très douloureuses, symptômes digestifs, fatigue…) sans qu’on prenne ces signaux au sérieux. Le dépistage se fait dans une logique de “médecine d’urgence” : on cherche une solution rapide pour permettre une grossesse, alors que ces pathologies impactent la santé globale, la sexualité, le travail, la vie sociale… Déborah plaide pour : une information dès l’adolescence, des rendez-vous de dépistage réguliers au fil de la vie (adolescence, 25–30 ans, 40 ans, ménopause), une vision de la santé des femmes qui ne soit plus uniquement centrée sur la maternité. Le don de gamètes : un parcours de plusieurs deuils Le don de gamètes est parfois présenté comme une “solution” logique quand la PMA classique ne fonctionne pas. Mais émotionnellement, c’est un véritable séisme intérieur. Déborah explique qu’il ne s’agit pas d’un seul deuil, mais de plusieurs : le deuil de la grossesse “naturelle”, celle qu’on espérait voir arriver “sous la couette”, le deuil des tentatives de PMA qui n’ont pas abouti, puis le deuil de sa propre génétique quand on accepte un don d’ovocytes ou de sperme. Accepter un don, ce n’est pas “renoncer par dépit”, c’est choisir un autre chemin de parentalité. Pour cela, il faut du temps, de l’information, et souvent un espace pour déposer ses peurs, sa colère, sa tristesse, sa culpabilité… Des émotions légitimes : colère, jalousie, honte… Une partie très forte de l’épisode est consacrée aux émotions que vivent les personnes en parcours PMA : la colère (“Pourquoi moi ? Pourquoi mon corps ne fonctionne pas comme celui des autres ?”), la jalousie face aux grossesses “faciles” dans l’entourage, la honte de ne pas réussir à faire “la chose la plus naturelle du monde”, le sentiment d’échec ou de “ne pas être à la hauteur”. Déborah rappelle avec beaucoup de douceur que toutes ces émotions sont légitimes et qu’elles font partie du chemin. Elles ne font de personne quelqu’un de “moins bien” ou de “moins fort”. Elle compare le parcours de PMA à un marathon, pas à un sprint : on ne peut pas tenir la distance en restant souriante et positive en permanence. On a le droit de craquer, de douter, de faire une pause, de changer d’avis. Le couple au cœur du don : décider à deux Dans l’épisode, un point essentiel revient souvent : on ne peut pas entrer dans un parcours de don “pour faire plaisir à l’autre”. Déborah invite chaque membre du couple à se poser des questions personnelles : Qu’est-ce que “faire un enfant” représente pour moi ? Ai-je besoin que cet enfant porte ma génétique pour me sentir parent ? Est-ce que je suis prêt·e à aimer un enfant issu d’un don comme mon enfant à part entière ? Elle insiste sur l’importance : de laisser à chacun son temps de réflexion, de pouvoir dire “je ne suis pas prêt·e” ou “ce n’est pas la voie pour moi”, de ne pas juger celles et ceux qui décident d’arrêter un parcours trop lourd pour eux. Dire “stop” peut aussi être un acte de force et de protection de soi. Droit d’accès aux origines : un sujet sensible à penser sereinement La loi bioéthique de 2021 permet désormais aux enfants nés d’un don de gamètes d’accéder, à leur majorité, à certaines informations sur le donneur ou la donneuse. Déborah n’a pas de position “toute faite” sur ce point : Pour elle, l’essentiel est que chaque parent puisse réfléchir à la manière et au moment où il souhaite parler du don à son enfant. Elle encourage à ne pas faire du don un secret, mais à l’intégrer naturellement à l’histoire de l’enfant, avec des mots adaptés à son âge. Elle rappelle qu’un donneur n’est pas un “père” ou une “mère” au sens relationnel du terme, mais un tiers donneur, qui a permis à un projet parental d’exister. L’épisode donne des pistes pour aborder ce sujet sans tabou, en distinguant la génétique de tout ce qui se transmet ensuite par l’éducation, les valeurs, le quotidien. Pourquoi écouter cet épisode si vous êtes concernée par la PMA ou le don de gamètes ? Cet épisode est fait pour vous si : vous êtes en parcours PMA ou sur le point d’y entrer, on vous a parlé de don d’ovocytes ou de don de sperme, vous vous sentez perdue, en colère, jalouse, épuisée, vous vous demandez jusqu’où vous pouvez aller sans vous perdre, vous cherchez des mots justes pour expliquer la situation à votre partenaire, à votre entourage ou à votre futur enfant. Vous y trouverez : un regard très humain sur ce que vous traversez, des réflexions concrètes pour prendre du recul, un message d’espoir, que votre vie ait ou non un jour un enfant biologique, la voix d’une professionnelle qui connaît de l’intérieur ces parcours et milite pour une meilleure prise en charge de la santé des femmes. FAQ – PMA, don de gamètes et accompagnement émotionnel Qu’est-ce que le don de gamètes en PMA ? Le don de gamètes consiste à recevoir un don de spermatozoïdes ou d’ovocytes lorsqu’une grossesse ne peut pas être obtenue avec les gamètes du couple ou de la personne concernée. Dans un parcours de PMA, ce don permet d’envisager une grossesse grâce à l’intervention d’un tiers donneur. Pourquoi le don de gamètes peut-il être difficile à accepter ? Le don de gamètes peut être difficile à accepter parce qu’il implique souvent plusieurs deuils : le deuil d’une grossesse naturelle, le deuil d’un parcours PMA classique qui n’a pas fonctionné, mais aussi parfois le deuil de la transmission génétique. C’est un chemin intime qui demande du temps, de la réflexion et un accompagnement adapté. Pourquoi parle-t-on de deuil dans un parcours de PMA avec don ? Dans un parcours de PMA avec don, le mot “deuil” revient souvent car les personnes concernées doivent accepter que leur projet d’enfant prenne une autre forme que celle imaginée au départ. Il ne s’agit pas d’un choix par dépit, mais d’un nouveau chemin à construire psychiquement, émotionnellement et parfois en couple. Pourquoi l’accompagnement psychologique est-il important en PMA ? L’accompagnement psychologique en PMA permet de poser des mots sur les peurs, la colère, la jalousie, la honte, la fatigue ou encore le sentiment d’échec. Ces émotions sont fréquentes et légitimes. Être accompagnée aide à mieux traverser les étapes du parcours, à prendre du recul et à faire des choix plus alignés avec soi-même. Quelles émotions peut-on ressentir pendant un parcours PMA ? Un parcours PMA peut provoquer de nombreuses émotions : espoir, peur, impatience, tristesse, colère, culpabilité, jalousie, épuisement ou perte de confiance. Ces ressentis ne sont pas des signes de faiblesse. Ils font partie d’un parcours souvent long, incertain et éprouvant. Le don d’ovocytes ou de sperme change-t-il le lien avec l’enfant ? Le don de gamètes ne résume pas la parentalité à la génétique. Le lien avec l’enfant se construit aussi par le désir, la grossesse, l’histoire familiale, l’éducation, les valeurs transmises et la relation quotidienne. Être parent ne se limite pas à transmettre des gènes. Faut-il parler du don de gamètes à son enfant ? Selon Déborah Schouhmann-Antonio, il est important de pouvoir dire à l’enfant son histoire, avec des mots adaptés à son âge. Plus le sujet est abordé tôt et naturellement, moins il devient un tabou. L’enfant peut ainsi grandir avec une compréhension progressive de son histoire. Quelle est la différence entre un donneur et un parent ? Dans le cadre du don de gamètes, le donneur ou la donneuse permet à un projet parental d’exister, mais il ou elle n’a pas porté le désir d’enfant ni construit la relation parentale. Le parent est celui qui accompagne, élève, transmet, protège et construit le lien au quotidien. Pourquoi les parcours PMA sont-ils souvent éprouvants pour les couples ? La PMA peut fragiliser le couple à cause de l’attente, des échecs, des traitements, des examens, de la pression du temps et des décisions importantes à prendre. La communication devient alors essentielle pour que chacun puisse exprimer ses limites, ses peurs et son rythme. Peut-on arrêter un parcours PMA sans culpabiliser ? Oui. Arrêter un parcours PMA ne signifie pas échouer ou manquer de courage. Cela peut aussi être une décision de protection, de lucidité et d’écoute de soi. Chaque personne a son propre seuil, son propre rythme et son propre chemin. Pourquoi est-il important de mieux informer les femmes sur leur santé reproductive ? Une meilleure information permet de dépister plus tôt certaines pathologies comme l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques ou les fibromes. Attendre le désir d’enfant pour explorer la santé gynécologique des femmes peut conduire à des diagnostics tardifs et à une prise en charge plus urgente et plus lourde. 🔹 Retrouver Déborah Schouhmann-Antonio : Instagram
- Comment trouver l’équilibre entre carrière et maternité ? Les conseils de Tiphaine Choblet, psychologue du travail
Carrière et maternité : pourquoi cet équilibre est-il si difficile à trouver ? L’arrivée d’un enfant bouleverse tout : le corps, l’esprit, l’identité, le couple… et aussi la relation au travail.Pour beaucoup de femmes, trouver l’équilibre entre vie professionnelle et vie de mère ressemble à un choix impossible. Faut-il ralentir sa carrière au risque de perdre ce qui nous anime ? Faut-il retourner travailler “trop tôt” au risque d’être jugée ou de culpabiliser ? Qui sommes-nous encore, entre les pleurs, les nuits courtes et le besoin profond d’être utile autrement ? Dans cet épisode d’États Dames, Stéphanie reçoit Tiphaine Choblet, psychologue du travail et autrice du podcast Métamorphose Professionnelle. Avec douceur et authenticité, Tiphaine raconte son propre vécu et partage des clés essentielles pour accompagner les femmes dans leurs choix professionnels après une naissance. Tiphaine est : psychologue du travail, spécialisée dans les transitions professionnelles créatrice du podcast Métamorphose Professionnelle interviewée dans des médias tels que RZEN Radio, Elle Magazine et le podcast Maman Bosse spécialiste de la reconversion, de la multipotentialité et des parcours atypiques maman d’une petite fille, Maëlle Son regard mêle expertise, vécu personnel et une profonde compréhension des enjeux psychologiques liés à la maternité. ⭐ Le choc invisible du congé maternité : "Je me suis sentie en détresse" Dans cet épisode, Tiphaine raconte sans filtre son postpartum mental. Pourtant passionnée par son métier, engagée, active, elle se retrouve brutalement confrontée à : la solitude des premières semaines le sentiment de ne plus être utile les pleurs incessants la perte de repères les idées noires (“le travail va me sauver”) la culpabilité d’avoir envie de reprendre très tôt Elle dit avoir vécu cette période comme “une violence psychologique” — un ressenti plus commun qu’on ne le croit, mais encore tabou. « Ce vide ressenti… c'est là que ça a été le plus difficile. J’ai craqué. Je ne voulais pas seulement être utile comme mère, j’avais besoin d’être utile autrement. » Son témoignage est précieux, car il met en lumière un sujet rarement abordé :👉 le postpartum n’est pas que physique. Il est aussi professionnel, identitaire, psychique. ⭐ Reprendre le travail “trop tôt” : un choix jugé, mais parfois vital Tiphaine a repris le travail alors que sa fille avait tout juste deux mois. Ce choix, souvent incompris, est pourtant ce qui l’a aidée à retrouver : un sens un cadre une utilité un contact social un ancrage en dehors de la maternité Elle raconte avoir pleuré en se préparant le premier jour, déchirée entre deux élans contradictoires : 👉 “Je veux rester avec ma fille.” 👉 “Je dois retourner travailler pour me sentir bien.” Le dilemme que vivent tant de mères. Grâce au soutien de sa famille, d’une psychologue, et à la bienveillance inattendue de certains recruteurs, elle a pu reconstruire un équilibre… mouvant, imparfait, mais plus juste pour elle. ⭐ L’équilibre carrière–maternité : un ajustement permanent Tiphaine rappelle une vérité essentielle : 🌿 L’équilibre ne se trouve pas. Il se construit. Il se réajuste. Il évolue. Il n’existe pas une “bonne façon de faire”, ni un rythme idéal. Il existe seulement : votre rythme votre énergie vos besoins votre manière d’être mère votre identité professionnelle Les questions à se poser, selon elle : ✔ Qu’est-ce qui me nourrit vraiment ? ✔ Qu’est-ce qui m’épuise ? ✔ Qu’est-ce que je peux déléguer ? ✔ Qu’est-ce qui est important pour moi maintenant ? ✔ Suis-je alignée avec mes choix ? Elle insiste aussi sur un point capital : 👉 On ne doit pas mentir ou cacher sa situation à un recruteur. L’authenticité est un atout, pas un frein. ⭐ La culpabilité maternelle : comment s’en libérer ? Tiphaine rappelle que la culpabilité ne disparaît jamais complètement, mais qu’on peut : apprendre à la comprendre, la poser, la déconstruire, et remettre du sens là où il n’y a que de la pression sociale. Nombreuses sont les femmes qui pensent : “Si je reprends trop tôt, je suis égoïste.” “Si je reste trop longtemps, je perds ma place.” “Je vais rater quelque chose dans sa vie.” “Je ne serai jamais assez présente.” Pour Tiphaine, la vérité est ailleurs : ✨ Une mère alignée est une mère qui va bien.Une mère qui va bien est une mère présente. Il n’existe pas de hiérarchie entre carrière et maternité. Il existe des femmes qui cherchent à respirer entre les deux. ⭐ Les conseils de Tiphaine pour trouver un équilibre juste Voici les recommandations clés qu’elle partage : 🤍 1. S'écouter avant d’écouter les autres Votre rythme, vos besoins, vos limites… pas ceux des autres. 🤍 2. Ne pas rester seule Psychologue, amis, podcast, famille, groupes de parole… 🤍 3. Se rappeler que le travail peut être un soin Reprendre n’est pas abandonner son enfant.C’est parfois se sauver pour mieux revenir. 🤍 4. Oser dire la vérité aux recruteurs La transparence attire les bons employeurs. 🤍 5. Accepter que l'équilibre bouge Ce qui fonctionne à 2 mois ne fonctionne pas forcément à 9 mois, ni à 4 ans. Et c’est normal. ⭐ Pourquoi écouter cet épisode ? Cet épisode est pour vous si : ✔ vous êtes jeune maman et perdue entre vos rôles ✔ vous culpabilisez de vouloir reprendre le travail ✔ vous avez peur d’être jugée ✔ vous cherchez votre nouvelle identité professionnelle ✔ vous voulez un témoignage honnête et sans filtre Vous y trouverez : une parole vraie du réconfort des clés psychologiques concrètes un regard bienveillant sur les parcours des femmes de l’inspiration pour oser faire vos choix ⭐ Où retrouver Tiphaine ? 🎧 Podcast : Métamorphose Professionnelle👉 https://open.spotify.com/show/4oaehC2zF7oQ9MvoTxVIrR FAQ – Au cœur du dilemme carrière ou maternité : un défi mental et émotionnel Pourquoi le congé maternité peut-il être difficile psychologiquement ? Le congé maternité peut provoquer un véritable bouleversement identitaire. Certaines femmes ressentent une perte de repères, un isolement ou un vide après avoir été très actives professionnellement. Le manque de sommeil, les changements hormonaux et la pression sociale peuvent aussi fragiliser la santé mentale. Est-il normal de vouloir reprendre le travail rapidement après un accouchement ? Oui. Chaque femme vit la maternité différemment. Pour certaines, le travail représente une source d’équilibre, d’identité, de stimulation intellectuelle ou de bien-être psychologique. Vouloir reprendre plus tôt ne signifie pas aimer moins son enfant. Peut-on aimer son enfant et souffrir pendant le post-partum ? Absolument. On peut profondément aimer son enfant tout en traversant une période émotionnellement difficile. Fatigue intense, charge mentale, solitude, anxiété ou perte de repères peuvent rendre le post-partum très éprouvant. Pourquoi certaines mères ressentent-elles de la culpabilité ? La culpabilité vient souvent des injonctions sociales autour de la maternité : “profiter de chaque instant”, “être une mère parfaite”, “rester auprès de son bébé”. Beaucoup de femmes se sentent déchirées entre leurs besoins personnels, professionnels et leur rôle maternel. Comment trouver un équilibre entre carrière et maternité ? L’équilibre se construit progressivement et évolue avec le temps. Il passe souvent par : l’écoute de ses besoins, une organisation adaptée, une communication dans le couple, un mode de garde sécurisant, et surtout l’acceptation qu’il n’existe pas de modèle parfait. Est-ce possible de concilier entrepreneuriat et maternité ? Oui, mais cela demande des ajustements permanents. La maternité peut modifier le rythme de travail, les priorités et l’organisation. Beaucoup de femmes entrepreneures choisissent des formats plus souples ou un temps partiel pour préserver leur équilibre. Les recruteurs discriminent-ils toujours les jeunes mères ? Certaines discriminations existent encore, mais de nombreux employeurs évoluent. Être transparente sur sa situation familiale peut parfois favoriser une relation de confiance, surtout lorsque l’organisation est claire et anticipée. Comment gérer la charge mentale après l’arrivée d’un enfant ? La charge mentale peut être allégée grâce à : une meilleure répartition des tâches, des temps de repos, du soutien familial ou professionnel, et une reconnaissance des difficultés vécues. Demander de l’aide n’est pas un échec. Pourquoi la reprise du travail peut-elle améliorer le bien-être psychologique ? Retrouver une activité professionnelle peut permettre : de retrouver une identité personnelle, de recréer du lien social, de stimuler son esprit, et de sortir de l’isolement. Certaines femmes se sentent plus épanouies en combinant maternité et vie professionnelle. Quels signes doivent alerter pendant le post-partum ? Il est important de demander de l’aide si apparaissent : des idées noires, un épuisement intense, une anxiété permanente, un sentiment de détresse, ou une perte de plaisir durable. Un accompagnement psychologique peut être essentiel. Peut-on être une “bonne mère” tout en travaillant ? Oui. Être une bonne mère ne dépend pas du nombre d’heures passées avec son enfant, mais de la qualité du lien, de la présence émotionnelle et du bien-être global de la famille. Quel message retenir de cet épisode ? Il n’existe pas une seule façon de vivre la maternité. Chaque femme a le droit de construire son propre équilibre entre carrière, identité personnelle et vie familiale, sans honte ni culpabilité.
- Acouphènes : comment les soulager naturellement ? Avec Xavière Desmet, thérapeute spécialiste des acouphènes et du stress
Trigger warning : cet épisode évoque les acouphènes chroniques, l’errance médicale, le stress intense et la détresse psychologique (pensées noires). Les acouphènes touchent plus de 8 millions de personnes en France, souvent dans le silence et l’incompréhension. Un bruit continu dans la tête, des sifflements, une sensation de ne jamais avoir de repos… et trop souvent cette phrase glaçante : « Il va falloir vous y habituer, on ne peut rien faire. » Dans cet épisode d’États Dames, je reçois Xavière Desmet, docteure en pharmacie, aujourd’hui yoga-thérapeute et hypnothérapeute. Après une période de stress intense, elle se réveille un matin avec des acouphènes qui vont bouleverser sa vie. Face à l’errance médicale et au manque de solutions, elle décide de reprendre le pouvoir sur sa santé et de chercher elle-même des moyens de soulager ses symptômes. Son témoignage est à la fois très concret et profondément rassurant : oui, il est possible d’apaiser les acouphènes et de retrouver une qualité de vie. Qui est Xavière Desmet ? À l’origine, Xavière est docteure en pharmacie. Elle a travaillé en psychiatrie durant son internat et connaît bien les limites et les effets secondaires de certains médicaments. Après le déclenchement de ses acouphènes, elle va progressivement : comprendre scientifiquement ce qui se passe dans le cerveau et le système nerveux, découvrir la yoga-thérapie, se former à la yoga-thérapie et à l’hypnose, se spécialiser dans l’accompagnement des personnes souffrant d’acouphènes, de stress et d’anxiété. Aujourd’hui, elle propose des programmes en ligne et des accompagnements personnalisés pour aider d’autres personnes à sortir de cet enfer sonore. Quand les acouphènes surgissent : le matin où tout bascule Tout commence en février 2020. Xavière se réveille un week-end : tensions dans la nuque fatigue intense vertiges puis un bruit aigu puissant dans les oreilles, type “métro parisien qui freine”. D’abord, elle pense que ça va passer. Elle a déjà eu de petits acouphènes occasionnels. Mais là, le bruit reste.Les symptômes s’ajoutent : maux de tête, troubles de l’équilibre, difficulté à avaler, hyper-sensibilité au bruit… En toile de fond, une période extrêmement stressante : charge mentale élevée, travail très intense, début de la pandémie, pollution massive à Sydney à cause des feux de forêt, air toxique, confinement à domicile, masques déjà portés en continu. Petit à petit, son corps crie stop. Et un matin, tout bascule. Errance médicale, examens… et la phrase qui détruit : “Il va falloir vous habituer” Comme beaucoup, Xavière passe par : les urgences, un neurologue, un ORL, un IRM, un angiogramme, un audiogramme… Résultat : ➡️ Pas de tumeur, pas d’anévrisme, rien d’“anormal” sur les examens. ➡️ Diagnostic : acouphènes subjectifs. On lui propose alors un traitement expérimental, un médicament utilisé chez les épileptiques et dans certaines douleurs neuropathiques. Le neurologue la prévient : « Vous n’allez plus tellement vous sentir vous-même. » Pharmacienne et passée par la psychiatrie, Xavière sait exactement ce que ce type de traitement peut provoquer. Pour elle, c’est non. Puis viennent ces phrases terribles, répétées par plusieurs professionnels : « Il n’y a rien à faire. »« Il va falloir vous habituer. » Elle rentre chez elle avec le bruit, sans solution.S’installent alors : désespoir, colère, solitude, pensées très sombres.Personne ne comprend vraiment la violence de ce qu’elle vit. Comprendre les acouphènes : un symptôme, pas une fatalité En cherchant par elle-même, Xavière découvre : la différence entre acouphènes objectifs (rares, 5 % des cas) et subjectifs (95 %), le rôle du système nerveux central et du système nerveux autonome, l’hyperexcitabilité du cortex auditif, les liens avec le stress chronique, la surcharge nerveuse, la sensibilité au bruit… Elle réalise une chose essentielle :👉 Les acouphènes ne sont pas une maladie en soi, mais un symptôme d’un déséquilibre profond. C’est à partir de cette compréhension qu’elle va pouvoir agir. La découverte du yoga et de la respiration : le premier déclic Un peu par hasard, Xavière s’inscrit à un cours de yoga en ligne : respiration, mouvements doux, relaxation, méditation. Après une heure de pratique, elle se sent apaisée pour la première fois depuis longtemps. Ses acouphènes diminuent légèrement. Ce n’est pas miraculeux, mais c’est un signe. Ce moment est un tournant : “Pour la première fois, j’avais quelque chose entre les mains qui me faisait du bien.” Elle décide alors de : continuer à pratiquer, plonger dans la littérature scientifique, comprendre pourquoi ces techniques agissent sur le système nerveux et le cerveau, se former à la yoga-thérapie, qui applique le yoga à la santé. Yoga-thérapie & acouphènes : une approche ciblée du système nerveux Xavière explique dans l’épisode que la yoga-thérapie agit sur plusieurs plans : régulation du système nerveux (sympathique / parasympathique), réduction de l’hyperexcitabilité du cerveau, détente des muscles, fascias, nuque, mâchoire, souvent très impliqués dans les acouphènes, diminution du stress, de l’anxiété, du cortisol, amélioration du sommeil, stimulation de la neuroplasticité (capacité du cerveau à se réorganiser), meilleure prise de conscience du corps et des émotions. Elle propose par exemple un exercice simple de respiration pour stimuler le nerf vague (au cœur du système parasympathique, celui qui calme) : Inspirer par le nez normalement,puis expirer par petites séries, en plusieurs fois, jusqu’à vider complètement l’air. En quelques minutes, le corps se relâche, l’activité cérébrale ralentit, le système nerveux s’apaise.Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais il illustre l’idée : utiliser des outils concrets pour calmer le cerveau qui “s’emballe”. Des acouphènes qui diminuent… puis finissent par disparaître Avec le temps, la régularité et un travail global sur son mode de vie (alimentation, sommeil, gestion du stress…), Xavière constate : des améliorations progressives, des phases de recul, puis de nouveaux progrès, puis, au fil des mois, une disparition de ses acouphènes. Elle précise que ce n’est ni magique ni linéaire :c’est un travail en escalier, avec des pas en avant, des pas en arrière, des ajustements constants. Mais surtout : c’est possible. Les programmes de Xavière pour les personnes qui souffrent d’acouphènes Suite à son propre cheminement, Xavière a créé : un programme spécifique Acouphènes, un programme spécifique Stress, des consultations individuelles en ligne (Zoom), pour aller plus loin et personnaliser. Ses programmes (sur 5 semaines) comprennent : des vidéos de pratique guidée, des audios de relaxation, des exercices de respiration, des fiches d’exercices à faire au quotidien, des conseils sur l’alimentation, l’hygiène de vie, les plantes, la gestion du stress, une approche claire, expliquée, pour rendre la personne actrice de sa santé. Son message pour celles et ceux en errance médicale Xavière adresse un message très fort à toutes les personnes qui se sentent abandonnées : Oui, il est important de faire les examens pour écarter une cause grave. Mais une fois que c’est fait, ne plus rester dans la peur est essentiel. Les acouphènes sont un symptôme, le signe d’un déséquilibre, pas une condamnation. Il est possible de retravailler avec son corps, son système nerveux, son mode de vie. Elle insiste sur : l’importance de prendre soin de son stress, de protéger son sommeil, de limiter certains stimulants (café, alcool, nicotine…), d’adopter une alimentation anti-inflammatoire, de demander du soutien psychologique si nécessaire, de se faire plaisir et de ne pas s’oublier. “Les acouphènes révèlent une vulnérabilité. On ne la choisit pas, mais on peut choisir comment on apprend à vivre avec et à la transformer.” Où retrouver Xavière Desmet et l’épisode ? 🎧 Écouter l’épisode audio sur les acouphènes : “Les acouphènes sont entrés dans ma vie : mes secrets pour les soulager” – sur le podcast États Dames 🎥 Voir l’épisode en vidéo avec les exercices pratiques : sur YouTube 🔗 Retrouver Xavière : Instagram : @xaviere.desmet FAQ – Acouphènes : comprendre, apaiser et retrouver l’équilibre Qu’est-ce qu’un acouphène ? Un acouphène est un son perçu dans l’oreille ou dans la tête sans source sonore extérieure. Il peut prendre la forme d’un sifflement, d’un bourdonnement, d’un bruit électrique, d’un souffle, d’un son strident ou encore d’un bruit de fond continu. Les acouphènes sont-ils une maladie ? Non. Les acouphènes sont plutôt un symptôme, c’est-à-dire le signe qu’un déséquilibre ou un dysfonctionnement existe quelque part dans le corps ou le système nerveux. Ils peuvent être liés à différents facteurs : audition, stress, tensions corporelles, sommeil, système nerveux ou état émotionnel. Quelle est la différence entre acouphènes objectifs et acouphènes subjectifs ? Les acouphènes objectifs sont rares. Ils peuvent parfois être entendus par une autre personne et être liés à une cause physique identifiable, comme un trouble vasculaire ou musculaire. Les acouphènes subjectifs sont les plus fréquents. Ils ne sont entendus que par la personne concernée et peuvent être associés à des dérèglements du système nerveux, du cortex auditif ou du système nerveux autonome. Pourquoi faut-il consulter un professionnel de santé en cas d’acouphènes ? Il est important de consulter pour écarter une cause médicale nécessitant une prise en charge : trouble ORL, problème vasculaire, neurologique, auditif ou autre affection sous-jacente. Même si les examens ne montrent rien d’anormal, cette étape permet d’avancer plus sereinement. Pourquoi les acouphènes peuvent-ils être si difficiles à vivre ? Parce qu’ils sont invisibles, souvent incompris, et peuvent donner un sentiment d’impuissance. Le bruit peut devenir envahissant, provoquer de l’anxiété, perturber le sommeil et affecter profondément la qualité de vie. Quel lien existe-t-il entre stress et acouphènes ? Le stress peut activer fortement le système nerveux et maintenir le corps en état d’alerte. Chez certaines personnes, cette hyperactivation peut favoriser ou amplifier les acouphènes. À l’inverse, les acouphènes peuvent eux-mêmes générer du stress, créant un cercle vicieux. Les acouphènes peuvent-ils être liés au système nerveux ? Oui. Dans l’épisode, Xavière Desmet explique que les acouphènes peuvent être associés à une hyperexcitabilité du système nerveux auditif, notamment du cortex auditif, ainsi qu’à un déséquilibre du système nerveux autonome. Pourquoi certains professionnels disent-ils “il faut vous habituer” ? Parce qu’il n’existe pas toujours de traitement médical simple ou unique pour faire disparaître les acouphènes. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Des approches complémentaires peuvent aider à mieux les vivre, les apaiser ou réduire leur intensité. La yoga-thérapie peut-elle aider les personnes souffrant d’acouphènes ? La yoga-thérapie peut être une approche complémentaire intéressante. Elle utilise la respiration, la relaxation, la méditation, les mouvements doux et la reconnexion au corps pour aider à réguler le système nerveux et diminuer l’état d’alerte. Qu’est-ce que la yoga-thérapie ? La yoga-thérapie est une application du yoga à la santé. Elle s’appuie sur des techniques ciblées de respiration, relaxation, visualisation, méditation, mouvements doux, étirements et régulation émotionnelle. Elle ne nécessite pas d’être souple ou sportif. Pourquoi la respiration peut-elle aider à apaiser les acouphènes ? Certaines respirations peuvent stimuler le système nerveux parasympathique, associé à l’apaisement et à la récupération. En allongeant l’expiration, on peut favoriser une sensation de détente et réduire l’état d’hyperactivation. Qu’est-ce que le nerf vague et pourquoi est-il important ? Le nerf vague est un nerf majeur du système parasympathique. Il participe à la régulation du stress, de la respiration, du rythme cardiaque et de l’état de détente. Certaines pratiques respiratoires peuvent contribuer à le stimuler. Peut-on faire un exercice simple pour stimuler l’apaisement ? Oui. Xavière propose par exemple d’inspirer normalement par le nez, puis d’expirer en plusieurs petits temps jusqu’à vider complètement l’air. Cet exercice peut être pratiqué quelques minutes pour favoriser une détente progressive. Les tensions corporelles peuvent-elles jouer un rôle dans les acouphènes ? Oui. Les tensions au niveau du cou, des cervicales, de la mâchoire, des épaules ou des fascias peuvent parfois aggraver certains acouphènes. Le bruxisme, par exemple, peut aussi être associé à des tensions influençant le système auditif. Le sommeil a-t-il un impact sur les acouphènes ? Oui. Un sommeil de mauvaise qualité peut fragiliser le système nerveux et augmenter la perception des acouphènes. Mettre en place une routine de sommeil régulière peut aider le corps à récupérer. L’alimentation peut-elle jouer un rôle ? Selon Xavière Desmet, adopter une alimentation favorable au cerveau et limiter certains stimulants peut soutenir l’équilibre général. Elle évoque notamment l’importance d’une alimentation anti-inflammatoire, des oméga-3, et la réduction de la caféine, de l’alcool ou de la nicotine. Pourquoi faut-il éviter d’avoir peur de ses acouphènes ? La peur peut augmenter l’activation du système nerveux et amplifier la perception des acouphènes. Une fois les causes médicales urgentes écartées, apprendre à ne plus les vivre comme une menace peut aider à sortir du cercle stress-acouphènes. Peut-on faire disparaître complètement les acouphènes ? Chaque parcours est différent. Certaines personnes peuvent observer une diminution importante, voire une disparition progressive, tandis que d’autres apprennent surtout à réduire l’impact des acouphènes sur leur quotidien. Le chemin peut être progressif, non linéaire, avec des hauts et des bas. Que faire quand on se sent seul face aux acouphènes ? Il est important de ne pas rester isolé. Se faire accompagner par un professionnel de santé, un thérapeute formé, un psychologue ou rejoindre des ressources spécialisées peut aider à mieux comprendre ce que l’on vit et à retrouver du pouvoir d’action. Quel message retenir de cet épisode ? Les acouphènes peuvent être très éprouvants, mais ils ne condamnent pas à l’impuissance. Après avoir écarté les causes médicales, il est possible d’agir sur le stress, le sommeil, l’hygiène de vie, le système nerveux et la relation au corps pour retrouver plus d’apaisement.
- Douleurs chroniques et émotions : le lien expliqué par une neuropsychologue
Et si mieux comprendre nos émotions pouvait transformer notre rapport à la santé ? Dans cet épisode je reçois Marine Manard, neuropsychologue et neuroscientifique.Elle nous offre un éclairage essentiel sur un sujet que toutes les femmes traversent un jour : le lien profond entre émotions, douleurs, santé mentale et santé physique. Marine parle de douleurs chroniques, de fatigue, de motivation, de culpabilité…Mais aussi de ces moments où tout déborde : quand rien ne semble clair, quand la médecine donne des réponses partielles, quand le corps souffre mais que personne n’explique vraiment pourquoi. Avec une grande bienveillance, elle nous aide à reconnecter nos sensations, mieux comprendre nos réactions et redevenir actrices de notre santé. Un épisode puissant, à écouter absolument si vous vous sentez dépassée par ce que vous traversez. 🚨 Trigger Warning Cet épisode aborde : les douleurs chroniques l’errance médicale la souffrance émotionnelle la fatigue mentale Si ces sujets sont sensibles pour vous, prenez le temps de vous installer confortablement avant l’écoute ou faites une pause si nécessaire. 💡 Le saviez-vous ? Les émotions ne sont pas seulement « dans la tête ». Elles activent des circuits neuronaux capables d’influencer la douleur, le sommeil, l’énergie, le stress, la motivation, et même certains symptômes physiques.Comprendre ses émotions, ce n’est pas être « fragile » : c’est une compétence de santé essentielle. 🧠 Citation percutante de l’épisode « On ne devrait jamais dire à un patient que tout est dans sa tête.Comprendre ses émotions, ce n’est pas nier sa douleur : c’est lui redonner du sens. » — Marine Manard 🌸 Moments clés de l’épisode 🔹 1. L’intelligence émotionnelle : un mot souvent galvaudé Marine Manard explique ce qu’est réellement l’intelligence émotionnelle : percevoir nos émotions comprendre ce que vit l’autre mettre des mots agir avec conscience. Ce n’est ni un don, ni une qualité rare : c’est une compétence humaine, modulée par l’éducation, l’environnement et l’histoire personnelle. 🔹 2. Ce que vivent les personnes en douleurs chroniques L’errance médicale Le doute des soignants L’impression de ne pas être entendue Le sentiment d’être « psychologisée » trop viteMarine insiste : la douleur est réelle, même quand les examens ne montrent rien. 🔹 3. Pourquoi écouter ses émotions est un acte de santé Être à l’écoute de soi permet : d’éviter la surcharge d’ajuster son rythme de nommer ce qui fait mal de comprendre ses réactions physiologiquesLes émotions ne sont pas un problème : ce sont des signaux. 🔹 4. Motivation, culpabilité, fatigue : le triangle invisible Marine Manard parle du cercle vicieux douleur → fatigue → découragement. Mais aussi de la manière dont la culpabilité peut devenir : soit un frein soit un moteur Une notion très libératrice. 🔹 5. Comment améliorer la gestion émotionnelle ? Marine Manard propose : le « tête-à-tête avec soi-même » : une pause hebdomadaire pour ressentir des outils de respiration ou de mouvement la réévaluation cognitive le non-jugement accepter que personne ne gère ses émotions en permanence, et que c’est normal 🔹 6. Mieux communiquer ses émotions aux autres L’empathie, ce n’est pas « se projeter à la place de l’autre » :c’est percevoir ce que l’autre vit sans ramener à soi.Marine différencie clairement empathie, sympathie et compassion. 🔹 7. Pourquoi il n’existe pas de méthode universelle On n’a pas tous la même sensibilité, le même tempérament, les mêmes besoins.Ce qui fonctionne pour l’une ne fonctionne pas forcément pour l’autre.Il faut apprendre à créer sa propre boîte à outils émotionnelle. 📚 Ressources, outils & recommandations de Marine Manard Livres : La résolution émotionnelle Les travaux de Thomas d’Ansembourg (Communication Non Violente) L’Apprenti girafe Les ouvrages, masterclass et contenus pédagogiques de Marine Manard À retenir : ✔ vérifier la qualification des professionnels ✔ garder un recul critique ✔ aucun outil n’est universel ✔ vous êtes l’experte de votre vie intérieure 💬 Pour aller plus loin Retrouvez Marine Manard Comprendre ses émotions, c'est bien plus qu’une compétence psychologique. C’est un pilier de santé. Dans cet épisode, Marine Manard nous rappelle : que notre corps et nos émotions parlent ensemble que la douleur mérite toujours d’être entendue qu’on peut transformer son rapport à soi et qu’on reste actrice de sa santé, même dans les moments les plus flous Un épisode nécessaire, profond et éclairant. FAQ – Au cœur des émotions : douleurs, fatigue… et si tout était lié ? Pourquoi les émotions peuvent-elles impacter la santé physique ? Les émotions influencent directement notre corps. Le stress chronique, l’anxiété ou une surcharge émotionnelle peuvent augmenter les tensions musculaires, la fatigue, les douleurs chroniques ou encore perturber le sommeil et le système immunitaire. Est-ce que “tout est dans la tête” quand on souffre sans diagnostic clair ? Non. Marine Manard rappelle dans cet épisode qu’une douleur est réelle, même lorsqu’aucun diagnostic précis n’a encore été posé. Les émotions peuvent amplifier certaines douleurs, mais cela ne signifie pas que la souffrance est imaginaire. Qu’est-ce que l’intelligence émotionnelle ? L’intelligence émotionnelle désigne la capacité à identifier, comprendre et gérer ses émotions, mais aussi à percevoir celles des autres. Cela influence nos relations, notre santé mentale et notre manière de traverser les difficultés. Peut-on développer son intelligence émotionnelle ? Oui. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas quelque chose de figé. L’écoute de soi, l’introspection, la thérapie, certains exercices émotionnels ou encore la communication peuvent aider à mieux comprendre et accueillir ses émotions. Pourquoi certaines personnes ressentent-elles davantage leurs émotions ? Cela dépend de nombreux facteurs : le tempérament, l’éducation émotionnelle reçue dans l’enfance, l’environnement, les expériences de vie ou encore la sensibilité personnelle. Quel lien existe-t-il entre douleurs chroniques et émotions ? Les émotions peuvent modifier la perception de la douleur. Le stress, l’épuisement émotionnel ou l’anxiété peuvent intensifier les symptômes physiques et augmenter la fatigue corporelle. Que signifie “réévaluation cognitive” ? C’est une technique qui consiste à changer la manière dont on perçoit une situation afin de modifier l’émotion associée. L’objectif n’est pas de nier ce qu’on ressent, mais d’essayer de prendre du recul pour voir les choses autrement. Pourquoi est-il important d’écouter ses émotions ? Parce que les émotions sont souvent des signaux. Derrière une colère, une fatigue intense ou une tristesse persistante peut se cacher un besoin non respecté, un épuisement ou une souffrance plus profonde. Comment mieux gérer ses émotions au quotidien ? Il n’existe pas de méthode universelle. Certaines personnes vont préférer le sport, d’autres l’écriture, la respiration, la méditation, la marche, la musique ou encore la thérapie. L’important est de trouver les outils qui nous correspondent réellement. L’empathie est-elle innée ? Oui, selon Marine Manard, l’empathie fait partie des bases du fonctionnement humain. En revanche, la manière d’exprimer cette empathie dépend de l’éducation, de la culture et des expériences de vie. Quelle différence entre empathie et sympathie ? L’empathie consiste à essayer de comprendre l’émotion de l’autre sans ramener immédiatement la situation à soi. La sympathie, elle, implique souvent une comparaison avec sa propre expérience. Pourquoi certaines personnes ont-elles du mal à parler de leurs émotions ? Parce qu’on apprend souvent à les cacher ou à les minimiser. Beaucoup de personnes ont grandi dans des environnements où les émotions n’étaient pas accueillies ou comprises. Comment commencer à mieux se connaître émotionnellement ? Marine Manard conseille de s’accorder régulièrement des moments seul avec soi-même : marcher, écrire, écouter de la musique, boire un café en pleine conscience… L’objectif est simplement de se reconnecter à ce qu’on ressent. Les émotions négatives sont-elles mauvaises ? Non. Toutes les émotions ont une fonction. La colère, la culpabilité ou la tristesse peuvent devenir des moteurs de compréhension et de transformation lorsqu’elles sont écoutées et accompagnées. Quand faut-il demander de l’aide ? Lorsque les émotions deviennent trop envahissantes, impactent le quotidien, la santé, les relations ou la motivation. Consulter un professionnel peut aider à mieux comprendre ce qui se joue intérieurement.
- Divorce, deuil, maternité : comprendre les émotions qui bouleversent la santé — avec Marine Manard, neuropsychologue
Cover d'épisode Comprendre les émotions lors des transitions de vie Cet épisode aide à comprendre les émotions ressenties lors du divorce, du deuil ou de la maternité. Aujourd’hui, nous explorons un sujet fondamental : les émotions ressenties lors des transitions de vie et leurs impacts directs sur la santé mentale et physique des femmes. Divorce, deuil, maternité… Ces moments clés ne sont pas que des “étapes de vie”. Ce sont de véritables séismes émotionnels, capables d’épuiser le corps, d’asphyxier le mental, et parfois même de déséquilibrer toute une identité. Pour éclairer ces bouleversements invisibles, j’ai le plaisir de recevoir Marine Manard, neuropsychologue et docteure en sciences psychologiques. Grâce à sa vision humaine, scientifique et profondément sensible, elle nous aide à mieux comprendre ce que ces transitions réveillent en nous et comment traverser ces périodes sans se perdre. 🚨 Trigger Warning Ce contenu aborde : le divorce le deuil la charge émotionnelle la maternité et ses zones d’ombre les phobies d’impulsion Si ces thèmes sont sensibles pour vous, pensez à écouter l’épisode dans un moment calme et sécurisant. 💡 Le saviez-vous ? Les transitions de vie activent dans le cerveau les mêmes circuits que le stress traumatique.Le corps se met en alerte, l’humeur varie, la motivation baisse, le sommeil se dérègle. ➡️ Non, ce n’est pas “dans la tête”. ➡️ Oui, les émotions transforment réellement le corps. 🧠 Citation marquante de l’épisode « Chaque transition de vie implique un deuil : celui d’une ancienne version de nous. » — Marine Manard 🌸 Moments clés de l’épisode 🔹 1. Les transitions de vie : le point commun Selon Marine Manard, toutes les transitions divorce, deuil, maternité ont un point commun essentiel : 👉 le changement d’équilibre.Le cerveau cherche à revenir à “l’ancien normal”, ce qui crée : anxiété fatigue émotionnelle surcharge cognitive agitation tristesse Le problème n’est pas le changement en lui-même, mais notre tentative de “retrouver la vie d’avant”. 🔹 2. Divorce : émotions intenses, rejet, colère, et reconstruction Marine Manard explique : le divorce active les circuits du rejet social, aussi puissants que la douleur physique la tristesse et la colère sont “normales et nécessaires” prendre quelques jours pour tout lâcher est même thérapeutique mais il faut surveiller que cela ne s’installe pas sur des semaines Elle rappelle aussi que haïr l’autre entretient une forme de haine envers soi… Et que l’objectif n’est pas de “retourner en arrière”, mais de réinventer un nouvel équilibre. 🔹 3. Deuil : un chemin unique, sans règle ni délai Marine Manard décrit le deuil comme : une séparation brutale un processus individuel un chemin où les émotions varient en vague, pas en ligne droite un vécu qui ne “disparaît jamais”, mais qui s’apprivoise Elle met en garde contre : la culpabilité de ressentir de la joie l’isolement l’effondrement de la motivation Vivre avec le manque : voilà, selon elle, le véritable sens du deuil. 🔹 4. Maternité : une transition puissante, sous-estimée et taboue Marine Manard partage un point essentiel : 👉 La maternité implique un deuil de la vie d’avant. Les nouvelles mères cherchent désespérément à “retrouver leur vie d’avant”… ce qui est impossible. C’est ce qu’elle appelle : le deuil invisible de la maternité. Elle aborde aussi : le baby blues les colères la culpabilité les disputes dans le couple le stress d’être responsable d’un être fragile la fatigue extrême et un sujet tabou : les phobies d’impulsion, vécues par 80 à 100% des parents Son message : ➡️ Vous n’êtes pas “dangereuse” ni “anormale”. ➡️ Ces pensées sont fréquentes, humaines, et ne prédisent en rien la maltraitance. ➡️ En parler libère. 🔹 5. Comment traverser ces transitions ? Marine Manard propose des pistes concrètes : écouter ses besoins se donner la permission de s’effondrer un temps s’offrir du bien-être (nature, massage, repos, sport…) exprimer ses émotions se réaligner petit à petit demander de l’aide quand le quotidien est trop perturbé trouver le bon professionnel, celui avec qui le courant passe La clé : s’autoriser à redevenir humaine, pas parfaite. 💬 Pour aller plus loin Retrouvez Marine Manard Les transitions de vie ne nous brisent pas. Elles nous obligent à grandir. Avec beaucoup de justesse, Marine Manard, neuropsychologue, nous rappelle que : chaque émotion a un sens chaque transition est un terrain d’apprentissage personne ne traverse cela sans trembler demander de l’aide est un acte de force et que chaque femme peut créer un nouvel équilibre, même après un bouleversement profond FAQ – Émotions et transitions de vie : divorce, deuil, maternité Pourquoi parler des transitions de vie dans un podcast sur la santé des femmes ? Parce que les grandes transitions de vie comme une séparation, un deuil ou la maternité ne sont pas de simples étapes personnelles. Elles peuvent bouleverser profondément l’équilibre émotionnel, mental et physique. Même si elles ne sont pas des maladies, elles peuvent avoir un impact réel sur le bien-être global. Qu’est-ce qu’une transition de vie ? Une transition de vie est une période de changement important. Elle marque souvent la fin d’un chapitre et le début d’un autre. Ce changement demande de se réinventer, de retrouver un nouvel équilibre et d’accepter que la vie d’avant ne reviendra pas toujours telle qu’elle était. Pourquoi les transitions de vie provoquent-elles autant d’émotions ? Parce qu’elles bouleversent nos repères. Divorce, deuil ou maternité impliquent souvent une forme de perte : perte d’une relation, d’un être cher, d’une ancienne identité ou d’un équilibre connu. Ces changements peuvent faire émerger de la tristesse, de la colère, de la culpabilité, de l’anxiété ou encore un sentiment de perte de contrôle. Pourquoi le divorce ou la séparation peuvent-ils être si douloureux ? Une séparation peut réveiller un sentiment de rejet, de colère, de culpabilité ou de profonde tristesse. Elle oblige à reconstruire un équilibre différent, parfois avec des enjeux familiaux, financiers ou émotionnels importants. Ces émotions sont légitimes et peuvent faire partie du processus de reconstruction. Est-ce normal d’avoir envie de tout lâcher après une séparation ? Oui. Avoir besoin de pleurer, de rester au calme, de se replier quelques jours ou de se protéger émotionnellement peut être une réaction normale. L’important est que cet état ne s’installe pas durablement au point d’empêcher de vivre, de fonctionner ou de demander de l’aide si nécessaire. Pourquoi est-il important d’accueillir sa tristesse ? Accueillir sa tristesse permet de reconnaître ce que l’on traverse au lieu de l’enfouir. Pleurer, ralentir, prendre soin de soi ou s’autoriser à être vulnérable peut être une étape nécessaire pour traverser une séparation, un deuil ou une autre période de transition. Comment apaiser la rancœur après une séparation ? Lorsque cela est possible et sécurisant, faire la paix avec certains aspects de l’histoire peut aider à avancer. Cela ne signifie pas oublier ou excuser ce qui a fait mal, mais éviter que la haine ou la rancœur ne continuent à peser sur soi. Garder en mémoire aussi ce qui a existé de bon peut parfois permettre de retrouver une forme de paix intérieure. En quoi le deuil ressemble-t-il à une séparation ? Le deuil est une séparation brutale et non choisie avec une personne aimée. Comme dans certaines séparations, il peut provoquer du choc, de la colère, de la tristesse profonde, de la culpabilité ou une difficulté à accepter la réalité de la perte. Quelles sont les étapes du deuil ? On évoque souvent plusieurs étapes : le choc, la sidération, la colère, la tristesse profonde, puis une forme d’acceptation. Mais ces étapes ne sont pas linéaires. Chaque personne vit le deuil à son rythme, selon son histoire, sa relation au défunt, ses croyances, sa culture et son environnement. Faire son deuil, est-ce oublier la personne ? Non. Faire son deuil ne signifie pas fermer la porte ou faire comme si la personne n’avait jamais existé. C’est plutôt apprendre à vivre avec son absence, avec le manque, et avec l’idée que cette personne continue d’exister autrement, dans les souvenirs et dans le cœur. Quand faut-il s’inquiéter pendant un deuil ? l faut être vigilant lorsque la tristesse, la colère ou la culpabilité empêchent durablement de vivre, de sortir, de travailler, de prendre soin de soi ou de ressentir à nouveau des moments de joie. Dans ce cas, être accompagné par un professionnel peut être précieux. Pourquoi peut-on culpabiliser d’aller mieux après un deuil ? Beaucoup de personnes se sentent coupables de rire, de sortir ou de ressentir du bonheur après la perte d’un proche. Pourtant, reprendre goût à la vie ne signifie pas oublier la personne disparue. Cela peut aussi être une manière d’honorer la vie et l’amour partagé. Pourquoi la maternité est-elle aussi une transition de vie ? La maternité transforme profondément l’identité, le corps, le quotidien, le couple et les priorités. Même lorsqu’elle est heureuse, elle implique un changement majeur et parfois le deuil d’une vie d’avant. Devenir parent demande de créer un nouvel équilibre plutôt que de retrouver exactement l’ancien. Pourquoi faut-il arrêter de dire aux parents qu’ils vont “retrouver leur vie d’avant” ? Parce que la vie d’avant ne revient pas à l’identique. La parentalité modifie durablement le quotidien et l’identité. L’enjeu n’est donc pas de retrouver l’ancien équilibre, mais d’en construire un nouveau, adapté à cette nouvelle réalité. Quelles émotions peut provoquer la maternité ? La maternité peut provoquer une immense joie, mais aussi de la fatigue, de l’anxiété, un sentiment de responsabilité intense, une perte de contrôle, des tensions dans le couple parental ou encore une grande vulnérabilité émotionnelle. Les bouleversements hormonaux, le stress et le manque de soutien peuvent aussi favoriser le baby blues ou la dépression postpartum. Qu’est-ce que les phobies d’impulsion chez les parents ? Les phobies d’impulsion sont des pensées ou images intrusives dans lesquelles le parent imagine qu’il arrive du mal à son enfant, parfois même par sa propre faute. Elles sont très anxiogènes et culpabilisantes, mais elles sont fréquentes chez les parents et ne signifient pas que l’on est un mauvais parent. Les phobies d’impulsion veulent-elles dire qu’on risque de faire du mal à son enfant ? Non. Selon Marine Manard, ces pensées ne disent rien de la qualité du parent ni d’un risque de maltraitance. Elles sont souvent liées à l’anxiété, à la responsabilité parentale et au besoin de protection. En parler permet souvent de diminuer fortement la honte et la peur. Comment mieux traverser les émotions liées aux transitions de vie ? Il est important de s’écouter et de trouver ce qui fait du bien : pleurer, se reposer, marcher dans la nature, faire du sport, pratiquer le yoga, la relaxation, demander du soutien ou consulter un professionnel. Il n’existe pas une seule bonne manière de traverser ces périodes. Quand demander de l’aide ? Il est important de demander de l’aide lorsque les émotions deviennent trop fortes, trop envahissantes ou qu’elles empêchent de vivre normalement. Psychologues, neuropsychologues, professionnels de santé, amis ou personnes ressources peuvent accompagner ces moments difficiles. Comment choisir le bon professionnel ? Il ne faut pas hésiter à rencontrer plusieurs professionnels si nécessaire. L’essentiel est de trouver une personne dont l’approche, le discours et la manière d’accompagner correspondent à ses besoins, dans un cadre sécurisant, respectueux et adapté.
- Trauma chez les femmes : comprendre ce qu’elles vivent de l’intérieur avec la Dre Nela Klimcik psychiatre | États Dames
Pourquoi le trauma chez les femmes reste souvent invisible ? Cover d'épisode Certaines blessures ne se voient pas. Elles s’installent dans le corps, dans les émotions, dans la manière de percevoir le monde… parfois longtemps après les événements. Hypervigilance, anxiété permanente, fatigue extrême, dissociation, besoin de contrôle… Et si toutes ces réactions avaient en réalité un sens profond ? Dans ce nouvel épisode des Éclairages d’États Dames, Stéphanie Jary reçoit la Dre Nela Klimcik, psychiatre trauma-informée, pour comprendre ce que vivent les femmes de l’intérieur lorsqu’elles traversent un trauma. Un échange fort, accessible et profondément humain, qui met des mots sur des souffrances encore trop souvent minimisées ou incomprises. ⚠️ Trigger Warning : cet épisode aborde les violences psychologiques, conjugales et sexuelles, ainsi que le trauma et le stress post-traumatique. Portrait du Dre Nela Klimcik La Dre Nela Klimcik est psychiatre trauma-informée. À travers son travail et sa vulgarisation, elle aide à mieux comprendre les impacts psychiques, émotionnels et physiques des traumatismes, notamment chez les femmes. Dans cet épisode, elle revient sur : le fonctionnement du cerveau face au danger, le stress post-traumatique, la dissociation, l’hypervigilance, les comportements de survie, et l’importance d’une approche plus humaine de la santé mentale. Les sujets abordés Qu’est-ce qu’un trauma ? Trauma simple vs trauma complexe Les violences spécifiques vécues par les femmes Le cerveau en mode survie L’hypervigilance et l’anxiété chronique Pourquoi certaines réactions sont incomprises Le besoin de contrôle après un trauma Les addictions et comportements de survie La dissociation et la dépersonnalisation Le lien entre trauma et corps L’approche trauma-informée Le besoin des femmes d’être enfin entendues et crues Les moments clés de l’épisode 🧠 “Le trauma, c’est l’impact qui reste.” La Dre Klimcik explique que le trauma n’est pas seulement un événement passé, mais un état d’alerte qui persiste dans le cerveau et le corps. 👀 Les femmes apprennent à masquer leur souffrance Beaucoup de femmes finissent par croire qu’elles sont “trop sensibles” ou “le problème”, alors qu’elles vivent simplement des conséquences traumatiques réelles. 🔥 Fight, Flight, Freeze… et Fawn L’épisode revient sur les quatre réponses automatiques du cerveau face au danger, notamment le fawn, cette tendance à chercher à plaire pour éviter le conflit ou la violence. 🍽️ Les comportements de survie Addictions, alimentation émotionnelle, hypercontrôle, fatigue chronique…La Dre Klimcik rappelle que ces réactions sont souvent des stratégies de survie face à une souffrance trop importante. 🫥 “Vous n’êtes pas folle.” La dissociation est expliquée avec beaucoup de pédagogie : dépersonnalisation, déréalisation, trous de mémoire… autant de mécanismes de protection du cerveau face à un stress devenu insupportable. Citation forte “Vous n’êtes pas folle et vous réagissez de manière normale à des choses pas normales.”— Dre Nela Klimcik Ce qu’il faut retenir Le trauma est une réaction normale du cerveau face à des événements anormaux. Les femmes vivent souvent des traumas invisibles et minimisés. L’hypervigilance, l’anxiété ou l’évitement ont un sens dans un contexte traumatique. Beaucoup de comportements jugés sont en réalité des mécanismes de survie. La dissociation est une protection du cerveau, pas de la folie. Une approche trauma-informée permet de remettre de l’humanité dans l’accompagnement psychique. Écouter son ressenti est essentiel. FAQ – Comprendre le trauma au féminin et le stress post-traumatique Qu’est-ce qu’un trauma ? Le trauma est l’impact durable laissé par un ou plusieurs événements vécus comme dangereux, humiliants ou profondément déshumanisants. Même lorsque l’événement est terminé, le cerveau et le corps continuent parfois de réagir comme si le danger était toujours présent. Quelle est la différence entre un trauma simple et un trauma complexe ? Un trauma simple est lié à un événement unique.Le trauma complexe, lui, résulte de violences répétées ou prolongées : violences conjugales, violences sexuelles, maltraitance durant l’enfance, etc. Ces expériences peuvent modifier durablement la personnalité, les réactions émotionnelles et le rapport au monde. Pourquoi le cerveau reste-t-il “en alerte” après un traumatisme ? Lors d’un traumatisme, le système nerveux est dépassé. L’amygdale — la zone du cerveau liée à l’alerte et au danger — reste activée même après les événements. Cela peut provoquer un état permanent d’hypervigilance, d’anxiété ou de stress chronique. Pourquoi les femmes vivent-elles souvent des traumas spécifiques ? Les violences subies par les femmes sont fréquemment liées à la domination, au contrôle du corps et à la violence intime ou domestique. Ces expériences peuvent être particulièrement déshumanisantes et laisser des traces profondes sur l’estime de soi, le sentiment de sécurité et la confiance envers les autres. Quels sont les symptômes fréquents du stress post-traumatique ? Le trouble du stress post-traumatique peut provoquer : de l’hypervigilance, une anxiété constante, des troubles du sommeil, des réactions émotionnelles intenses, des évitements, des difficultés à s’affirmer, un sentiment de danger permanent, une fatigue extrême. Pourquoi certaines femmes minimisent-elles leur souffrance ? De nombreuses femmes ont appris à cacher leur douleur ou à penser qu’elles sont “trop sensibles”. Elles finissent parfois par douter de leur propre ressenti et à considérer qu’elles sont “le problème”, alors que leurs réactions sont souvent des réponses normales à des situations anormales. Qu’est-ce que le “fawning” ou la réponse de survie par le besoin de plaire ? Face au danger, le cerveau peut adopter plusieurs stratégies automatiques : combattre, fuir, se figer… ou chercher à plaire. Le “fawning” consiste à éviter le conflit en essayant d’être agréable, docile ou de ne surtout pas déranger son agresseur. Cette réaction est fréquente chez les femmes ayant vécu des violences. Pourquoi certaines réactions comme les addictions ou l’hypercontrôle apparaissent-elles après un trauma ? Les addictions, les troubles alimentaires, l’hypersexualité, les achats compulsifs ou l’hypercontrôle sont souvent des stratégies de survie. Elles permettent temporairement de reprendre un sentiment de contrôle face à une souffrance intérieure intense. Qu’est-ce que la dissociation ? La dissociation est un mécanisme de protection du cerveau. La personne peut avoir l’impression d’être déconnectée d’elle-même, de regarder sa vie de l’extérieur ou que le monde autour d’elle semble irréel. Cela peut être très angoissant, mais ce n’est pas de la folie : c’est une tentative du cerveau de protéger la personne d’un stress devenu insupportable. Peut-on développer des symptômes physiques à cause d’un trauma ? Oui. Le stress chronique peut avoir des répercussions physiques : fatigue intense, douleurs, troubles digestifs, problèmes de peau, troubles cardiovasculaires ou encore maladies liées au stress. Pourquoi certaines personnes ne comprennent-elles pas les réactions traumatiques ? Parce qu’elles jugent souvent à travers leur propre vécu. Beaucoup pensent : “Moi, à ta place, je réagirais autrement.” Pourtant, chaque cerveau réagit selon son histoire, ses expériences et ses blessures. Qu’est-ce que l’approche “trauma informée” en psychiatrie ? L’approche trauma informée consiste à comprendre les comportements et la souffrance psychique comme des réponses à des violences ou à des expériences difficiles, plutôt que comme des “défauts” ou des “faiblesses”. Elle replace le patient au centre de ses soins et reconnaît que certaines réactions ont été des moyens de survie. Comment commencer à se reconstruire après un trauma ? La reconstruction passe souvent par : le fait d’être écoutée et crue, la possibilité de mettre des mots sur ce qui a été vécu, le soutien psychologique, des techniques d’ancrage pour revenir au présent, et surtout, la reconnexion à ses besoins et à son ressenti. Quel message retenir si l’on vit ou a vécu un trauma ? Vous n’êtes pas folle. Vous réagissez de manière normale à des choses qui ne sont pas normales.” Écouter son ressenti, reconnaître ses limites et se sentir en sécurité sont essentiels dans le processus de guérison. Ressources utiles 📞 3919 — Violences Femmes InfoNuméro d’écoute anonyme, gratuit et confidentiel destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels. Accessible 24h/24 et 7j/7. 🧠 Association Mémoire Traumatique et VictimologieInformations, ressources et outils de sensibilisation autour du psychotraumatisme et des violences. 📍 En cas d’urgence immédiate : Composer le 17 (Police / Gendarmerie) Ou envoyer un SMS au 114 si vous ne pouvez pas parler ou êtes en danger. 💬 Plateforme de signalement en ligneArrêtons les violencesTchat anonyme avec des policiers et gendarmes formés aux violences sexistes et sexuelles. 🤍 Si cet épisode fait remonter des émotions difficiles, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel de santé, un psychologue ou une association spécialisée dans le psychotraumatisme. Transcription de l’épisode — Au cœur du trauma : comprendre ce que vivent les femmes de l’intérieur avec Dre Nela Klimcik Stéphanie Jary : Bonjour à toutes et bienvenue dans Les Éclairages d’États Dames, le rendez-vous dédié à la santé des femmes, au bien-être et à la compréhension des émotions qui traversent les parcours de vie. Aux côtés de professionnels de santé, spécialistes et experts du soin, nous abordons ensemble des sujets souvent invisibles, sensibles ou complexes, avec pédagogie, humanité et bienveillance. Santé mentale, trauma, maternité, douleurs chroniques, charge émotionnelle, neuroatypie ou encore estime de soi… Ici, chaque épisode vous aide à mieux comprendre ce que vivent les femmes de l’intérieur. Et aujourd’hui, nous allons parler du trauma, de ce qu’il laisse dans le corps, dans les émotions et dans le quotidien des femmes. Pour en discuter, j’ai le plaisir d’accueillir la Dre Nela Klimcik, psychiatre trauma informée. Sujet aussi complexe qu’essentiel : le trauma. Ces blessures invisibles qui continuent parfois de vivre dans le corps, dans le cerveau, dans les émotions, longtemps après les événements. L’anxiété permanente, l’hypervigilance, la fatigue, le besoin de contrôle, ce sentiment de ne plus vraiment se reconnaître… Toutes ces réactions ont du sens lorsqu’on comprend ce que le cerveau essaye de faire pour survivre. Bonjour Docteure, merci beaucoup d’être avec nous aujourd’hui. Alors pour commencer, quand on parle de trauma chez les femmes, de quoi parle-t-on concrètement ? Dre Nela Klimcik : Si je devais résumer le trauma en une phrase, ce serait l’impact qui reste d’un moment — ou de plusieurs moments lorsqu’on parle de trauma complexe — où le cerveau a été dans des situations de danger ou de honte, et dont l’impact persiste jusqu’à aujourd’hui. Le concept même de trauma évolue énormément depuis plusieurs années. C’est assez paradoxal parce que déjà dans les récits de guerre de l’Antiquité, on décrivait des hommes revenant du combat avec des cauchemars et des symptômes très marqués. Mais ce n’est que dans les années 80 qu’on a réellement étudié le trouble du stress post-traumatique chez les soldats revenus du Vietnam. Et ce qui est intéressant, c’est que cette étude a d’abord été faite sur des hommes. Le trauma au féminin a donc été longtemps ignoré. Or, hommes et femmes ne sont pas exposés aux mêmes violences. Chez les hommes, on retrouve davantage les combats, les accidents, la violence physique directe. Chez les femmes, il s’agit souvent de violences domestiques, sexuelles ou psychologiques. Des violences profondément déshumanisantes. On traite alors la femme comme un objet à disposition : un corps auquel on estime pouvoir accéder, une personne qu’on peut contrôler ou frapper pour obtenir ce qu’on veut. Et cela laisse des traces très particulières. Le trauma, finalement, c’est une réaction de stress qui continue dans le présent. Imaginez que vous vous promenez tranquillement au bord d’une rivière et qu’un crocodile surgisse soudainement. Votre cerveau bugue parce qu’un crocodile n’est pas censé être là. Notre système de stress est conçu pour des dangers imaginables, pas pour des situations qui dépassent totalement nos capacités à réagir. Dans un traumatisme, le cerveau est submergé. C’est alors le système nerveux autonome qui prend le relais. L’amygdale s’active, le cortisol augmente, les muscles se contractent, le cœur accélère, la respiration change… Le corps entier se prépare à survivre. Le problème, c’est que ce système est censé être temporaire. Quand les violences sont répétées — comme dans les violences conjugales ou les violences pendant l’enfance — le cerveau reste bloqué dans cet état d’alerte permanent. Stéphanie Jary : Ce qui me marque beaucoup dans ce que vous dites, c’est cette idée que le trauma n’est pas seulement ce qui s’est passé, mais surtout ce qui continue à vivre à l’intérieur après, comme si le cerveau restait bloqué en mode survie. Et justement, de l’intérieur, qu’est-ce que vivent les femmes ayant vécu un traumatisme que l’on ne voit pas forcément de l’extérieur ? Dre Nela Klimcik : Les femmes masquent énormément de choses. Elles font semblant d’aller bien. Elles finissent aussi par nier leur propre ressenti et se dire qu’elles sont “trop sensibles” ou qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez elles. Parce qu’on attend souvent des femmes qu’elles encaissent tout avec le sourire. Mais intérieurement, il y a une immense souffrance. Une tristesse profonde, une boule au ventre permanente, l’hypervigilance, la peur du danger, la peur du jugement, l’évitement… Leur système émotionnel devient hypersensible. On devient presque un radar émotionnel permanent. Il peut aussi y avoir une difficulté à s’affirmer. Chez les femmes, une réponse au stress très fréquente est ce qu’on appelle le fawning, c’est-à-dire le besoin de plaire pour éviter le danger. Il existe quatre réponses automatiques au stress : le fight : se battre, le flight : fuir, le freeze : se figer, et le fawn : chercher à plaire. Or, on apprend rarement aux femmes à se défendre. On leur apprend surtout à ne pas déranger, à ne pas réagir. Alors elles retiennent tout, jusqu’au moment où les émotions explosent. Et quand elles explosent, on leur dit qu’elles sont “folles”. Pourtant, cette colère est souvent un signe très important en santé mentale. Quand la colère revient, cela signifie parfois qu’une partie de soi recommence enfin à exister. Stéphanie Jary : Beaucoup de femmes finissent par croire qu’elles sont le problème parce qu’on leur répète qu’elles sont trop sensibles, trop anxieuses, trop émotives… alors qu’en réalité, leur cerveau tente simplement de les protéger. Pourquoi certaines réactions comme l’anxiété, l’hypervigilance ou l’évitement sont-elles si souvent incomprises ? Dre Nela Klimcik : Déjà parce que le trauma reste dans le temps. Quand un événement traumatique survient, au début tout le monde comprend la souffrance. Mais si un stress post-traumatique s’installe, les autres continuent leur vie alors que la personne traumatisée reste coincée dans cet événement. Ensuite, nous regardons toujours les autres à travers notre propre vécu. Le fameux : “Moi, à ta place…” Mais personne ne marche dans les chaussures des autres. Une femme ayant subi des violences sexuelles peut développer un évitement de la sexualité parce que le cerveau associe désormais le sexe au danger. Ce n’est pas irrationnel. C’est une réaction de survie. Et enfin, parfois, ça arrange de ne pas comprendre. Comprendre le trauma obligerait à remettre en question la violence elle-même et les systèmes qui la maintiennent. Stéphanie Jary : Quel lien peut-on faire entre le trauma et certains comportements du quotidien comme l’alimentation émotionnelle, l’hypercontrôle, les addictions ou l’épuisement ? Dre Nela Klimcik : Le stress est un état d’action permanent. Le corps tourne à plein régime. Il consomme énormément d’énergie. Donc oui, les femmes vivant dans un état de stress chronique sont épuisées. Et beaucoup de comportements jugés sont en réalité des comportements de survie : manger pour apaiser le stress, prendre des substances, faire des achats compulsifs, développer un hypercontrôle, avoir une maison parfaite, se scarifier, entrer dans l’hypersexualité ou au contraire éviter toute sexualité. Tout cela cherche à retrouver un sentiment de contrôle. Ce sont des réactions normales à des situations profondément anormales. Stéphanie Jary : J’aimerais vraiment que les auditrices entendent cette phrase : ce sont des comportements de survie. Pouvez-vous expliquer ce qu’est la dissociation ? Dre Nela Klimcik : La dissociation est un mécanisme de protection du cerveau. Quand l’amygdale tourne en permanence et que le stress devient insupportable, le cerveau finit par “couper” certaines connexions pour protéger la personne. On peut alors avoir l’impression de se regarder vivre de l’extérieur, comme dans un film. Le monde paraît irréel, flou, étrange. Certaines personnes ont des trous de mémoire. Et j’ai vraiment envie de dire aux femmes qui vivent cela : vous n’êtes pas folles. Votre cerveau tente simplement de vous protéger. Le plus important dans ces moments-là, c’est de revenir au présent grâce à des techniques d’ancrage : utiliser les cinq sens, sentir le sol sous ses pieds, regarder autour de soi, respirer. Stéphanie Jary : Dans votre approche trauma informée, qu’est-ce que cela change concrètement dans l’accompagnement des patientes ? Dre Nela Klimcik : L’approche trauma informée a tout changé dans ma pratique. Pendant longtemps, on a considéré les patients comme des personnes “malades”, “irrationnelles” ou incapables de s’adapter. Mais on n’est pas faits pour s’adapter à la violence. Aujourd’hui, on comprend que beaucoup de symptômes sont des réponses normales à des expériences anormales. Dans cette approche, on ne demande plus : “Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?” Mais : “Qu’est-ce que vous avez vécu ?” Et ça change tout. On ne dénigre plus les mécanismes qui ont permis de survivre. On aide la personne à reprendre du pouvoir sur sa vie. Le patient redevient acteur de ses soins. Stéphanie Jary : Je trouve cela extrêmement puissant parce que cela retire énormément de honte et de culpabilité. Qu’est-ce que les femmes ressentent profondément mais n’arrivent pas toujours à exprimer ? Dre Nela Klimcik : Leurs besoins. Leurs envies. Leurs limites. Les femmes savent souvent très bien ce qu’elles ressentent. Mais on leur apprend que leurs émotions ne sont pas valides. On leur apprend à se taire, à plaire, à se sacrifier. Alors beaucoup finissent par oublier qu’elles ont le droit d’exister pour elles-mêmes. Pourtant, notre cerveau est fait pour nous aider à répondre à nos besoins : manger, aimer, découvrir, vivre, créer, se sentir en sécurité. Quand la violence détourne le cerveau de cela, c’est profondément traumatisant. Stéphanie Jary : Quel message aimeriez-vous transmettre aux femmes qui se reconnaissent aujourd’hui dans ces vécus ? Dre Nela Klimcik : Déjà, vous n’êtes pas folles. Vos réactions ont du sens. Le trauma peut aussi avoir des conséquences physiques : douleurs, fatigue chronique, maladies liées au stress… Et surtout, écoutez votre ressenti. J’aime comparer l’amygdale à un petit chat qui grogne quand quelque chose ne va pas. N’essayez pas de convaincre ce petit chat que tout va bien alors que vous sentez que ce n’est pas le cas. Faites-vous confiance. Vous vous trompez rarement. Et surtout : vous réagissez de manière normale à des choses qui ne sont pas normales. Prenez soin de vous. Stéphanie Jary : Merci beaucoup Docteure pour cet échange et pour votre expertise. Si cet épisode a résonné en vous, j’espère qu’il vous aura permis de mettre des mots sur certaines choses que vous vivez peut-être depuis longtemps, et surtout de comprendre que vos réactions ont du sens. Vous n’êtes pas seules. Vous écoutiez États Dames, le podcast au cœur de votre santé. À très vite pour un prochain épisode. Merci d’avoir écouté cet épisode des Éclairages d’États Dames. Mettre des mots sur le trauma, c’est déjà commencer à sortir du silence et de la culpabilité. Si cet échange vous a touché, n’hésitez pas à le partager autour de vous. Parce qu’aucune femme ne devrait avoir à porter seule ce qu’elle traverse intérieurement. 🎙️ États Dames — Au cœur de votre santé.
- Avant une opération : apaiser l’anxiété et préparer son corps et son esprit
À l’approche d’une opération, il est normal de ressentir du stress, de la peur ou une profonde inquiétude. L’inconnu, les enjeux de santé, la perte de contrôle… tout cela peut peser lourd sur l’esprit et le corps. Cette méditation est un moment de relaxation et de soutien émotionnel. Elle ne remplace pas un avis ou un suivi médical. Dans cet épisode méditation d’États Dames, je vous accompagne avec bienveillance pour préparer cette étape importante. Grâce à la respiration, à la visualisation apaisante et à des mantras de confiance, vous apprendrez à calmer votre système nerveux et à entrer dans l’opération avec un état intérieur plus stable, plus ancré et plus lumineux. L’objectif n’est pas de nier la réalité de l’intervention, mais d’offrir à votre corps un terrain plus calme, plus détendu, plus prêt à accueillir les soins. ✨ Ce que vous trouverez dans cet épisode Un espace de calme pour relâcher les tensions avant l’opération. Une visualisation lumineuse pour vous ancrer dans la sérénité. Des mantras de confiance pour soutenir votre corps et votre esprit. 👂 Laissez-vous guider par ma voix et une musique douce en fond, spécialement choisie pour vous apaiser. Parce qu’une opération est bien plus qu’un acte médical :c’est une collaboration entre le soin reçu et la force intérieure que vous portez déjà en vous. 🌿 Pourquoi méditer avant une opération ? Lorsque l’on sait qu’une intervention approche, on peut ressentir : tension corporelle, pensées envahissantes, boule au ventre, difficultés à respirer profondément, scénarios négatifs qui tournent en boucle. La méditation vous aide à : réduire l’hyperactivation du système nerveux, diminuer la douleur anticipée, abaisser le taux de cortisol (hormone du stress), préparer le corps à mieux réagir aux soins, aborder l’opération avec davantage de confiance et de sécurité intérieure. Elle ne remplace pas la médecine, mais elle accompagne le processus de guérison. 🧘 Extrait de la méditation Voici quelques passages issus de la méditation : « Une opération est une rencontre entre le soin que l’on te prodigue et ta propre capacité à guérir. Ce n’est pas un combat, mais une collaboration. » « Imagine maintenant une lumière douce qui brille au niveau de ton cœur… Cette lumière symbolise ta force intérieure. Elle apaise chaque partie de toi et prépare ton corps à recevoir les soins nécessaires. » « Je fais confiance à mon corps. Je fais confiance à l’équipe qui prend soin de moi. Mon rôle est de me reposer, de laisser mon corps se réparer. » « Pendant l’opération, souviens-toi que tu n’es pas seule, ton corps sait ce qu’il doit faire. » Ces mots ont été choisis pour vous envelopper, vous soutenir et vous rapprocher d’un état de paix intérieure. 🤍 Un moment pour vous, avant cette étape importante Cette méditation est un espace de douceur et de soutien. Elle vous aide à vous recentrer, à rétablir une connexion avec votre force intérieure et à aborder votre opération avec plus de calme. Rappelez-vous : Même dans la vulnérabilité, vous n’êtes jamais seule. 🤍 Si cette méditation t’a apporté un peu de calme, garde-la précieusement. Tu peux y revenir autant de fois que nécessaire, jusqu’au jour J… ou simplement quand le besoin se fait sentir. 🌬️ Prends soin de toi, à ton rythme. Si tu le souhaites : ⭐ Tu peux noter cet épisode pour soutenir le podcast 💬 Laisser un mot doux en commentaire ou partager ton ressenti 📲 Et t’abonner au podcast États Dames – Au cœur de votre santé pour être accompagnée à chaque étape de ton parcours 🤍 Tu n’es pas seule. FAQ — Méditation guidée : Avant une opération | États Dames Pourquoi ai-je créé cette méditation avant une opération ? J’ai créé cette méditation pour accompagner avec douceur toutes les personnes qui traversent l’attente, le stress ou l’angoisse avant une intervention médicale. Je sais à quel point ces moments peuvent être éprouvants émotionnellement, et j’avais envie d’offrir un espace rassurant et apaisant. Cette méditation peut-elle aider à calmer l’anxiété avant une chirurgie ? Oui. À travers la respiration, la relaxation et les visualisations positives, j’ai pensé cette méditation pour aider à relâcher les tensions et retrouver un peu de calme intérieur avant une opération. Quand écouter cette méditation ? Vous pouvez écouter cet épisode : la veille d’une opération, quelques jours avant, juste avant un rendez-vous médical, ou même après une intervention, pendant la récupération. Il n’y a pas de “bon moment” : écoutez-la lorsque vous ressentez le besoin d’être accompagnée. À qui s’adresse cette méditation ? Cette méditation s’adresse à toutes les personnes qui vivent : une opération chirurgicale, une hospitalisation, un soin médical stressant, ou simplement une peur liée au monde médical. Cette méditation remplace-t-elle un suivi médical ? Non. Cette méditation est un accompagnement émotionnel et un moment de bien-être. Elle ne remplace jamais un avis médical ou un suivi professionnel.
- “Je pleurais pour me lever” : le témoignage d’Emma, vivre avec une spondyloarthrite à 20 ans
🟣 Il y a des douleurs que l’on ne voit pas. Des combats qui se mènent en silence, loin des regards. Emma avait 15 ans quand tout a commencé. Une gêne, puis une douleur. Et cette sensation profonde que quelque chose n’allait pas. Personne ne trouvait. Personne ne comprenait. Jusqu’au jour où le diagnostic tombe. Une maladie chronique. Invisible. À vie. ⚠️ Ce témoignage aborde la douleur chronique, l’errance médicale et la détresse psychologique. 💬 “Tu es jeune, tu es censée être en bonne santé… pourtant tu es malade, et ce, jusqu’à la fin de ta vie.” 🧠 Le saviez-vous ? La Spondyloarthrite est une maladie inflammatoire chronique qui touche principalement les articulations et la colonne vertébrale. Elle peut provoquer des douleurs intenses et une grande rigidité Elle est souvent invisible, ce qui rend sa reconnaissance difficile Le diagnostic peut prendre plusieurs années Elle évolue par phases : poussées et rémissions 💔 Les moments clés du témoignage Les premières douleurs à 15 ans L’errance médicale et le manque de reconnaissance Le diagnostic à 20 ans : une claque L’apprentissage des injections seule La solitude face à une maladie invisible Le tri dans les relations L’adaptation constante La résilience et la reconstruction 🗣️ Le témoignage d’Emma Emma se souvient très précisément du début. Elle a 15 ans. Elle est en bonne santé. Elle fait du sport. Puis une gêne apparaît. Elle n’y prête pas vraiment attention. Elle pense à un faux mouvement, un nerf coincé. Mais la gêne devient douleur. Et là, elle le sent : quelque chose ne va pas. Elle consulte. Encore et encore. Kinés, ostéopathes, médecins… Mais personne ne trouve. On minimise. On lui parle d’hydratation, d’étirements. Mais elle, elle sait. Son corps lui parle plus fort que tout le reste. L’errance médicale Pendant des années, Emma cherche une réponse. Elle consulte, insiste, explique. Mais rien. “Je me battais pour un diagnostic que personne ne me donnait.” Jusqu’au jour où elle change de médecin. Pour la première fois, quelqu’un l’écoute vraiment. Le diagnostic Emma a 20 ans. Le mot tombe : spondyloarthrite. Et avec lui, une réalité brutale : elle est malade. et elle le sera toute sa vie. C’est une claque. Elle passe d’un corps sain à un corps qu’elle ne reconnaît plus. Apprendre à vivre avec Les traitements classiques ne fonctionnent pas. On lui propose une biothérapie. Elle devra s’injecter seule son traitement. “Mon cerveau a bugé. Je n’étais pas prête.” Le geste est difficile. Physiquement, mais surtout psychologiquement. Le quotidien avec la maladie Vivre avec une maladie chronique, c’est vivre dans l’incertitude. Un jour, tout va bien. Le lendemain, se lever devient impossible. “Je pouvais mettre une heure à me lever… en pleurant de douleur.” Son corps se bloque. Se rigidifie. La douleur est constante, imprévisible. Une maladie invisible Le plus dur, ce n’est pas toujours la douleur. C’est le regard des autres. Parce qu’on ne voit rien. Alors certains ne comprennent pas. Doutent. Minimisent. Emma perd des relations. “Ma maladie a fait un tri autour de moi.” S’adapter, toujours Elle apprend à : demander de l’aide accepter ses limites ralentir écouter son corps Une nouvelle vie s’impose. Voyager malgré tout Malgré la maladie, Emma refuse d’abandonner ses rêves. Elle voyage. Mexique. Thaïlande. Elle adapte tout : ses traitements ses itinéraires ses projets Mais elle vit. “Voyager, c’est la liberté.” Et dans ces moments-là, la douleur disparaît presque. Une transformation profonde La maladie a changé Emma. Elle s’écoute davantage. Elle pose des limites. Elle choisit ses relations. “Je me rapproche de la version de moi que je suis vraiment.” Résilience Elle se fait tatouer ce mot : Résilience Un rappel. Une force. Une preuve qu’elle est capable. Son message À celle qu’elle était à 15 ans : “Tu as raison de t’écouter.” À celles qui vivent la même chose : “Continue. Ne lâche pas. Trouve les bonnes personnes.” 🤝 Ressources & soutien Associations de patients atteints de maladies rhumatismales Forums de soutien pour maladies chroniques Professionnels spécialisés (rhumatologues) FAQ – Spondyloarthrite : comprendre la douleur chronique et le quotidien invisible Qu’est-ce que la spondyloarthrite ? La spondyloarthrite est une maladie inflammatoire chronique qui touche principalement les articulations et la colonne vertébrale. Elle provoque des douleurs, de la fatigue et des périodes de poussées inflammatoires. Quels sont les symptômes de la spondyloarthrite ? Les symptômes les plus fréquents sont : douleurs articulaires et dorsales, raideurs au réveil, fatigue chronique, inflammations, difficultés à bouger ou à rester longtemps dans certaines positions. Pourquoi la fatigue est-elle si importante avec la spondyloarthrite ? L’inflammation permanente épuise le corps. Même sans effort physique visible, la maladie peut provoquer une fatigue intense et invisible. La spondyloarthrite est-elle une maladie invisible ? Oui. Beaucoup de personnes paraissent “en bonne santé” extérieurement alors qu’elles vivent avec des douleurs quotidiennes importantes. Peut-on voyager avec une maladie chronique douloureuse ? Oui, mais cela demande souvent beaucoup d’organisation : anticiper la fatigue, gérer les douleurs pendant les trajets, adapter les activités, prévoir les traitements et les temps de repos. Pourquoi voyager peut-il devenir un défi avec la douleur chronique ? Les longs trajets, le manque de sommeil, le stress ou la position assise prolongée peuvent accentuer les douleurs et provoquer des poussées inflammatoires. Comment la maladie impacte-t-elle la vie quotidienne ? La douleur chronique peut affecter : le travail, la vie sociale, les projets personnels, le sommeil, et parfois la santé mentale. Existe-t-il des traitements pour la spondyloarthrite ? Oui. Les traitements peuvent inclure : anti-inflammatoires, biothérapies, kinésithérapie, activité physique adaptée, suivi médical régulier. Pourquoi certaines personnes malades culpabilisent-elles ? Parce que la maladie est souvent minimisée. Beaucoup entendent : « Tu es trop jeune pour avoir mal » « Mais tu as l’air en forme » « C’est sûrement le stress » Ce manque de compréhension peut être très difficile à vivre. Comment garder des projets malgré la maladie ? Certaines personnes choisissent d’adapter leur rythme plutôt que d’abandonner leurs envies. Voyager, créer, travailler ou sortir restent possibles, même si cela demande davantage d’énergie et d’organisation. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ? Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- “Quand mes reins se sont arrêtés, ma vie aussi” : le témoignage de Maggiolina, vivre avec une insuffisance rénale
Quand la maladie surgit, elle ne prévient pas. Elle s’impose. Elle bouscule. Elle transforme. Maggiolina menait une vie simple, rythmée par le quotidien, les enfants, les habitudes. Jusqu’à cette fatigue. Diffuse. Persistante. Inexplicable. Puis un jour, tout bascule. ⚠️ Trigger Warning Ce témoignage aborde la maladie chronique, la dialyse et la détresse émotionnelle. 💬 Citation marquante “Quand on m’a annoncé que mes reins ne fonctionnaient plus, le monde s’est arrêté.” 🧠 Le saviez-vous ? L’Insuffisance rénale correspond à une perte progressive ou brutale de la fonction des reins. Les reins ne filtrent plus correctement le sang Des traitements comme la dialyse deviennent nécessaires La maladie peut profondément impacter le quotidien et l’autonomie Elle est souvent associée à une grande fatigue et des contraintes lourdes 💔 Les moments clés du témoignage La fatigue inexpliquée Le diagnostic brutal L’annonce de la dialyse La perte de liberté L’adaptation au quotidien médical L’impact sur le couple La solitude face à une maladie invisible L’importance du soutien La redécouverte de la vie autrement 🗣️ Le témoignage de Maggiolina Quand tout bascule Au départ, rien d’alarmant. Une fatigue. Comme tout le monde. On met ça sur le compte du quotidien. Du rythme. Des enfants. Puis un jour, le diagnostic tombe. insuffisance rénale Et tout s’arrête. L’annonce Maggiolina se souvient de cet instant figé. Les mots résonnent, mais ne prennent pas encore sens. “Insuffisance rénale. Dialyse.” Des mots lourds. Violents. Et cette question immédiate : pourquoi moi ? Dépendre d’une machine pour vivre Très vite, la réalité s’impose. Elle devra faire des dialyses. Dépendre d’une machine pour vivre. “J’avais l’impression qu’on m’enlevait une partie de ma liberté.” La première séance est un choc. Le bruit des machines. Les tuyaux. Le corps connecté. Tout semble irréel. Une vulnérabilité immense Elle se sent : fragile dépendante perdue Avec mille questions en tête. “Est-ce que ma vie sera toujours comme ça ?” Apprendre à vivre autrement Petit à petit, quelque chose change. On s’adapte. Parce qu’on n’a pas le choix. Mais aussi parce qu’il y a une vie à continuer. Des enfants. Des responsabilités. Des raisons d’avancer. Une nouvelle façon de voir la vie La maladie transforme tout. Maggiolina apprend à : aller à l’essentiel ralentir apprécier les petits moments “Un rayon de soleil, un café, un sourire… ça devient précieux.” L’importance d’être accompagnée Elle se fait accompagner par une psychologue. Un espace pour déposer : ses peurs ses colères ses doutes “Ne pas rester seule avec tout ça a été essentiel.” Le couple mis à l’épreuve La maladie impacte tout. Le rythme. L’énergie. Les projets. Parfois, elle crée de la distance. Mais parfois aussi, elle renforce les liens. “Il faut beaucoup de communication, de patience et de soutien.” Une solitude difficile à expliquer Même entourée, Maggiolina se sent seule. Parce que la maladie est invisible. Parce que les autres ne peuvent pas comprendre pleinement. “Ce combat est intime. Personnel.” Entre espoir et peur Chaque jour est une oscillation. Entre : l’espoir l’incertitude l’angoisse Elle attend une greffe. Et vit dans cet entre-deux. La gratitude malgré tout Malgré tout, elle trouve de la lumière. Dans les soignants. Dans leur bienveillance. Dans leur présence. “Ils rendent ce combat moins solitaire.” Ce que la maladie lui a appris Aujourd’hui, Maggiolina regarde la vie autrement. Avec : plus de patience plus de gratitude plus de douceur “La vie, ce sont les petits moments.” Son message À celles qui vivent la même chose : “Tu n’es pas seule.” “Accorde-toi de la douceur.” “Fais-toi accompagner.” Et surtout : garder de l’espoir. Même dans les jours les plus difficiles. 🤝 Ressources & soutien Associations pour les personnes atteintes de maladies rénales Accompagnement psychologique Centres de dialyse et équipes spécialisées FAQ – Insuffisance rénale : comprendre la maladie et le quotidien des patients Qu’est-ce que l’insuffisance rénale ? L’insuffisance rénale est une maladie où les reins ne parviennent plus à filtrer correctement les déchets et l’eau présents dans le sang. Quels sont les symptômes de l’insuffisance rénale ? Les symptômes peuvent évoluer progressivement : fatigue intense, essoufflement, nausées, gonflements, troubles du sommeil, douleurs, difficultés de concentration. Pourquoi la fatigue est-elle si présente dans l’insuffisance rénale ? Lorsque les reins fonctionnent moins bien, le corps s’épuise davantage. Les traitements, les carences ou les dialyses peuvent aussi accentuer cette fatigue chronique. Qu’est-ce que la dialyse ? La dialyse est un traitement permettant de remplacer partiellement le travail des reins en filtrant le sang artificiellement. Peut-on vivre normalement avec une insuffisance rénale ? Le quotidien est souvent bouleversé par : les rendez-vous médicaux, la fatigue, les contraintes alimentaires, les traitements, ou l’attente d’une greffe. Mais beaucoup de patients continuent à avancer malgré la maladie. Pourquoi l’attente d’une greffe peut-elle être psychologiquement difficile ? L’attente est souvent marquée par : l’incertitude, l’angoisse, l’espoir, la peur de l’avenir, et parfois la sensation de vivre “entre parenthèses”. Une greffe rénale guérit-elle complètement ? Une greffe peut améliorer considérablement la qualité de vie, mais elle nécessite un suivi médical à vie et des traitements anti-rejet. L’insuffisance rénale est-elle une maladie invisible ? Oui. Beaucoup de personnes malades paraissent “en forme” extérieurement alors qu’elles vivent un épuisement physique et émotionnel important. Quels impacts psychologiques peut avoir l’insuffisance rénale ? La maladie peut entraîner : anxiété, isolement, perte de liberté, dépression, ou peur permanente liée à la santé et à l’avenir. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ? Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- “J’ai perdu ma sœur, puis ma mère… et j’ai affronté mon cancer” : le témoignage d’Anne-Laure, porteuse du gène BRCA1
Il y a des histoires où la maladie ne surgit pas. Elle est déjà là. En toile de fond. Silencieuse. Anne-Laure a grandi avec le cancer autour d’elle. Une mère touchée. Puis une sœur. Mais rien ne prépare vraiment au moment où tout devient personnel. Intime. Irréversible. ⚠️ Trigger Warning Ce témoignage aborde le cancer, le deuil et des traitements lourds (chimiothérapie). 💬 Citation marquante “Peu de gens peuvent comprendre la violence de perdre sa maman pendant une chimiothérapie.” 🧠 Le saviez-vous ? Le gène BRCA1 est une mutation génétique qui augmente fortement le risque de développer certains cancers, notamment : le cancer du sein le cancer des ovaires En France : environ 2 femmes sur 1000 sont porteuses un suivi médical renforcé est recommandé des chirurgies préventives peuvent être proposées 💔 Les moments clés du témoignage Une enfance marquée par la maladie La perte brutale de sa sœur L’annonce du gène BRCA1 Les décisions préventives lourdes Le diagnostic du cancer du sein Les traitements intensifs La perte de sa mère pendant la chimiothérapie Le deuil et le post-cancer La résilience et l’amour comme moteur 🗣️ Le témoignage d’Anne-Laure Une histoire marquée par la maladie Chez Anne-Laure, la maladie n’est pas arrivée par surprise. Elle a toujours été là. Sa mère a eu deux cancers. Et elle s’en est sortie. Alors elle grandit avec cette idée : le cancer est grave… mais on peut guérir. Le premier choc En janvier 2015, tout bascule. Sa sœur tombe malade. Un cancer. Un mois plus tard, elle décède. Elle avait 36 ans. “Je me souviens de la colère, de l’injustice, du choc.” Chercher des réponses Après sa disparition, une évidence : comprendre. Sa mère fait un test génétique. Elle est porteuse. Anne-Laure le fait à son tour. Le verdict tombe : BRCA1 Vivre avec le risque Très vite, tout s’organise : surveillance médicale renforcée examens réguliers discussions sur des opérations préventives Elle doit penser à tout : sa santé sa fertilité sa vie de femme sa famille Les choix difficiles Une ovariectomie est envisagée. Puis une double mastectomie. Des décisions lourdes. Qui demandent du temps. Elle réfléchit. Elle construit son projet. Le jour où tout bascule (encore) À 40 ans, lors d’un contrôle : une masse. La radiologue parle. Probablement cancéreuse. “Je pleure. Et j’appelle mon compagnon.” Le diagnostic La biopsie confirme : cancer du sein triple négatif. Agressif. Mais détecté tôt. Pas de métastases. Un protocole lourd Le traitement est intense : opération chimiothérapie radiothérapie mastectomie Elle s’effondre. “Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi lourd.” Se préparer à la guerre Elle décide de se battre. Elle se prépare : mentalement physiquement Elle coupe ses cheveux. Elle s’informe. Elle se renforce. “Je me suis préparée comme un soldat.” Le corps qui change Les traitements commencent. La fatigue est extrême. Les cheveux tombent. Le corps change. Mais elle tient. L’épreuve de trop Et puis la vie frappe encore. Sa mère tombe gravement malade. Anne-Laure enchaîne les allers-retours entre deux hôpitaux. Le sien. Et celui de sa mère. La perte Sa mère est transférée en soins palliatifs. La fin est proche. Elle reste auprès d’elle. Puis un jour, elle meurt. Et le lendemain : Anne-Laure retourne faire sa chimiothérapie. “Le chemin est encore long.” Le post-cancer Aujourd’hui, elle est dans l’après. Une période complexe. Entre : deuil fatigue reconstruction “Je n’ai pas encore vraiment réalisé tout ce qu’il s’est passé.” La résilience Mais une chose ne la quitte pas : la résilience. Elle est là depuis toujours. C’est elle qui la fait avancer. L’amour comme pilier Elle n’est pas seule. Son compagnon est présent. Ses enfants. Ses amis. “Ils m’ont portée à chaque instant.” Vivre, malgré tout Malgré tout ce qu’elle traverse : elle continue de vivre. elle rit elle pleure elle danse elle regarde les fleurs “Je veux vivre, pas survivre.” 🤝 Ressources & soutien Consultations d’oncogénétique Accompagnement psychologique Associations de soutien pour le cancer du sein Groupes de parole FAQ – Gène BRCA1 : comprendre le risque de cancer du sein héréditaire Qu’est-ce que le gène BRCA1 ? Le gène BRCA1 est un gène impliqué dans la réparation de l’ADN. Lorsqu’il présente une mutation, le risque de développer certains cancers, notamment le cancer du sein et de l’ovaire, augmente fortement. Le gène BRCA1 est-il héréditaire ? Oui. Une mutation BRCA1 peut être transmise de génération en génération, aussi bien par la mère que par le père. Quels cancers sont liés au gène BRCA1 ? Les mutations BRCA1 augmentent principalement le risque : de cancer du sein, de cancer de l’ovaire, et parfois d’autres cancers selon les antécédents familiaux. Comment savoir si l’on est porteuse du gène BRCA1 ? Un test génétique peut être proposé lorsqu’il existe : plusieurs cas de cancers dans la famille, des cancers précoces, ou des antécédents spécifiques de cancer du sein ou de l’ovaire. Être porteuse du gène BRCA1 signifie-t-il qu’on aura forcément un cancer ? Non. Cela augmente le risque, mais ne garantit pas qu’un cancer apparaîtra. Chaque parcours est différent. Pourquoi cette annonce peut-elle être psychologiquement difficile ? Découvrir une mutation BRCA1 peut provoquer : de l’anxiété, la peur de la maladie, la peur pour ses enfants ou ses proches, ou encore un sentiment d’injustice lié à l’hérédité. Quelles surveillances médicales existent pour les personnes porteuses du gène BRCA1 ? Un suivi renforcé peut être proposé : IRM mammaires, mammographies régulières, échographies, consultations spécialisées, afin de détecter précocement d’éventuelles anomalies. Certaines femmes choisissent-elles une chirurgie préventive ? Oui. Certaines personnes porteuses du gène BRCA1 choisissent des chirurgies prophylactiques, comme une mastectomie préventive ou une ablation des ovaires, afin de réduire les risques de cancer. Comment vivre avec la peur de transmettre le gène à ses enfants ? Cette question est souvent très douloureuse émotionnellement. Beaucoup de femmes évoquent une culpabilité ou une peur constante pour leurs proches, même si elles ne sont responsables de rien. Pourquoi parle-t-on d’un cancer “qui traverse les générations” ? Parce que certaines familles voient plusieurs femmes touchées au fil des générations, ce qui peut créer un poids émotionnel et une mémoire familiale très forte autour de la maladie. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ? Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- “J’ai cru que c’était moi le problème” : 32 ans d’errance avec la maladie de Lyme, le témoignage de Marie
Il y a des douleurs qui ne se voient pas. Des douleurs qui s’installent doucement… jusqu’à devenir normales. Marie a grandi comme ça. Avec un corps qui faisait mal. Sans comprendre pourquoi. Et surtout… sans être entendue. ⚠️ Trigger Warning Ce témoignage aborde la douleur chronique, l’errance médicale, la détresse psychologique et des idées noires. 💬 Citation marquante “J’ai fini par croire que c’était moi… que j’étais compliquée.” 🧠 Le saviez-vous ? La Maladie de Lyme est une infection transmise par les tiques. Elle peut provoquer des symptômes très variés (fatigue, douleurs, troubles neurologiques…) Elle est parfois difficile à diagnostiquer Certaines formes peuvent évoluer sur des années De nombreuses personnes vivent une errance médicale prolongée 💔 Les moments clés du témoignage Les premières douleurs dès l’enfance Des années sans réponse ni diagnostic Le sentiment de ne pas être crue La dégradation brutale de l’état de santé L’isolement et la culpabilité Les erreurs de diagnostic Les idées noires La perte de soi Enfin… être entendue Retrouver un espoir 🗣️ Le témoignage de Marie Une douleur qui commence trop tôt Marie a 10 ans. Des crampes violentes dans les jambes. La nuit. Au point de pleurer. On lui dit que c’est la croissance. Alors elle accepte. Elle s’adapte. Grandir avec la douleur Les années passent. Mais la douleur reste. insomnies fatigue constante troubles digestifs hypersensibilité Et toujours cette même réponse : “C’est normal.” Le doute s’installe À force de ne pas être entendue… Marie finit par y croire. “Je pensais que c’était moi. Que j’étais compliquée.” Une vie en mode survie Elle continue malgré tout. Elle avance. Elle tient. Mais son corps fatigue. Et elle tire sur la corde. Encore. Et encore. Le point de rupture À 34 ans, tout s’effondre. Une piqûre de tique. Puis une dégradation brutale. Elle ne peut plus travailler. Plus vivre normalement. “Je suis devenue l’ombre de moi-même.” L’errance médicale Les consultations s’enchaînent. neurologues spécialistes thérapeutes On parle de : dépression fibromyalgie sclérose en plaques Mais jamais de réponse claire. Ne pas être crue Le pire, ce n’est pas la douleur. C’est de ne pas être entendue. Même ses proches doutent. “Je me sentais seule. Incomprise.” La descente Marie s’effondre. Physiquement. Mentalement. Elle ne dort plus. Elle ne vit plus. Elle survit. Les idées noires À un moment, la douleur devient insupportable. “Je me suis demandé si ça valait encore le coup de vivre.” Mais quelque chose reste. Une envie. L’envie de vivre Malgré tout. Malgré la souffrance. Marie veut vivre. Le déclic Un jour, enfin. Quelqu’un écoute. Un spécialiste. Quelqu’un qui comprend. Qui explique. Qui met des mots. “Pour la première fois… on m’a entendue.” Le diagnostic Maladie de Lyme. Après des années. Après une vie. Entre colère et soulagement Le soulagement est immense. Mais la colère aussi. des années perdues des traitements inutiles de l’argent dépensé de la souffrance évitable Un nouveau combat Aujourd’hui, Marie commence un protocole. Long. Difficile. Mais avec une chose nouvelle : l’espoir. Se reconstruire Elle change de regard. Sur elle. Sur son corps. “Je ne me bats plus contre moi… je me bats avec moi.” Retrouver des fragments de vie Parfois, elle redevient elle-même. Un instant. Un rire. Une danse. Ces moments deviennent précieux. Son message À celles qui vivent la même chose : “Si tu sens que quelque chose ne va pas, c’est qu’il y a quelque chose.” “Fais-toi confiance.” “Ne lâche pas.” 🤝 Ressources & soutien Associations autour de la maladie de Lyme Groupes de soutien entre patients Médecins spécialisés Accompagnement psychologique FAQ – Maladie de Lyme : comprendre l’errance médicale et les symptômes invisibles Qu’est-ce que la maladie de Lyme ? La maladie de Lyme est une infection bactérienne transmise principalement par les tiques. Elle peut provoquer des symptômes très variés : douleurs articulaires, fatigue chronique, troubles neurologiques, difficultés cognitives ou encore douleurs diffuses. Quels sont les symptômes les plus fréquents de la maladie de Lyme ? Les symptômes peuvent être différents d’une personne à l’autre, mais on retrouve souvent : une fatigue extrême, des douleurs musculaires et articulaires, des troubles neurologiques, des maux de tête, des troubles de la mémoire ou de la concentration, des sensations de malaise inexpliquées. Pourquoi parle-t-on souvent d’errance médicale avec la maladie de Lyme ? De nombreuses personnes vivent des années sans diagnostic précis. Les symptômes étant invisibles et parfois fluctuants, ils peuvent être minimisés ou attribués à d’autres causes, ce qui retarde la prise en charge. Pourquoi la maladie de Lyme est-elle parfois difficile à diagnostiquer ? Les symptômes ressemblent à ceux d’autres pathologies chroniques ou troubles invisibles. Certaines analyses peuvent également être controversées ou difficiles à interpréter, ce qui complique le diagnostic. Peut-on vivre normalement avec une maladie invisible ? La maladie invisible impacte profondément le quotidien, même lorsque cela ne se voit pas physiquement. Fatigue, douleurs et incompréhension peuvent affecter la vie sociale, professionnelle et émotionnelle. Quel impact psychologique peut avoir l’errance médicale ? Ne pas être entendue ou crue peut entraîner : un épuisement mental, de l’anxiété, une perte de confiance envers le corps médical, un sentiment de solitude, ou encore un doute constant envers soi-même. Pourquoi certaines femmes finissent-elles par penser que “c’est dans leur tête” ? Lorsque les symptômes sont minimisés pendant des années, le doute s’installe. Beaucoup de femmes racontent avoir fini par remettre en question leur propre ressenti face au manque de réponses médicales. Comment soutenir une personne atteinte d’une maladie invisible ? Le plus important est d’écouter sans minimiser. Éviter les phrases comme : « Mais tu as l’air en forme » « C’est sûrement le stress » « Tu devrais penser à autre chose » Être cru peut déjà soulager énormément. Existe-t-il des traitements pour la maladie de Lyme ? La prise en charge dépend du stade de la maladie et des symptômes présents. Certaines personnes nécessitent un suivi médical sur le long terme afin de soulager les douleurs et améliorer leur qualité de vie. 💌 Vous souhaitez témoigner dans États Dames ? Vous avez traversé un parcours de santé physique ou mentale ? Une errance médicale, une maladie invisible, un trouble psychique, un burn-out, un diagnostic tardif ou un combat silencieux ? Dans États Dames, les femmes viennent partager les émotions vécues tout au long de leurs parcours de santé : les peurs, les doutes, les combats invisibles, mais aussi la résilience, l’espoir et la reconstruction. Votre histoire mérite d’être entendue. États Dames donne la parole aux femmes, avec authenticité, douceur et sans jugement. 📩 Vous pouvez écrire à : etatsdamespodcast@gmail.com 🤝 Professionnels de santé & accompagnement au bien-être Vous êtes professionnel(le) de santé, thérapeute ou exercez une pratique permettant l’accompagnement au bien-être physique, émotionnel ou mental ? Si vous souhaitez apporter votre expertise, sensibiliser autour d’un sujet ou participer à un épisode du podcast États Dames autour des émotions vécues dans les parcours de santé, vous pouvez également me contacter par mail. 💬 Un mot sur l’épisode Si cet épisode vous a touchée, aidée ou fait écho à votre propre vécu, n’hésitez pas à laisser un petit mot en commentaire. Vos ressentis, vos émotions et vos témoignages peuvent aussi aider d’autres femmes à se sentir moins seules. ⭐ Vous pouvez également noter l’épisode avec des étoiles sur le site pour soutenir le podcast États Dames et aider d’autres femmes à découvrir ces témoignages.
- Au cœur des violences conjugales : comprendre l’emprise et ses mécanismes invisibles
Souvent, la violence conjugale ne commence pas par un coup. Elle s’installe doucement.Presque silencieusement. Par des mots, des remarques, des regards… Puis quelque chose bascule. Le doute s’installe. La confiance en soi s’effondre. Et la réalité devient floue. Dans cet épisode d’États Dames, je reçois Amanda Forissier, thérapeute spécialisée en thérapie cognitive et comportementale. Ensemble, nous mettons des mots sur ces mécanismes invisibles qui peuvent conduire une femme à rester dans une relation violente. Un échange profond, nécessaire. Pour comprendre, sans juger. ⚠️ Trigger warning Cet épisode aborde des sujets sensibles : violences psychologiques et physiques, emprise, anxiété, dépression, perte d’estime de soi. 💡 Le saviez-vous ? La violence dans une relation peut être progressive et difficile à identifier. De nombreuses femmes consultent initialement pour : un épuisement une anxiété généralisée une dépression Sans toujours faire le lien avec une situation de violence. Comme l’explique Amanda Forissier, il s’agit souvent d’une “pandémie silencieuse”, qui se cache derrière des symptômes psychiques et physiques. 💬 Citation marquante de l’épisode “Souvent, la violence ne commence pas par un coup.Elle commence là où tu commences à douter de toi.” Amanda Forissier, Thérapeute en TCC 🔑 Les moments clés de l’épisode 1. Une violence qui s’installe progressivement La relation débute souvent par une phase de séduction.L’autre semble idéal, présent, attentionné. Puis apparaissent les premières microviolences : remarques sur la tenue critiques déguisées malaise face aux proches C’est ce qu’on appelle la technique du “pied dans la porte” : on accepte une concession, puis une autre…jusqu’à ne plus reconnaître ce qui est normal. 2. Le gaslighting : quand la réalité se brouille “Tu es trop sensible.”“Tu inventes.” Ces phrases peuvent sembler anodines. Mais répétées, elles installent un doute profond. 👉 La victime finit par douter d’elle-même plutôt que de remettre en question l’autre. C’est le mécanisme du gaslighting. 3. Le mécanisme de l’emprise Petit à petit : la confiance en soi diminue la culpabilité s’installe la perception de la réalité se déforme La personne s’adapte, se justifie, se remet en question. 👉 Ce n’est pas un choix. 👉 C’est un mécanisme psychologique puissant. 4. Pourquoi partir est si difficile Contrairement aux idées reçues, rester n’est pas un signe de faiblesse. Plusieurs facteurs entrent en jeu : l’attachement traumatique le renforcement intermittent (alternance violence / moments d’amour) la peur l’isolement l’épuisement 👉 Partir demande une énergie que la violence a souvent déjà consumée. 5. Les signes d’alerte Certains signaux peuvent alerter : isolement progressif contrôle (téléphone, finances, déplacements) peur constante sentiment de marcher sur des œufs perte de joie perte d’identité 👉 On ne se reconnaît plus. 👉 On devient l’ombre de soi-même. 6. Les conséquences sur la santé mentale et le corps Les violences ont des impacts profonds : anxiété dépression stress post-traumatique troubles du sommeil douleurs chroniques dépersonnalisation 👉 Le corps parle, même quand les mots ne sont plus là. 7. Le rôle de l’histoire personnelle Certaines expériences passées peuvent fragiliser : manque d’affection schémas de sacrifice de soi croyances liées à l’amour 👉 Mais il est essentiel de le rappeler : Vulnérable ne signifie jamais responsable. 8. Se reconstruire La reconstruction se fait en plusieurs étapes : Se mettre en sécurité Comprendre les mécanismes Reconstruire l’estime de soi 👉 Mettre des mots permet de sortir de la confusion. 9. Une force invisible Contrairement aux idées reçues, ces femmes ne sont pas faibles. 👉 Elles sont des athlètes de la survie Elles ont appris à : anticiper s’adapter survivre Le travail consiste ensuite à rediriger cette force vers elles-mêmes. 🧠 Transcription de l’épisode Malheureusement, les violences sont une thématique presque omniprésente.Souvent, les patientes ne consultent pas directement pour des violences, mais pour un épuisement, une anxiété généralisée ou une dépression. Et c’est en prenant le temps de dérouler leur histoire que l’on découvre une réalité faite de contrôles, de dévalorisations, et d’emprise. C’est ce que l’on peut appeler une véritable pandémie silencieuse, qui se cache derrière de nombreux motifs de consultation. La violence ne commence jamais par un coup. Elle débute par une phase de séduction, où l’autre apparaît comme l’homme idéal. Puis, progressivement, s’installent les premières microviolences :une remarque sur une tenue, une attitude désapprobatrice, un malaise quand on voit ses proches. C’est ce qu’on appelle la technique du “pied dans la porte” : on accepte une petite concession, puis une autre…et sans s’en rendre compte, notre seuil de tolérance se déplace. Ces mécanismes sont difficiles à identifier, car ils viennent altérer la perception de la réalité. C’est le phénomène de gaslighting : le partenaire peut dire“Tu es trop sensible”ou encore“Je n’ai jamais dit ça, tu inventes”. Petit à petit, la victime en vient à douter de son propre jugement, plutôt que de remettre en question l’autre. Il y a souvent une phase de sidération, suivie d’un effondrement.Lorsque le voile se lève, la femme réalise que l’image qu’elle avait de son couple et d’elle-même était une illusion. Et à ce moment-là, une peur immense peut apparaître :si tout cela est vrai, alors toute sa vie est en danger. En thérapie cognitive et comportementale, on parle de schémas précoces inadaptés. Certaines femmes, en raison de leur histoire, ont intégré des croyances profondes :qu’il faut mériter l’amour,ou que l’amour est associé à la souffrance. Cela peut les rendre plus vulnérables face à des personnes qui exploitent ces failles. Mais il est essentiel de le rappeler : 👉 vulnérable ne signifie jamais responsable. L’estime de soi joue un rôle fondamental.Elle agit comme un véritable système immunitaire psychologique. Quand elle est fragilisée, on peut en venir à accepter des comportements que l’on n’accepterait jamais pour quelqu’un d’autre. Et le partenaire violent agit précisément pour détruire cette estime, afin de maintenir son emprise. L’emprise repose aussi sur un mécanisme très puissant :le renforcement intermittent. Le partenaire alterne entre des moments de violence et des moments d’amour intense. Ce contraste crée une forme d’addiction. La victime devient alors attachée aux moments de calme, ce qui renforce le lien traumatique. Certaines phrases reviennent fréquemment : “Sans moi tu n’es rien” “Qui voudrait de toi ?” “Tu es folle” Ces mots s’installent progressivement et finissent par devenir une voix intérieure. La culpabilité est un mécanisme de défense. Penser “c’est ma faute” donne l’illusion de pouvoir reprendre le contrôle en changeant son comportement. C’est souvent moins effrayant que d’accepter que l’autre est dangereux et imprévisible. La honte, elle, enferme dans le silence et isole. S’ajoutent à cela : la peur la confusion la dissonance cognitive (le fait de concilier l’image de l’homme aimé avec celle de l’homme violent) Et surtout, un épuisement profond. Partir demande une énergie que la violence a justement consommée. Certains signes peuvent alerter : 👉 l’isolement 👉 le contrôle 👉 le fait de marcher sur des œufs 👉 la perte de joie On ne se reconnaît plus. On devient une version altérée de soi-même. Les conséquences peuvent être lourdes :stress post-traumatique, troubles du sommeil, douleurs chroniques… Le corps parle. Et souvent, une sensation de dépersonnalisation apparaît : comme si la personne était vidée d’elle-même. Le déclic peut venir de différentes choses :un événement violent de trop,un mot d’un enfant, ou parfois simplement un regard extérieur bienveillant. C’est le moment où la survie de la personne redevient plus importante que celle du couple. Le travail thérapeutique se fait en plusieurs étapes : Se mettre en sécurité Comprendre les mécanismes Reconstruire l’estime de soi Ces femmes ne sont pas faibles.Au contraire. Elles ont développé des capacités d’adaptation et de survie extraordinaires. 👉 Ce sont des athlètes de la survie. Le travail consiste ensuite à rediriger cette force vers leur liberté. Ce que vous vivez n’est pas votre faute.La honte doit changer de camp. 👉 Vous n’êtes pas seule. 👉 Et il existe un chemin pour retrouver la lumière. Même si aujourd’hui tout semble sombre,le premier pas est de briser le silence… même à voix basse. 🤝 Ressources utiles et soutien Si vous êtes concernée ou si vous avez besoin d’aide : 📞 3919 – Violences Femmes Info(appel gratuit, anonyme, 24h/24) 🚨 Urgence : 17 ou 112 💬 Chat anonyme :https://arretonslesviolences.gouv.fr 📍 Plateforme officielle :https://arretonslesviolences.gouv.fr 🤝 Fédération Nationale Solidarité Femmes 🧠 France Victimes – 116 006 🎙️ À propos de l’épisode Vous pouvez également retrouver Amanda Forissier sur le site, dans la rubrique “Conseils & Experts”. Cet épisode est une invitation à comprendre.À mettre des mots sur l’invisible. Sans jugement. Et surtout, à rappeler une chose essentielle : 👉 Ce que vous vivez n’est pas normal 👉 Et vous n’êtes pas seule FAQ – Violences faites aux femmes : comprendre l’emprise psychologique et les mécanismes invisibles Qu’est-ce qu’une violence psychologique dans le couple ? La violence psychologique regroupe les humiliations, le contrôle, les critiques permanentes, la manipulation, les menaces ou encore le gaslighting. Elle peut détruire progressivement l’estime de soi sans laisser de traces visibles. Pourquoi est-il si difficile de reconnaître une relation toxique ? Les violences s’installent souvent progressivement. Elles commencent rarement par des coups mais par des microviolences : remarques, jalousie, contrôle ou culpabilisation. Le seuil de tolérance se déplace petit à petit. Qu’est-ce que le gaslighting ? Le gaslighting est une forme de manipulation psychologique où la victime finit par douter de sa propre perception de la réalité. Le partenaire peut dire : « Tu imagines des choses » « Tu es trop sensible » « Je n’ai jamais dit ça » Ce mécanisme fragilise profondément la confiance en soi. Existe-t-il un “terrain propice” à l’acceptation de l’inacceptable ? Certaines blessures émotionnelles, traumatismes ou schémas éducatifs peuvent rendre plus vulnérable à l’emprise. Mais cela ne signifie jamais que la victime est responsable des violences subies. Pourquoi certaines femmes restent-elles malgré les violences ? L’emprise psychologique fonctionne souvent comme une addiction émotionnelle, avec une alternance entre violence et moments d’affection ou de “lune de miel”. Cela crée un lien traumatique très puissant. Quels sont les signes d’une relation sous emprise ? Certains signaux doivent alerter : isolement progressif, contrôle du téléphone ou des dépenses, peur permanente de déclencher une dispute, perte de confiance en soi, sensation de marcher sur des œufs, perte de joie et épuisement émotionnel. Les violences psychologiques peuvent-elles avoir des conséquences physiques ? Oui. Le corps peut exprimer la souffrance psychique à travers : troubles du sommeil, fatigue chronique, douleurs physiques, anxiété, stress post-traumatique, dissociation ou dépersonnalisation. Pourquoi les victimes culpabilisent-elles souvent ? La culpabilité permet parfois de garder l’illusion d’un contrôle : « Si je fais mieux, il changera. » C’est un mécanisme fréquent dans les violences conjugales. Qu’est-ce qui déclenche souvent la prise de conscience ? Il peut s’agir : d’un acte de violence de trop, d’une menace, d’un regard extérieur bienveillant, d’un mot d’un enfant, ou d’un moment où la survie personnelle devient prioritaire. Comment se reconstruire après des violences ? La reconstruction passe souvent par plusieurs étapes : se mettre en sécurité, comprendre les mécanismes de l’emprise, reconstruire l’estime de soi, retrouver sa liberté émotionnelle. Pourquoi cet épisode d’États Dames est-il important ? Parce qu’il met des mots sur des violences parfois invisibles et aide à comprendre les mécanismes psychologiques de l’emprise, de la culpabilité et du silence autour des violences faites aux femmes.











